"Je sais pas ce qu'ils mettent dans leur vin, mais qu'est ce qu'on était bourrés "


La Ducati 900 Monster de 1995 de LOLO.

LA MONSTER DE LOLO A VRAIMENT DES ALLURES DE POCKET BIKE...

Janvier 1998 : après avoir arrêté de rouler en bécane depuis mai 1980, le virus qui sommeillait, a repris du service ! Et avec quelle virulence !
J'ai décidé de reprendre, sans aucune remise à niveau par un passage en moto école.
Et voila, ce sera une Ducat', sinon rien ! Un Monster, sinon rien ! A pas peur !
Une 600, trop juste vu mon gabarit.
Une 750, difficile à revendre, et je trouve qu'elle va manquer de couple.
Donc il ne reste plus qu'une 900. Aussitôt dit, aussitôt fait !
Une occase de 1995, 24.000 kms. Noire, pots carbone. L'essayer c'est l'adopter !
Première semaine d'adaptation et de doute. Je vais me tuer avec cette mob'.
Mais les réflexes sont vite revenus, et l'attaque en virage aussi. Ma dernière bécane en 1980 était une Honda CB 360, qui saucissonnait dans les virages malgré les Koni montés à l'arrière.
Avec ce bon gros diable, ça n'a été que du bonheur pendant 18 mois. J'ai fait 16.000 kms pendant cette période, sans aucun souci mécanique.
Je suis allé au GP de France de moto avec en mai 98, au Castellet. Epoque des 500/2 temps ou Mick Doohan trustait les podiums. Heureusement que ça tombait sur un WE long, car vu ma taille la prise au vent (malgré le saute vent) était conséquente. A un des arrêts relais mis en place sur les routes de France à l'occasion de cet évènement motocycliste, je me souviens d'un gars qui m'avait dit : " Tu vas avoir un cou de taureau avec ça ". J'en avais déjà un… !
J'étais passé par l' A75 qui est une autoroute superbe, et à l'époque il fallait passer par Millau, avec la bandante remontée vers le plateau du Causse en direction de Montpellier. Le retour s'était fait de nuit sans encombre, par le même trajet. Bon j'aurais pu passer par Le Puy en Velay, Aubenas, Vallon Pont d'Arc et les gorges de l'Ardèche, mais je devais faire vite. Je me suis rattrapé depuis en faisant de nombreuses fois ces trajets.

DE GAUCHE ET DE DROITE, UNE LIGNE QUI SE JOUE DES MODES ET DES TENDANCES. UNE REUSSITE.


Des ballades en auvergne, des trajets pour le boulot (à l'époque je travaillais à Blesle, là ou Gérard Klein et sa femme ont ouvert un restau, et j'habitais à côté d'Issoire). Je me suis tiré des bourres avec les essayeurs de Voxan dans les rues d'Issoire, façon JBT… ! Je me suis amusé à ridiculiser un gars qui avait une 1200 V Max au démarrage au feu, mais je soupçonne qu'il n'osait pas trop accélérer fort de peur de partir en wheeling ! J'ai emmené ma maman faire un tour dessus, elle avait 73 ans et montait sur une moto pour la première fois de sa vie. J'ai emmené ma fille cadette de Issoire à Clermont par l'autoroute qui longe l'Allier, aller et retour pour se faire un resto, et je me suis fait engueuler au retour parce que je n'allais pas assez vite !... J'en suis encore ému en repensant à tout cela. Et le nombre de fois où j'ai pris mon pied en passant par les gorges de l'Alagnon entre Blesle et Issoire…. Bref j'ai adoré cette meule !!!!
Mécaniquement je n'y ai rien fait, mais j'ai retrouvé des sensations que je croyais perdues.
Si j'avais pu la garder, je voulais y mettre des pots hauts, remontant de chaque côté de la selle, et un tête de fourche style 900 SS des années 70 avec guidons bracelets. J'avais vu sur Moto Journal l'adresse d'un fabricant français, du côté de Tours, d'un kit qui m'aurait bien plu. (Le fabricant de ce kit a fermé depuis)
Mais en Juin 1999 les circonstances ont fait que je m'en suis séparé.
Je sais que le gars qui me l'a racheté s'en est bien occupé, car il avait déjà au moins 6 ou 7 mobs' dans son garage, dont une Barigo.
Grâce à ce joli monstre, j'ai eu après une Yam' 850 TDM (eh oui, personne n'est parfait !) et une ST2 avant de trouver ma " Grosse ". Sinon je voulais reprendre une 900 Monster. Mais je ne regrette pas mon choix qui me procure encore aujourd'hui des joies intenses et des Good Vibrations !

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