"Tu peux bloquer la vie du pays en enlevant les poignées de toutes les portes. "


LA HARLEY DE PASCAL


La Harley… Si on sonde le quidam lambda, il est fort à parier que c'est une des marques qui sera citée en premier sur le thème moto.
Ca a commencé avec Easy Rider, la bande originale puis le film que j'ai du voir en 1972. Les péripéties chopperisantes de Captain America et de Billy, ainsi que le rageur Born To Be Wild ne sont pas pour rien dans ma "vocation" motocycliste. Ce n'est pourtant que bien des années plus tard qu'après pas mal de Japonaises j'ai eu MA Harley. Cette bécane porte en elle les avantages de ses inconvénients et réciproquement. Plus que tout autre elle porte le virus de la "customisation" et bien sûr, je ne fus pas l'exception qui confirme la règle…

Ceux qui ont regardé ça de près savent que le meilleur côtoie le pire et une chose est certaine, à moins d'avoir un talent artistico-mécanique développé, on a vite fait de réduire en miette le petit cochon de porcelaine. A la base, c'est un SOFTAIL CUSTOM de 1993, équipée d'un 1340 EVO à carbu. L'engin sortait déjà un peu de l'ordinaire, mais il fallait que ce soit vraiment ma bécane, alors…
Comme j'ai un gros faible pour les motos noires, tout ce qui était peint ou possible de peindre se devait de l'être (noir). D'un même élan, dépouillement maximal. Une tendance Harleyiste est de surcharger la bécane d'accessoires qui grèvent le poids déjà coquet de la bête. Foin de tout cela… On ne garde donc que le nécessaire pour rouler.


CE QUI SE VOIT:

Jante Ar. 3”5 et pneu 160
Disque av. Beringer flottant & étrier six pistons
Peinture noire des éléments de carrosserie
Fourreaux fourche noirs
Poulie noire
Dash panel Ness + diodes vertes et rouges pour PM et Huile
Guidon wishbone haut
Selle Corbin mono

CE QUI NE SE VOIT PAS:

Carbu Mikuni HSR 42
Came Andrews EV 43
Tiges Crane
Allumage Dyna single fire
Kit déport Ness pour la boîte
Kit Low Boy Av. Ar.

 


Que de la gueule… Non, non! Le twin a parallèlement droit à une cure de musculation, raisonnable quand même histoire de ne pas martyriser davantage le cochonou…
Au final, un Big Twin noir et chrome qui rase le bitume (low rider) avec un caractère moteur bien virulent. Le traitement mécanique donne un maximum de couple à mi-régime accentuant le coup de pied au cul propre aux mécaniques longue course. Grosses sensations garanties mais en revanche la souplesse n'est pas le point fort de l'engin et il faut apprécier ce caractère rugueux.
La moto pousse TRES velument et permet des démarrages canons. Par contre mieux vaut croiser à des vitesses légales; à partir de 150, le montage rigide du bloc dans le cadre aidant, j'avais l'étrange sensation de tenir le manche d'un B 17 en piqué… Côté partie cycle, Eight Pool ou Français, privilégier le billard… L'option rase bitume soustrait la bécane à la gravité dés que le terrain est bosselé. Résultat, même avec le six pistons Beringer associé à un disque flottant du même métal, prévoir des repères de freinage généreux pour éviter de virer vert olive au bout des lignes droites défoncées…
Au bilan, une machine pourvoyeuse d'impressions mécaniques inoubliables (et quel son!!!) et qui il faut le dire, flatte l'ego… Revers de la médaille, un manque de rigueur du comportement dynamique qui oblige parfois à la retenue. En fait, la Harley aura été le chaînon manquant entre les Nippones et la Guzzi. Il me fallait une machine associant caractère moteur et partie cycle rigoureuse…
J'avais trouvé la Voie!

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