"La grande musique, elle est jamais plus grande que le trou de l'oreille." 


L'ami Nicolas Poiret, grâce lui soit rendu, m'a aiguillé sur une page U.S. du plus haut intérêt, comme on le va pouvoir constater tout de suite. Tant que j'y étais, j'ai ramassé mon meilleur Anglais afin de vous livrer traduction de ce qui s'y écrit. Rien de bien nouveau sous le soleil des twins d'ailleurs. Certaines affirmations me laissent carrément duvergeatif (pas de gros mots dans ce site). Il semblerait en définitif que le pilote idéal du V 11 se trouverait dans la famille chimpanzé. Mais admirez surtout les photos mes petits gars!

Moto Guzzi V11 Sport, Your Speed?

 

par Andy Saunders .
Traduction la plus fidèle possible de pascal Vétouine.

Rouler en Moto Guzzi, c'est comme pénétrer dans un univers parallèle à celui de l'autre moto italienne existante (Ducati). Ils font les choses autrement chez Guzzi. Allons rouler en Guzzi V 11 Sport pour voir comme les V-twin sportifs peuvent être différents. " Font-ils encore des Moto Guzzi ? " c'est une question que vous entendrez souvent au guidon d'un twin de Mandello. La réponde est, oui, pas très différemment depuis presque quarante ans. Si vous avez déjà piloté un big twin Guzzi - la gamme était un "best seller" aux USA dans les années 70-80, avec la California, la Le Mans et la Convert- vous reconnaîtrez le gros twin transversal à 90°. Il ne semble pas qu'il ait beaucoup changé: pressez le démarreur et le moteur prend vie en s'ébrouant, toujours le même.La transmission non plus n'a pas changé. Un arbre relie la roue arrière et la boîte de vitesse, comme cela a toujours été. Le moteur et la boîte, boulonnés ensemble, forment une partie essentielle du châssis, comme ils ont toujours fait. A partir de là, vous allez trouver certains changements.

Tournez la poignée de gaz et vous entendrez le moteur monter en régime plus allègrement qu'il ne l'a jamais fait, merci au volant moteur allégé. Pressez le sélecteur en aluminium et vous trouverez six rapports, là où précédemment il n'y en avait que cinq. Jetez un coup d'œil derrière les cylindres et vous découvrirez des injecteurs là où les anciens modèles avaient des carburateurs, de grosses différences.Montez à bord, et vous remarquerez comme la Guzzi est différente. Tout est surdimensionné. Les guidons bracelets sont aussi large que sur n'importe quel autre cruiser. La selle est située un peu loin des guidons. Si vous êtes grand est que vous vous allongez, vous serez juste capable d'atteindre le dosseret de selle. Et si vous vous allongez encore, vous serez capable de poser votre menton sur la partie rembourrée du réservoir, autour de l'orifice de remplissage (de plus avec le carénage qui équipe notre machine d'essai, il ne serait pas possible de voir grand chose comme cela).Cela prend un moment pour régler tout cela, mais la

récompense est une expérience motocycliste unique et la certitude de ne pas rencontrer un clone roulant en sens inverse. (il y a suffisament de clowns sur la route, point trop n'en faut.) En route, démarrez le gros twin. Passez la première en silence - c'est la différence entre l'ancienne et la moderne : l'ancienne boîte cinq engageait les premiers rapports avec un " clong ! " La nouvelle boîte six est douce. Sur la machine d'essai du concessionnaire de San Francisco, Munroe Motors, l' échappement de série a été modifié avec un jeu d'échappements libres, donnant un bruit légèrement plus fort et riche en sensations dans les tours.La chose extraordinaire avec Guzzi - comme avec presque tous les gros twins - est que vous n'avez pas à vous soucier du rapport engagé ou du régime moteur. Mettez les gaz, et bondissez en avant. Avec la V 11, vous ouvrez les gaz et ça part. Il y a suffisamment de puissance en toutes circonstances et c'est une bonne idée que de surveiller le tachymètre à fond blanc car l'allonge de la Guzzi vous envoie sans peine au-delà des limitations de vitesse. (surtout aux USA, inutile de trop forcer)

 
Autre changement par rapport à la série, c'est le tête de fourche Magni. La pièce en fibre de verre rappelle la ligne de la légendaire 900 SS Ducati des années 70, bien que plus volumineux. Sur la route, il est utile pour créer une protection efficace pour le pilote, néanmoins, dans les manoeuvres, les doigts et les poignets peuvent toucher le carénage.En roulant , l'amortisseur de direction est le dernier de vos soucis. La Guzzi est puissante ( 90 cv revendiqués et vérifiés) et elle a un freinage efficace et un gros frein moteur. Prendre les grandes courbes vite nécessite de l'expérience, néanmoins quand vous aurez l'habitude de la machine, vous constaterez que des progrès rapides sont possibles. La suspension est bonne, avec les réglages de compression et de détente au sommet des tubes de fourche, et le cardan à double joints supprime tout effet parasite à la remise des gaz en courbe.A l'aide pour régler la position de conduite! Si vous avez de grands bras et de petites jambes, vous serez à l'aise. Sinon vous aurez les genoux trop en avant sur le réservoir et profiterez de sa découpe généreuse. Le pilote est tellement reculé que ses genoux ne touchent jamais les couvres culasses (un problème sur les twins Guzzi plus anciens). Si vous désirez transporter un passager, vous le pouvez après avoir déposé le couvre selle à l'aide de deux vis de 4 mm (et trouvé un endroit où le stocker).La suspension arrière est contrôlée par un mono-amortisseur qui se trouve quelque part derrière les caches latéraux en plastique, et l'avant est guidé par une fourche inversée généreusement dimensionnée. En considérant que la moto est dans la fourchette de poids supérieure pour une moto de sport, elle est souple et sensible. Une fois correctement installé, vous remarquerez que les commandes sont faciles à actionner et ergonomiques. Vous devrez vous souvenir si vous avez les clignotants en service, car il est impossible de distinguer les voyants allumés si le soleil est ardent. (les anciens guzzistes noteront que certaines choses ne changent pas). La béquille latérale est très en avant, dans la tradition Guzzi et nécessite de s'étirer pour la rentrer en étant assis. Mais si vous aimez la machine, vous ferez avec.Voilà, certaines choses ne changent jamais. Il n'y aucune raison rationnelle à l'achat d'une Guzzi : les autres motos sont plus rapides, les autres motos italiennes tiennent mieux la route et sont plus rapides, les autres motos sont fiables (Moto Guzzi a une réputation de fiabilité et de fidélité : ils ont conçu ce moteur il y a longtemps) et d'autres marques ont un réseau de concessionnaires plus importants. Mais si vous désirez quelque chose de complètement différent, avec un charisme hors du commun, peut-être que cette moto est pour vous.Et maintenant, spécial bonus track pour se défouler les zygomatiques...
 

 

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