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La passion selon GUZZI ... ... ou le début d'une "aire" nouvelle |
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Faut vous dire que celle-là, je ne m'y attendais pas du tout. Deux jours d'essais de la nouvelle Breva 1100, c'est un cadeau tombé du ciel. Et quand, en plus, ça tombe du ciel de Mandello, c'est le bonheur complet.
Tout a commencé le samedi soir : consultation de ma boîte à
lettres et ouverture d'un message de mon conce préféré. Le texte du message,
anodin en soi, allait devenir le point de départ d'une belle aventure :
"Pourrais-tu aller chercher une 1100 Breva pas très loin de chez toi et me la
ramener à Levallois ?".
No problemo, après que les deux concessionnaires aient arrangé le coup, nous
voilà, ma femme et moi, le mardi soir à la réception de la moto et pour 70
bornes de roulage sur des départementales assez viroleuses. Intéressant,
intéressant...
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| Trois quarts gauche ou trois quarts droite, elle est belle de partout cette moto... | |
Perception des clés, contact, démarreur. Assis sur la moto, les demi-guidons
tombent parfaitement sous les mains. La position est parfaite pour une routière,
les commodos accessibles, les pieds bien posés (pas à plat quand même pour mes
163 cm !!) et je note immédiatement l'absence de couple de renversement à chaque
coup de gaz. En trente ans de Guzzi, c'est la première fois que ça m'arrive !!!.
Le pot d'échappement laisse échapper (puisque c'est son rôle) un son grave et
feutré du plus bel effet et assez reposant somme toute... La poignée de gaz est
douce (injection) et l'embrayage également (hydraulique).
Rapide mise en température, débrayage, première... heu, elle est passée la
première ? je n'ai rien entendu. Eh ben non, elle n'était pas passée : la boîte
est froide et mon pied n'est pas habitué ! Par la suite, le problème disparaîtra
complètement : les vitesses passent bien, la première a gardé ce petit clonc
caractéristique et je n'ai eu aucun faux point mort durant les deux jours.
Tout ça pour dire que la boîte est précise, la course vraiment courte et
l'étagement bien fait : bref, nous avons là une boîte moderne...
Léger coup de gaz, re-première (clonc), départ. Dés qu'on roule, le poids de la
machine se fait oublier, la trajectoire à allure lente est stable, sans à-coups
de l'injection, et le premier giratoire arrive : vite, les freins !!
Ceux-là, on les connaît, ce sont les mêmes que sur les V11 et consorts,
puissants et efficaces... et je n'ai pas bloqué l'arrière !!! (faut dire que je
n'aime pas trop appuyer comme un fou sur l'arrière).
La moto s'inscrit parfaitement sur l'angle. Pas besoin de forcer : il suffit
d'imaginer la trajectoire pour qu'elle y aille aussitôt, comme par instinct.
Sortie de giratoire, pareil : on "regarde" la trajectoire et elle y va toute
seule. On se prend vite au jeu et on en vient à regretter les lignes droites.
Les bouts droits sont avalés, quant à eux, dans un confort total. Seul regret,
il manque un pare-brise (petit), un saute-vent ou quelque chose dans le genre,
parce qu'à partir de 130, ça commence à tirer sur les bras... mais je crois que
c'est prévu en option ?
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| Alors, heureux ?... | |
Malheureusement, les 70 bornes sont trop vite avalées. Arrivée à la maison,
séance photos pour la star et dodo au garage avec les autres Guzzi. A ses côtés,
les autres (V11, 750S, T3...) semblent fluettes. Le gabarit de la Breva est
imposant, mais ça ne se ressent pas : les lignes et les courbes sont bien
dessinées, la selle est large et confortable et le monobras-cardan-amortisseur
est une belle pièce de mécanique (dommage qu'on ne puisse pas démonter pour voir
;o)))
Seule ombre au tableau, le tableau (justement) de bord, du moins sa partie
électronique, n'est pas très visible au soleil. C'est tout ce que je trouverais
à redire sur cette moto.
A part ça, le réservoir apparemment imposant contient 23 litres et la
jauge est une vraie jauge à aiguille et non un simple voyant qui s'allume quand
il veut. Le réglage de l'amortisseur est très accessible et on peut même régler
en roulant : j'avouerais que ça, je ne l'ai pas fait, c'est pas la peine de me
vautrer avec une moto qui ne m'appartient pas, m'enfin !!!
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| Qu'il est beau le C.A.R.C. !! | Le coeur de la bête |
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| Vue du paddock | Vue du cockpit |
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| ça discute, ça discute... | Le cockpit vu de l'avant |
Le lendemain matin, je prends la Breva, ma femme prend la V11
et au boulot, jusqu'à midi où Daniel, un ami Guzziste, nous rejoint avec sa
Calif'. Belle brochette sur la route... Départ pour Paname, pause déjeuner à
mi-route où nous mangeons... une pizza et destination Levallois. Deux cent
bornes de 4 voies, nationales, autoroutes et périf' : ce n'est pas mon pain
blanc, mais on ne peut pas trop traîner car il faut rentrer le soir-même.
Arrivée en milieu d'après midi, livraison de la moto et retour maison. J'aurais
bien roulé jusqu'à Mandello, moi !!!
Sur les parcours rapides, il manque vraiment ce petit saute-vent, sinon, les jambes sont bien protégées dans les creux des flancs de réservoir, la selle est hyper confortable sur les longs trajets (sur les courts aussi !), les jambes ne sont pas trop repliées, le dos reste bien droit et les défauts de la route sont avalés en souplesse. Bref, on se surprend à faire autant de kilomètres sans fatigue... signes d'une grande routière ?
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| En tout cas, je peux vous le dire : quelque soit l'endroit où la moto est garée, il y aura toujours du monde à la regarder !! | |
Je ne suis pas vendeur de Guzzi (même pas des miennes, qu'on se le dise !) mais pour 11000 euros, on en a pour son argent. Dommage que je n'aie pas 11000 euros et que je n'aie plus assez de place dans mon garage car je l'aurais bien gardée. D'ailleurs, elle a dû s'en rendre compte car en la laissant à Levallois, il me semble l'avoir entendu soupirer. Pourvu qu'elle ne soit pas maltraitée par les prochains essayeurs...
VIRUS, QUAND TU NOUS TIENS ... !
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Merci encore à Jacques et Nicole de m'avoir permis d'essayer
la moto et merci à Guzzi de l'avoir faite. Une nouvelle aire commence !!
PS : à quand la Griso? ;o)))