"Il faut manger des légumes, on n'a jamais vu de légumes avec la fièvre."
HISTOIRE DE V 11
PROLOGUE. La V 11, je l'avais en tête depuis un moment. En fait, c'était une question de transition. Victime d'une incompatibilité d'humeur avec la Harley (lequel ne supportait plus l'autre ?), j'étais ancré sur le choix d'une Guzz' et la Calif' s'imposait comme une évidence. Oui mais voilà, avec celle-ci, j'ai progressivement retrouvé des sensations et des envies enfouies dans la mémoire, faire le con, mettre du gros gaz… Résultat, au fil des bornes le côté "Born to be wild." a cédé la place… En route ! 15/11/2000 Je coupe le contact de la Calif pour la dernière fois. Côte à côte, l'ancienne, déjà , et la nouvelle. Magnifique ce gris, et aujourd'hui, elle est à moi. Je ne me contenterai plus de tourner autour dans le bouclard. Je reste ensuite à discuter un moment dans l'atelier… Contact, moteur débrayé, le twin ronfle. Première. Ouups ! Les bracelets et les commandes reculées, c'est un monde que j'avais oublié depuis, euh, un bout de temps. La position a beau ne pas être radicale, ça surprend. J'ai surtout du mal à localiser la pédale de frein. Y' pourraient fournir un plan. Une chose est sûre je sens parfaitement l'engin et heureusement, car la vivacité comparée à la Calif que je viens de quitter est impressionnante. Le moulin malgré sa jeunesse fait montre d'un caractère jovial. Je le sens prêt à prendre ses tours avec allégresse. J'ai peine à croire que la base est identique à celui de la Spé'. Quant au freinage, après avoir trouvé la pédale, il me fait vite oublier " l'intégral ". Puissance, progressivité, tout y est. Génial. Mais, c'est une Guzzi et elle tient à le rappeler. Le compte-tours déconne gentiment. Un, il est complètement instable et Deux il se prend à indiquer des valeurs aberrantes, 5 500/6 000 tr/mn alors que j'évolue aux environs de 3 000. J'ai l'impression de revoir le bon vieux Veglia de la GT de mon pote Alain qui te donnait toujours une marge de 2 000 tr ! A surveiller. 20/11/2000 (380 Km) Champagne pour commencer la journée. Il pleut sur la route du boulot, mais les Battlax BT 57 sont impressionnants de sécurité dans ces conditions. Je ne sais pas ce qu'il en sera de la longévité, mais je préfère le grip à un gadin toujours malvenu. Enfer et damnation pour finir. Une dame peu fine manœuvrière me flanque le V 11 par terre sur le parking. Bilan : clignos G. HS ; échappement beugné et pattes de fixation torsiflées ; tour de selle et tête de fourche égratignés ; pareil pour le levier d'embrayage, l'embout de guidon et le pare-bougie. Constat amiable, retour de nuit, sous la bruine avec de GROSSES boules. 1/12/2000 (933 Km) Info du jour. Le compte-tours a cessé de déconner. En fait il est tombé dans un coma profond et n'indique plus rien. Pas grave, le remplaçant (garantie, garantie…) m'attend déjà. De plus l'expert annonçant sa venue, ce sera l'occasion de le changer. Si le Stucchi remplit bien son rôle de protection, je ne parle pas du look (magnifico !), il se révèle bruyant et à vitesse stabilisée, je ne profite pas du chant du twin. Pour ce qui est de la conso, après presque 1 000 bornes, ça tourne autour de 7,5 l/100 km. C'est un peu beaucoup, mais j'ai souvenir de la Spé qui en rodage tournait autour de 6,5 l pour arriver ensuite à 5,5 l. 22/12/2000 (1053 Km) Je récupère enfin la bête, comme neuve, révision faite, tatouée et avec la bavette retaillée au ras de la plaque. C'est plus bô. A moi les joies de la route. Une fois à la maison, je règle les suspensions. Fourche : C +15 ; D +7. Amorto : C +5 ; D +20. Je ne touche pas à la précharge du ressort. Pression pneus : 2.3 Av. ; 2.6 Ar. Et on va voir. 1/02/2001 (2033 km) Petite frayeur au retour du turbin. Je roule sur la réserve depuis… un peu trop de bornes. En vue de la pompe, quelques hoquets saugrenus m'avertissent qu'il fait TRES soif ! 296 km au journalier et 20,39 l. Les 22 l annoncés par Guzzi sont optimistes. Pour l'instant la conso oscille entre 6,5 et 7 l/100 km.
4/02/2001 (3105 km) Nettoyage. Un de plus. Avec la météo du moment c'est le pompon. Je teste la béquille d'atelier achetée la veille. C'est au poil. Petit tour du proprio les clarinettes à la main. ARRGHH !!! Le bouchon de niveau du pont se dévisse à la main. Heureusement, c'est sans mal. Comme quoi le contrôle visuel journalier, c'est bien, l'auscultation, c'est mieux. 14/02/2001 (3990 km) Je pousse une pointe sur la voie rapide entre 5 et 6000 tr/mn. Ca envoie bien. Par contre si le Stucchi offre une protection réelle, le ronflement de l'air est assez pénible. Durant les quelques secondes passées à presque 6000 (180 compteur) je la sens un peu flottante. Je modifie les réglages de suspension pour voir. Fourche : c + 20 ; D + 7. Amorto : C + 18 ; D + 20. 17/02/2001 (4205 km) Passage à Caissargues. Pierre en profite pour me changer le mano-contact de pression d'huile (s/s garantie) qui a décidé de ne fonctionner qu'au gré de son humeur. 12/03/2001 (5186 km) Je me repique un galop sur l'autoroute. Une petite séance à 6000 tr/mn pile poil qui me donne un sympathique 190 compteur. En plus Gayssot vient de se prendre une tôle aux municipales, c'est pas son jour. Pour la tenue de cap, ça va pas mal. A 180 ça ondule un poil, mais en m'allongeant et en gardant les mains légères sur les demis-guidons, ça le fait. Par contre un phénomène nouveau et intéressant voit le jour. Le témoin de PM fonctionne par intermittence. Résultat, béquille sortie, le moulin ne se lance pas, le fameux système de sécurité faisant son office. Béquille repliée, le démarrage se fait sans problème. J'en conclu que c'est la bille de verrouillage qui doit merder. A voir avec le Street-Drag team. 14/03/2001 (5352 km) Vidange générale à la Motul et contrôle du jeu aux soupapes. RAS 31/03/2001 (6339 km) Bon la fantaisie du témoin de PM a cessé. Par contre le nettoyage me laisse apparaître le radiateur d'huile monté " souple ". Bilan, patte de fixation gauche cassée net au ras du cadre. Je répare avec deux rilsans. Coup de fil à Pierre. Le problème s'est déjà produit et chance ils ont une patte gauche dispo. A ce propos, jusqu'à présent, les délais pour les pièces prises sous garantie ont toujours été corrects ainsi que celles nécessaires à la réparation du malheureux " crash " de novembre. 4/04/2001 (6765 km) Montage d'une paire de " silencieux " Mistral. L'adaptation, entre la dépose des Lafranconi et le montage ne me prend pas plus d'1/4 d'heure. Après, musique. Le son au ralenti est superbe, rauque et envoûtant. Quand le berlingue prend ses tours, c'est bô à pleurer… (n'en fais pas trop quand même !). Et maintenant le meilleur. Pas de doute, l'agrément promis dans les eaux de 4000 tr est bien là. C'est flagrant sur les reprises en 5 et 6. Bon, l'utilisation d'un filtre à air à haut débit serait encore un plus. Mais Dédé de la boutique italienne pense que dans ce cas de figure il faut reprogrammer l'ECU. Wait and see. 21/04/2001 (7375 km) Installation du filtre à air "JR" envoyé par MOTO PASSION 35. Pas de difficulté pour la mise en place. J'en profite pour démonter et resserrer le raccord de reniflard d'huile qui abouti dans la poutre du cadre. En effet, il est à l'origine d'un suintement qui me pourri tout le dessus de boîte et fini par couler sur les côtés. A surveiller. En terme de rendement, pas de différence spectaculaire, même si, toujours vers les 4000 tr/mn la mécanique se révèle encore un poil plus disponible. Ce qui se remarque plus en revanche, c'est un bruit d'aspiration nettement plus " présent ". Rien à voir, mais tout à mon éblouissement mélomaniaque lors du montage des Mistrals, j'ai omis deux avantages de taille : le poids, nettement en retrait par rapport aux Lafranconi et du fait d'un diamètre moindre, une facilité de nettoyage, tant des pots que de l'environnement immédiat.
29/04/2001
(7986 km)
Petit coup d'œil avant le départ ce matin. Pas inutile, comme d'hab' puisque je découvre la vis de fixation de la chambre de tranquillisation en pleine tentative d'évasion. La clé à cliquet à tôt fait de la ramener dans le droit chemin. 4/05/2001 (8230 km) Dépôt du V 11 à Street Drag : changement de pneu Ar. au programme. Le BT 57 aurait pu tirer encore quelques km, mais, d'une part les repères d'usure sont dépassés et d'autre part une belle entaille de deux bons cm balafre la bande de roulement transversalement. Prudence donc. C'est un BT 020 qui prend le relais. Au passage discussion avec Pierre sur l'échappement / admission de la bête. Il me suggère de supprimer les deux manches qui canalisent l'air vers la boîte (à air bien sûr). Effet escompté : afflux d'air plus important et plus frais en même temps, puisque ces manches captent l'air juste au-dessus des culasses. Bon résultat avec les Centauro d'après lui.
12/05/2001 (8750 km) La modif. paraît concluante, plus particulièrement après 4000 tr/mn et dans les tours. Le démontage de bougies laisse apparaître une couleur bien comme il faut pour le cylindre droit. Le gauche est plus riche, mais la couleur de la bougie est très homogène, ce qui n'était pas forcément le cas. Assez de bidouillages moteurs, je me penche sur l'ergonomie. J'ai descendu les guidons au maximum en position basse, ce qui revient à " gagner " 12 mm. But avoué (à moi même), vérifier l'influence sur le ressenti du train avant. Plus de précisions bientôt. 9/06/2001 (10175 km) Une bonne révision des 10 000, et hop, ça repart. Outre les joyeusetés prévues dans l'entretien, un bon réglage de richesse et une synchro de l'injection redonnent une "vie" meilleure au twin que je trouvais pas dans son assiette depuis quelques km. Au passage, changement des joints de reniflard sur la poutre, histoire de ramener à la raison ces p...... de suintements. Récupération aussi du déflecteur d'optique que j'ai découvert traînant au fond de celle-ci samedi dernier. Encore une patte victime des vibrations. Ah au fait, les bracelets descendus, c'est au poil. Le feeling sur l'avant est meilleur et le confort n'en souffre pas. Allez, roulez jeunesse! 3/07/2001 (13950 km) La V 11, juste une meule pour le fune ? Ben non. Ca taille la route aussi. Samedi 30/06, 968 km d'autor' pour rallier St Nazaire et la Motostra. Au départ, je redoutais un peu les bornes à enfiler. Il a fallu attendre à peu près 800 bornes pour que les signes de la fatigue se manifeste un peu. Léger mal au fesses et raideur de l'épaule dte (une vieille blessure). Je ne suis pas convaincu qu'une autre meule aurait fait mieux. Tout ceci pour une conso moyenne de 7,14 l/100 km à 150/160 de croisière. Retour plus paisible en deux étapes (St N.- Poitiers / Poitiers - Arles) avec les hautement réjouissantes routes du Lot et de l'Aveyron. J'ai toujours été persuadé que n'importe quelle bécane peut nous emmener loin et la V 11 ne m'a pas démenti.
16/07/2001 (14285 km) Sortie des gorges de l'Ardèche. Bruit bizarre à bas régime. Juste en dessous de 2000 tr/mn un son de mauvaise ferraille se fait entendre. Difficile à localiser. Tout fonctionne normalement. On verra bien à la maison. Retour, béquille d'atelier illico. Rien qui soit en passe de se faire la belle… Après 5 mn d'auscultation j'opte pour une chicane cassée dans la boîte à fumée. Rapide saut dès la mardi à Nîmes. Le Dr Régi secondé par son stéthoscope confirme le diagnostic. Ouf… 28/07/2001 (15406 km) Entretien intermédiaire. Vidange moteur, nettoyage filtre à air et vérification du jeu des culbus (Ca n'a pas bougé depuis la révision des 10 000). Petit coup d'œil général, RAS. Au passage, petit traitement au Mécacyl. Prochainement, mes impressions sur la chose. Une info " conso " : j'ai réussi un 5.69 l /100 km dans un parcours mixte balade cévenole très cool et 100 bornes d'autor' à 120/130. Un record personnel. 31/07/2001 (15606 km) Fini les bruits de casserole. Le V 11 a reçu sa nouvelle chambre de tranquillisation et a retrouvé sa belle voix, remplacement sous garantie bien sûr. Quant à l'ancienne ; elle sera autopsié par le service de chirurgie respiratoire du Dr Régi afin de connaître les secrets de son anatomie. 27/09/2001 (19417 km) Ironie du sort. Alors que je rentre de Nîmes après une visite chez STREET DRAG, où les " valises " sont en fin de bouclage avant le départ pour Mandello (sans moi, sniff…) je constate que, oui, ça y est, moi aussi j'ai le barillet de contacteur qui vient de traverser le té supérieur. Heureusement je trouve de quoi bricoler ça dans la bigaille maison. Une réparation digne de ce nom (vis BTR qui vont bien fournies par SD) sera effectuée la semaine suivante. 18/10/2001 (20446 km) Grosse révision à 20 000 km. Outre ce qui est prévu par GUZZI, le BT 57 Av. (d'origine !) franchement fatigué laisse sa place à un BT 020. M'enfin, 20 000 bornes, c'est pas mal… A noter que le 020 Ar. monté à 8 000 est encore bon. Encourageant. Je fais aussi changer le liquide hydraulique (embrayage & freins) et vidanger la fourche. Résultat instantané, bien meilleur feeling au freinage et une vivacité du train Av. retrouvée. En fait, on s'adapte au comportement de la bécane peu à peu sans vraiment faire de différence. C'est quand tout redevient comme il faut que l'on prend conscience du comportement plus moyen de la bête. Sinon, à 15 000, j'ai traité le moulin au Mécacyl et ma foi rien de plus et rien de moins. La conso est restée stable, rien de ce côté là. Quant à l'incidence sur la durée de vie du bouilleur, il est trop tôt pour se prononcer. 8/11/2001 (21541 km) Cela fait un bon paquet de km que les à coups d'injections vers 4 000 tr/mn deviennent franchement pénibles. Une demi dose d' " INJECTION 5 " dans le réservoir , sur les conseils du Dr Régi et hop, aux oubliettes… A recommander. De plus, les montées en régime et la réponse à la remise des gaz gagnent en franchise. Que du bon. Moins bon, j'ai enfin localisé l'origine de la vibration qui m'accompagne depuis quelques jours. C'est le cache latéral droit qui se fend au niveau de la vis de fixation supérieure. Démontage, scotch " américain " en attendant la venue d'un cache neuf. Heureusement, ce défaut n'est plus garanti après la première année .
15/11/2001 (21933 km) Champagne et petits fours. La V 11 fête son premier anniversaire. Pas de discours. En une année, hormis quelques bricoles (S'il faut râler un peu, il est vrai que sur une bécane de ce prix on pourrait s'attendre à ne pas rencontrer ce genre de problèmes ; ces Italiens sont, hélas ???, incorrigibles) comme on peut le lire ci-dessus, je n'ai connu que du bonheur avec cette meule. Elle aura tout fait, m'offrant toujours un plus de délectation. Que veut le peuple ? En route donc pour un deuxième tour. 19/12/2001 (23132 km) Un mois sans rien ? je le crois pas. Bon en vérité, il y a eu le gag du mois. En fait c'est une redite. Une vis de fixation du barillet de contacteur s'était déjà fait la malle, remplacée par une BTR que je devais " Loctiter ". Et puis le temps passe et pan, alors que je croisais à un petit 180 (Chuttttt, mais t'es dingue, y a Gayssot qui surveille le net…) je baisse un poil le nez pour ne plus voir, émergeant du trou béant, que la clé du " U ". Réparation au bord de la route avec deux colliers rilsans (Je vous recommande d'en glisser quelques uns sous la selle). Visite donc à STREET DRAG pour changement de pneu ar.(passage au BT 010 en 160): le BT 020 aura donc tenu près de 15 000 km ce qui est dingue dans la mesure où avec la Calif' je n'ai pas dépassé 10 000! ; remplacement des plaquettes ar. (SBS). Au passage force est de constater que le roulement gauche est naze (tiens donc), changé sous garantie. Le droit est nickel. Par la même occase fixation comme il faut du barillet et roule ma poule. Pour ceux qui ne l'ont pas fait, le passage au 160 est un sacré bienfait pour le comportement de la meule. Elle devient plus agréable et plus nette à mener. 10/02/2002 (25 328 km) Entretien intermédiaire. Outre l'habituelle vidange moteur, nettoyage filtre à air et vérification du jeu aux soupapes (RAS) et autres contrôles, c'est le montage du X Stucchi (effectué par SD) qui reste le fait le plus notable. Résultat des courses : agrément maxi à mi-régime (moteur vraiment rempli) et son divin sans excès notable de volume. Un investissement juteux en regard des performances du CAC 40. 14/03/2002 (27 272 km) Plus de code. Pour changer l'ampoule, il faut tomber les 2 vis inférieures du TdF. Par un de ces mystères mécaniques chiants, vis souquées, clé allen violente, tête niquée… Histoire de ne pas parachever le carnage passage chez SD. Marteau, pointeau, les vis capitulent… Changement d'ampoule. Ah, ben ça marche pas ! Il va s'en suivre une heure d'exploration du circuit de lumière au métrix. Mais voilà que l'ampoule clignote en code… Bon Dieu, mais c'est bien sûr… C'est un mauvais contact dans le commodo, le fil n'ayant apparemment pas supporté de " tirer " l'ampoule de 90/110 Watt que j'utilise depuis pas mal d'années sur mes bécanes successives. Il chauffe exagérément, le plastique au niveau du contacteur se déforme et faux contact. Moralité, évitez les " grosses " ampoules. Antidote : le commodo et le faisceau sont récupérés sur un V 11 du bouclard et installés sur la grise afin que je puisse repartir avec une meule en état. Merci mille fois à Pierre qui a sacrifié une partie de son temps de bouffe pour finir le boulot et à Régi pour l'échange du matos. Rien à voir. Ca fait maintenant depuis novembre que j'attends un cache latéral et un compte-tours. Heureusement que l'un comme l'autre n'empêchent pas le roulage de la brêle, sinon j'aurais de sacrés boules. 21/03/02 (27 577 km) Marée noire… Alors que j'arrive chez Leflat, une odeur diabolique envahit l'intégral que je viens d'ouvrir. Et là, c'est l'horreur ! De l'huile partout ! Inspection, remise en route, rien d'anormal au niveau des durits de lubrification de culbus ni ailleurs. Cela semble venir du reniflard et coule joyeusement un peu partout. Bon, je la fais courte. La brêle roule sans encombre jusqu'à Nîmes et l'expert ès V 11 grise, mister Pierre diagnostique que : -J'ai remis vraiment TROP de Yacco à la vidange intermédiaire que je pratique tous les 5 000 km (Faut être blaireau pour se livrer à de telles conneries…), vu qu'aujourd'hui il s'est mis à faire bien chaud et que j'ai eu la main lourde sur la poignée droite dans les instants qui ont précédé le "gag", tous les ingrédients ont été réunis pour déclencher cette mini catastrophe écologique. -La durit du reniflard est en piteux état (fissures nombreuses et variée). Tout cela sera vérifié rapidement, la durit changée dans les meilleurs délais (Merci Régi) et sous garantie. Elle est pas belle la vie ?
5/04/2002 (28 699 km) Compte-Tours, troisième. Ça y est le CT a déposé le bilan. Quelques soubresauts (comme d'hab.) et l'aiguille s'est lamentablement effondrée, inerte. Là, coup de bol, la fameuse boîte Veglia tant espérée est arrivée deux jours plus tôt à Caissargues. Me voilà fier comme un bar tabac, avec un CT qui marche, stable et tout, juste les tours moteur qu'il faut, le bonheur ! Deux CT ss garantie pour une seule bécane... Le système de fonctionnement des Italiens me dépasse parfois. La seule chose, c'est que j'avais oublié que les aiguilles sont rouges et non orange, comme celle du compteur. Je me suis tapé du roulage nocturne et je pestais comme un malade : " qu'est ce que ça éclaire mal ! " Ben oui, j'ai plus l'ampoule qui va bien… (voir 14/03/2002). Va falloir remédier à ça. 5/05/2002 (30401 km) Et une révision des 30 000. Rien de particulier (tant mieux) à part le sélecteur qui avait entamé une tentative d'évasion, chose que je n'avais point subodorée, ni en route ni lors de mes inspections rituelles. Le BT 010 arrière est en fin de course et laisse sa place à un BT 020 (160). Chose curieuse, la bécane me paraît beaucoup plus homogène et plus facile qu'elle ne l'a jamais été. Au niveau kilométrage, y'a pas photo : 7 269 km en BT 010 ; 14 902 en BT 020 pour être précis… 20/06/2002 (33 335 km) Le BT 020 av. donne des signes de fatigue évidents. Par rapport au BT 57 d'origine, la machine est restée plus homogène dans son comportement, notamment quand il s'agit de négocier des courbes serrées. Ce qui est plus étrange, c'est l'asymétrie de l'usure : le côté gauche est plus abîmé que le droit. Ludo qui s'occupe du montage me dit qu'il n'y a rien d'alarmant. Le roulage une fois l'opération terminée, va me faire nuancer mon propos sur le comportement… Freinage nettement plus incisif, mise sur l'angle d'un doigt, trajectoire clean et assurée, un pneu neuf, c'est vraiment autre chose… Une chose est certaine (pour moi), le BT 020 est vraiment le compromis idéal grip/longévité. Les quelques V onzeux avec qui j'ai pu en discuter confirment. Si on pinaille, en période hivernale un 010 à l'avant peut apporter un plus, mais on n'est pas des champions du monde. 8/07/2002 (35 495 km) Petite vidange intermédiaire, nettoyage du filtre à air et inspection générale. RAS. Je ne touche pas à la distribution qui s'avère d'une discrétion absolue. 26/07/2002 (36 449 km)
Décélération et arrêt pour respecter un stop. Fait un drôle de bruit la V 11, à gauche apparemment. Coup de gaz, ah ouai! Coup d'œil… Beuh, y a le Mistral qui est proprement en train de se dessouder. Ben flûte, zut, crotte alors! Tant pis, il faudra se fader les cent bornes qui restent comme ça. Arrivé at home, le dessoudage est complet. Bon heureusement, j'ai une bonne adresse de soudeur sous le coude et tout rentre dans l'ordre quatre jours plus tard. Ce petit désagrément m'a permis de revenir pour une virée en pots d'origine. Bon la sonorité c'est pas mal, mais l'agrément n'est pas le même. Et puis surtout, j'avais oublié, un pot Lafranconi stock égal deux Mistral en terme de poids… 10/08/2002 (37 308 km) A l'attaque du Larzac après Lodève, je perçois une vibration vers les 4 000 tr. C'est pas le Stucchi, a priori je localise pas. Arrêt, quelques bornes plus loin. Ah tiens, quelle surprise, la patte de radiateur droite vient de déposer le bilan. Son homologue de gauche avait tenu un peu plus de 6 000 bornes, celle ci s'est révélée vraiment plus endurante… Reste plus qu'à récupérer une patte acier pour remédier. En attendant, collier rilsan. Commentaire lapidaire de ma douce juchée sur sa Yam' :"C'est vraiment une catastrophe cette bécane…" 13/08/02 (37 342 km) Visite à STREET DRAG pour un changement de plaquettes ar. (montage en Brembo, les SBS ne m'ayant pas convaincu), remplacement (ss. garantie) de la patte de radiateur par un modèle acier et petit réglage d'injection. Le fortes chaleur de l'été rendent le ralenti instable et provoquent même parfois des calages. Tout rentre dans l'ordre après cette intervention "made in Ludo". 21/09/2002 (39 265 km) Retour à la case départ. La V 11 retrouve le bouclard d'où elle est partie voilà deux ans. J'espère juste qu'elle sera reprise par un amoureux de mécanique qui saura la choyer afin qu'elle délivre le meilleur d'elle même. Bye bye et merci pour tous ces kilomètres et ces moments vraiment très forts. FIN |