Jacques et Nicole IFRAH font vivre avec passion et discrétion la concession et le team MOTOBEL. Les résultats des deux premières éditions du Bol d'or Classic ont rappelé ce que vaut un twin Moto Guzzi préparé dans les ateliers de Levallois. Merci à Jacques et Nicole qui se sont prêtés de bonne grâce au jeu de l'interview. MOTOBEL comme si vous y étiez. A quand
remontent les débuts de Moto Bel? Juillet 1979 25 ans déjà ! La moto,
une passion, une question d'opportunité? Quel est votre métier
de base? Une passion tout d'abord. Le plaisir de rouler en 2 roues. Ma première
49.9, je l'ai eue à 14 ans. 16 ans début de la moto avec
une 380 Suzuki, et déjà une vue sur la Guzzi 750S3, hélas
trop chère pour mon jeune budget. Pourquoi
l'enseigne Moto Guzzi? Le choix de Moto Guzzi était aussi une opportunité car il était possible d'obtenir l'enseigne sur le secteur géographique. Qu'est-ce
qui vous a incité à vous impliquer dans la compétition? Toujours la passion des belles mécaniques et la confrontation avec les autres, le plaisir de modifier et perfectionner les moteurs existants. Je suis joueur (pas au casino) et j'aime gagner. Quels
sont les souvenirs les plus marquants des différentes épreuves
auxquelles vous avez participé? * Belle place à l'arrivée des 24h du Mans en 1985 (si
on se place dans le contexte, les épreuves d'endurance étaient
difficiles, beaucoup de préparations et beaucoup de casses moteur). Le titre
Pro Twin 1999, celui d'une équipe, mais aussi d'un pilote. Vous
êtes aussi fidèle à Guzzi qu'à Christophe
Charles Artigues. Quelques mots sur lui?
Techniquement, il va vite, il est rapide et sûr. Un de ses points
forts, il s'adapte et roule vite, même si la moto n'est pas parfaite.Intérêt
pour les motos originales et européennes. Nous formons un ensemble
complémentaire. Il roule aussi au quotidien en Guzzi (plusieurs
Guzzi à titre personnel, la dernière, une Calif EV. Bonne
entente, ce qui crée une dynamique de victoire. N'est-il
pas frustrant pour une équipe qui a maintes fois démontré
son savoir faire dans la préparation des twins de Mandello d'avoir
peu (voire pas du tout ) de soutien de la part de la marque? C'est dommageable pour la marque et pour nous, car nous pourrions ou aurions pu avancer plus vite. Il est regrettable de ne pas pouvoir faire un programme de ompétition sur du moyen terme. Guzzi nous a fait des promesses qui n'ont pas été tenues. A l'inverse nous avons eu des aides ponctuelles (du matériel, des budgets ponctuels pour l'endurance et Protwin). Nous aurions pu apporter une structure pour des courses en France et en Europe sans que cela coûte très cher, mais avec un suivi de Guzzi sur du long terme. La victoire
au BOC 2003 a marqué les esprits. L'édition 2004 a confirmé
l'immense potentiel de vos machines et des équipages. Quel bilan
tirez-vous de cette deuxième édition? Bilan positif, mais il est vrai qu'un podium était à notre portée. Notre expérience de la compétition nous a appris que le moindre aléa (surtout dans une course de cette durée) vous fait perdre tout espoir de victoire. J'imagine
que la déception tant pour vous que pour Christophe et Daniel
a été proportionnelle aux espoirs suscités par
les essais et le début de course? Réponse difficile car il est vrai que ce n'est pas vraiment
de la déception (sur le moment peut-être) ; on fait la
part des choses. Nous avons le problème de chute alors que nous
sommes entête. Nous gagnons la 2ème manche.
Les
fans du twin italien auront-ils la joie de revoir le team Moto Bel sur
le BOC 2005? Il est un peu tôt pour en parler, peut-être une Guzzi en Moto GP avec Rossi à suivre L'avenir? La MGS 01 est maintenant une réalité. Envisagez-vous une implication en course avec cette machine, dans quel cadre et à quelle condition? Nous avons été contacté l'année passée
par Moto Guzzi pour travailler sur le moteur de la MGS et pour que Christophe
fasse quelques tours de roue sur le circuit de Rijeka. Cela est resté
lettre morte.
Le palmarès: Débuts en 1981 Crédits photos: Moto Bel & Salvatore. |