Le Mans, le retour de la vengeance. C'est un titre moins poétique que celui de Rafa, mais il résume assez bien l'histoire qui suit. Après s'être séparé de sa Le Mans avec laquelle il nous avait impressionné par son coup de guidon lors des TZED 2007, notre homme a rapidement compris qu'il avait fait une Frein qu'il a finit par lâcher.C'est ce qu'il nous conte dans les lignes qui suivent. Retour gagnant!
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LE MANS, SONGE D'UNE NUIT D'AVRIL. ;-) 12 Avril 2009 – Surfant sur le web à la recherche de je ne sais quoi, mes zygomatiques sont attirés par un souvenir récent, j’entends par là un cruel soir d’automne 2007, ou je décidais de me séparer de celle qui avait fait mon bonheur deux années durant avant que mon inconscience ne me pousse à commettre ce crime de lèse majesté . Mes yeux tout écarquillés devant cet objet du désir à portée de main, ou plutôt à hauteur de ma bourse devrais-je dire. Un brin de pugnacité et d’audace me conduisent donc à être l’heureux gagnant des enchères Me voilà bien dans un dilemme : comment lui annoncer à ma belle (la vraie cette fois), que j’ai craqué à nouveau … Au diable le mensonge, bravant les risques d’un conflit, je me lançais… heu… Et puis non, faisons durer le plaisir tiens !! D’un œil attentif les amis de TwinZone ont bien saisi que cette « Le Mans » là allait être mienne sous peu, et que même chassé, le naturel est revenu au triple galop. N’est ce pas Pascal ? ….. Scuralain m’avait piqué un jour de mai 2005, aucun antidote ne pourra me guérir. Et puis voilà miss Del Lario que jusqu’ici je ne connaissais que par des messages biens à elle sur le forum, Dany pour les intimes se propose sur les conseils avisés de notre bon Doc Mandello, en la personne d’Alain, d’aller voir la belle en cet fin avril non loin de chez elle. Bourré d’impatience de savoir si l’affaire est bonne, je ne tiens plus en place... J’allais bientôt être récompensé d’avoir eu le nez sur cette affaire là. Quelques jours plus tard, les formalités du trajet réglées, je m’apprête à traverser la France pour conquérir ma belle. 3 Mai – 06h25 . J’embarque à bord du TGV en gare de Strasbourg, direction Nantes, arrivée prévue 11h40. Je décide de poursuivre ma courte nuit, et me cale dans le fauteuil, le calme règne. 10h15. Je viens de faire une grosse sieste, j’arrive déjà dans une bonne heure trente. Je prends mon téléphone, je décide d’appeler Linda (Corsawoman), épouse de Jacky Bergmann, notre unique concessionnaire Guzzi 67. De suite elle me coupe la parole et me dit : « Alors tu l’as » ? Non je lui réponds mais j’en suis pas loin, encore un peu de patience. Notre conversation est coupée alors que le train ralentit, et l’on entend : « Mesdames , messieurs le train entre en gare de « Le mans TGV », le mans 2 minutes d’arrêt. Ne serait ce pas la un signe ? On sourit tous les deux et l’on se promet de se rappeler à mon arrivée.
11h40. Terminus TGV en gare de Nantes - Je sors coté Sud , marche à grands pas un sac sur le dos, mon casque à la main. J’approche de la sortie de la gare et là … Je n’aperçois qu’elle … Elle attend sagement sur la béquille latérale. Un petit bonhomme pas très loin, guette mon arrivée, c’est le vendeur . On se dit « bonjour », on s’assied non loin à une terrasse d’un café, on signe, on s’échange quelques paperasses et 10 minutes plus tard, il me remet les clefs. Un frisson me traverse, je n’y crois pas encore. J’ose allumer le contact, je la chevauche et les souvenirs reviennent. Ah, ce ronron, cette rugosité qui anime le moulin, ces vibrations, comment ais-je pu être aussi con. J’ai la gaule, je trépigne, et puis je me lance. Un dernier signe de la main pour saluer celui qui vient de faire la plus grosse connerie de sa vie…. ;-))) et me voici, hésitant tout d’abord, puis après quelques mètres, et quelques ronds points ou je guette la moindre flaque de gasoil (saloperie va !!) , je retrouve les bonnes sensations . Bon ok, je vais molo, pas de droite qui se referme, (hein Zig et Pascal !! ), et j’enquille direction Saint Jean de Boiseau ou je suis impatient de rencontrer Del lario, qui me fait le plaisir de m’accueillir en chevalière Twinzone, titre qu’elle mérite vraiment, je vous le dit. J’arrive donc dans ce petit bourg de 4000 âmes environ et je me pose devant l’église ou je décide d’immortaliser la belle. Décidant de braver l’interdit, je m’offre une mousse bien fraîche au petit Bistrot du coin, et un hot-dog plus loin, reprenant mes esprits, je roule sur quelques hectomètres et aperçoit sur le bord de la route un petit brin de femme qui agite ses mimines, je coupe les gaz, je béquille et on fait connaissance. Le courant passe immédiatement. Elle me présente son p’tit chez elle, et puis sa moto………. Alors là respect. Un brin retouchée , la ligne parfaite, les pots Lavizzari (on en reparlera de ceux là), bref un bijou.
Pas le temps de se reposer que Dany me propose un p’tit tour du coté de Pornic pour promener nos belles. Sans hésitation nous partons, Dany en tête .Déjà je n’entends plus le bruit de mes pots, je me demande même si le moteur tourne. Tu aurais du rester derrière !!! lui dis-je. Quelques bornes plus tard, on se pose à une terrasse d’un café, les motards sont de sortie, c’est blindé sur le petit port. On s’offre un rafraîchissement, on s’en grille une petite (oui je sais j’aurais pas dû !!) . mais au diable l’avarice. On se fait quelques clichés avec les 11 en V ;o) …….. C’est les plus belles, y’a rien à dire. Les badauds s’arrêtent, questionnent c’est
marrant, y’a personne qui s’arrête pour regarder les H.D en rang d’oignon, un peu plus loin , héhéhé, non je plaisante, tu ne m’en voudras pas Goldo !!!. Bref, on profite un peu du paysage mais l’arrivée brusque de nuages menaçants nous invite à revoir nos projets, et nous décidons de faire retour au bercail. On décide de laisser les couverts dans les tiroirs et nous descendons un peu plus bas à l’embouchure de la Loire, ou l’on se délecte d’une bonne crêpe et d’une bolée de cidre brut. Retour chez Dany et là, il faut bien prendre quelques heures de sommeil, hé oui demain un long trajet m’attend…… 04/05/2009 – 08h30 : Une grosse journée en perspective. Départ de chez Dany qui mérite son titre de « Chevalière TwinZone ». Retour au train—train quotidien pour elle, l’heure du boulot a sonné. On se dirige doucement vers Nantes, puis d’un signe de la main, nos routes se séparent, c’est là que je me dit : On est appelé à se revoir, peut-être pas aux TZ 09 , mais pour sûr, dans peu de temps. Merci pour tout Dany. Je me dis aussi que j’aurais dû accepter sa petite laine pour le trajet. Le thermomètre affiche 13 degrés au petit matin, mais quelques degrés en moins en roulant. Vêtu d’un petit blouson d’un thermo, et d’un tour de cou, me voilà parti pour avaler 900 bornes , mais mon impression va vite se confirmer : j’aurais dû me vêtir plus chaudement, pour avoir vu trop léger je paie mon insouciance. Une petite halte déjeuner du coté de Blois, et hop c’est reparti. Bon dieu que c’est bon de retrouver les sensations d’une vrai machine, vivante, alerte et qui ne demande qu’à rouler, enrouler et avaler des virolos. J’essaie un tant soit peu d’éviter les voies express et je me cantonne aux petites routes biens agréables, sillonnant à travers les châteaux de la Loire .Bientôt le vrai froid me gagne et le reste du chemin sera un rude combat. J’arrive sur les coups de 20h ,épuisé, frigorifié, mais heureux d’être arrivé là sans encombres. Je n’ai pas pu cacher « Le Mans Rouge » une journée de + à madame. Imaginez sa tête à mon retour sur deux roues, moi qui était parti sur rails………je vous raconterai !!!! Merci à tous, spécialement à Del Lario pour l’accueil, à Mandello et à Pascal pour leurs conseils avisés, et à Scuralain, sans qui je ne serais pas le même aujourd’hui. A bientôt pour de nouvelles aventures. Rafa 22 |
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