"IL N'Y A PAS DE LIGNES DROITES DANS MES VIRAGES."



De gauche à droite; Debout: Anthony "TOTO", Alain "MANDELLO", Denis "ZIGZAG", Arnaud, Sylvie "L' WOOD", Robin "ROBIN L' WOOD", Isabelle "PIMPRENELLE 80", Dany "DEL LARIO", Christophe "TOF V11", Maryse "D'ERABLE", Thierry "SIROP D'ERABLE", Stéphane "STEF 94", Sylvie "LABIGOUD", Jean Pierre "JP CORSA", Stéphanie, Laurent "LOLO 03", Alexandre "VBR"; Assis: Salvatore "IZZUGO TOM", Pascal "SKIPPER", Alain "SCURALAIN", Robert "GROBER", Corto, Jean-louis "BUZZI 13", Christophe "DESMO 63"; Assis dans l'herbe: Fabienne 'MISS GUZZI", Stéphane "BIGSTEVE"; En médaillon: Freddy "GROSNEZ", pilote TZ.

« IL N’Y A PAS DE LIGNES DROITES DANS MES VIRAGES.» On aura reconnu le style inimitable de ZigZag, de retour dans la Zone pour le TROFEO ROSSO 2008, qui nous a servi un aphorisme dont il a le secret. Le ton est donné. Cette édition avait un air de TZED bis qui n’était pas pour me déplaire.
Twin Zoneurs & guests, nous n’étions pas moins de 31 autour de l’apéro du samedi soir, sans compter André 30, Dom, Eric 1100 Sport et Grosnez qui logeaient sur le circuit. Un week-end autogéré qui a laissé notre Grand Chambellan libre de tout souci d’organisation et de road-book. (au moins personne ne s’est perdu ;-))

TWIN ZONE. Cette rencontre n’a pas failli à la règle. Anciens et nouveaux, l’osmose a été parfaite sans round d’observation. Dès les premières minutes la discussion s’engage entre les uns et les autres. On poursuit les vannes, chambrages et autres billevesées entamées dans le virtuel. On discute ferme sur la petite vis « …pas comme sur ma bécane et que ça paraît vachement bien ! » On vérifie que les V 11 sont bien équipées de rilsans pour sécuriser les leviers. Bref, dès vendredi soir le ton du week-end est donné. Les premiers arrivés ont consciencieusement fait quelques emplettes, histoire d’assurer la subsistance du groupe. (Mais pourquoi 27 paquets de pâtes ??? *)
Coutume coutumière, la dégustation de produits régionaux, voire internationaux, à boire et à manger, qui garnissent abondamment les sacoches, valoches et top-cases (Rien n’est parfait en ce bas monde.) des un(e)s et des autres est un moment très apprécié de la troupe hexagonale.(Comme les vis et boulons.) Pour ma part, j’accorde un premier prix ex aequo au Kouign Aman de Labigoud et JP Corsa pour le manger et au trou normand, Calva sorbet pomme généreusement servi par nos futures jeunes mariés Stéphanie et VBR pour le boire. J’ajoute que j’ai tout autant apprécié les autres de ces spécialités, excepté le Maroilles sur lequel j’ai fait l’impasse. Mille excuses à Pimprenelle.
Ces instants autour du repas sont tout le sel de nos rencontres. On comprend alors, qu’au delà de la moto, du twin, de la Guzzi, de la V 11, l’hédonisme et l’épicurisme président à la fête. Chacun avec ses voisins de table profite alors de ces instants joyeux. Comme de juste, un dernier carré prolonge fort tard ce moment jusqu’à l’heure où l’incohérence du propos et le calembour hâtif donnent le signal du dodo. Ceci bien sûr dans la dignité la plus totale. Pour preuve, dimanche matin, le gérant du camping est venu s’excuser du dérangement causé par le karaoké du samedi soir… J’ai pourtant aperçu un ou deux d’entre nous debout sur les tables de la salle…
Comme toujours aussi, c’est au moment de la séparation que je me rends à l’évidence. Je n’ai pas eu l’opportunité de passer un moment avec chacun. Mais en réalité, le plus important à mon sens est de constater qu’entre les un(e)s et les autres le courant est passé, que personne n’est resté à l’écart. Ma grande satisfaction en l’occurrence et de savoir que je suis un peu pour quelque chose dans cette affaire.
Il y alors le dernier soir. L’effectif a fondu. En petit comité la sensation est différente. On rentre un peu plus dans l’intimité, les sujets deviennent plus graves. Le retour vers la vie de tous les jours s’amorce dans la conversation… Mais qu’on se rassure, la vanne n’est jamais loin, jouant à merveille son rôle de soupape !
Je ne peux finir sans dire combien j’ai apprécié une fois encore ces moments partagés avec l’izzuGo Team et je formule tous les vœux de bonheur possible et imaginable à Stéphanie et Alexandre qui convoleront en juste noce à la fin du mois d’août. (Il est d’ailleurs grand temps que ces deux là arrêtent de vivre dans l’abricotier le pêché. J) Remerciements en rafale et cascade à Sirop d’Erable pour la location des mobil-home sur le bucolique camping d’Availles Limouzine, aux filles pour la gestion des subsistances et la cuisson des pâtes. Spécial merci à tous, Zoneurs ou non pour votre présence !

LE TROFEO. Bonne nouvelle. Comme en 2007, un pilote TWIN ZONE était de la partie. Grosnez et son 1100 Sport roulaient en série « Presto. » En vérité, Freddy n’est en aucun cas un descendant de Cyrano de Bergerac, contrairement à ce que voudrait faire croire un document honteusement truqué fourni par Mandello. J’ai apprécié son sourire permanent et son véritable esprit motard. Venu par la route avec la moto « de course ». J’aime ! Juste récompense, il a posé le genou, que le genou, sur la piste durant le week-end.
Le Trofeo, c’est la belle occasion pour les rencontres. A peine franchie la porte le samedi, c’est avec Dom que s’engage la causette. Membre du MG France et de TZ, c’est avant tout un motard et surtout un side-cariste. Tout au long de ces deux journées nous passerons quelques bons moments ensemble. Il faut dire qu’en tant que bénévole, le garçon ne manquait pas d’occupations. En tout cas, son attelage Rosso Mandello/New Speed R’ est de toute beauté. Efficace aussi au dire de son pilote. Espérons qu’en 2009 un deuxième side viendra prêter main forte à celui de Phil pour les TZED 09! C’est sur le stand de la Scuderia que nous trouvons Eric 1100 Sport. (ouf !) Un de ses potes venu en 1200 S nous fait l’éloge de sa machine. Le monde est vraiment petit puisqu’il connaît Roland « Guzzman » compagnon de route (efficace et rapide) des derniers TZED. Un petit point fixe de sa machine suffit à impressionner ceux qui ne connaissent pas. Un tel son en pot d’origine, c’est magique ! Et chacun de sortir sa carte grise, histoire de savoir à combien de décibels sa machine est homologuée… Au fait, pourquoi pas de 1200 Sport sur la piste ??? Dommage.
C’est dimanche dans la soirée que j’ai enfin pu mettre la main sur Sergio. Je ne pouvais décemment pas le rater, histoire de le remercier pour l’ensemble de son œuvre. La Guzzithèque d’abord, cette Encyclopédia Universalis  Moto Guzzi sans laquelle bon nombre d’entre nous resteraient dans la mouise face à leur bécane. Sa démonstration sur la piste du Vigeant ensuite. Je savais par certains de mes acolytes qu’une Calif’ bien menée est un redoutable outil sur la route. Il nous a prouvé que même gréé façon paquebot l’engin ne plaisantait pas sur circuit. (Dommage qu’il n’ait pu garder les valoches…)
Autre grand moment, la causerie de François Gailhac, alias le « Motard Fou ». Ceux qui mettent un tant soit peu le nez dans les revues d’anciennes savent de qui je cause. Habitué des engins exotiques, un basset propulsé par un Panhard Tigre par exemple, il était là avec un cycle-car à moteur de 2 CV. J’ai pu fixer l’instant sur la « pellicule ». Hélas, je n’avais aucun moyen son, grave erreur. L’écouter décrire la genèse de ses différents projets, comment ils sont homologués en bonne et due forme relève de la chanson de geste, la gouaille en plus. Si vous croisez sa route, passez un moment avec lui. Vous ne l’oublierez pas de sitôt !
Des regrets quand même. L’absence de Goffredo, grand gourou de la Guzzi, pilier de l’Anima
Guzzista et avant tout gentleman motocycliste. Ciao Goffredo ! L’absence aussi de Sebastiano Marcellino et sa fabuleuse squadra, dont la mythique 500 V 8… Dommage pour ceux qui n’ont jamais vu et entendu l’engin en action.
L’action, c’est sur la  piste et dans le paddock. Au gré des séries, on se régale du style de certains, de l’efficacité d’autres, qui peuvent être les mêmes soit dit en passant. On se gausse des très lents, pour sûr qu’on irait plus vite… Sûr ??? Peut-être… Déjà que l’on raille ceux qui sont deux secondes moins vite que les premiers les dimanches de Moto GP… Non, je déconne ! Rien ne change en tout cas, ce sont les sides qui ont vraiment la cote auprès du public. Modernes, classiques, anciens, quelle que soit la machine, les équipages exploitent au maximum le potentiel de leurs engins. Un régal pour les yeux et les oreilles. Hormis le six cylindres, tous les types de moteurs évoluent ensemble.
Dans le paddock, moins de machines vraiment originales cette année. On apprécie bien sûr les motos de nos vingt ans, superbement entretenues ou dans leur jus, la Norton Manx, encore là, mais point de grosse surprise. Enfin, si quand même. Cette superbe fausse ancienne construite de A à Z autour d’un moteur Rudge à 4 soupapes. Sortie tout droit de l’imagination de son concepteur/constructeur/propriétaire cette motocyclette a remporté un vif succès à l’applaudimètre. Succès justifié par la prestation sur la piste de cette pièce unique ! Et puis aussi un 4 cylindres MV Agusta dont les mégaphones rageurs en ont ému plus d’un. Un regret aussi. Les superbes et minimalistes Liton se sont vues affublées d’un tête de fourche du plus moche effet. Enfin c’est mon avis.
Enfin, je ne boude pas mon plaisir… Entendre et voir un 3 pattes Laverda, un Ducati couple conique, un Le Mans des époques, un mono Ducati (encore !) reste pour moi un grand moment. Sans parler des quelques V 11 (deux ???) présentes sur le tarmac.

ON THE ROAD. Venir du Sud et monter au circuit du Val de Vienne est un de ces moments de route que j’apprécie à sa juste valeur. La traversée des Cévennes qui ouvrent la porte de la Margeride, effleurer l’Aubrac, voir se profiler la chaîne des puys, laisser le Plomb du Cantal pour tracer le chemin dans les profondes forêts corréziennes, terminer par les doux vallonnements du Limousin, autant d’instants dont je me régale avant, pendant et après. Il y eut, à l’aller comme au retour, quelques  moments de grâce. Ne rencontrant aucun autre véhicule sur certaines portions, on se sentait comme seuls au monde, aspirés par le serpent de bitume. Solidement encadré par les Califs’ II de BigSteve et du tandem Grober /Corto au départ de Beaucaire notre troupe grossit au fil du voyage. C’est sans efforts et dans un timing quasi parfait que nous trouvâmes sur la route Buzzi puis Mandello en compagnie d’André 30. J’en profite pour félocher le jeune Corto. Il a supporté sans broncher une troupe de quinquadra obsédés par les gros brêlons à air. (Des Guzzistes majoritairement !) Mieux que cela, il s’est fondu dans la troupe, participant plus qu’activement à la vie du campement. Préposé au BBQ, autour duquel on vit également « Scuralain », lequel s’est infusé 840 bornes en solitaire pour nous rejoindre et « Robin L’ Wood » expert culinaire du groupe, il a été bombardé photographe TZ pour les sessions pistes ! Ca c’est de la promo. Continue comme ça ! Quant aux potes en Califs’ je suis toujours ébaubi du véritable inventaire à la Prévert qui garnit les valoches de leur bécanes. Du produit lave-vitres au Twinmax en passant par une réserve de Pelforth brune ou un véritable cigare Cohiba, comme à la Samaritaine on trouve tout dans ces motos… Le tout emmené à une allure… respectable !
La route du retour ne nous vit que deux, profitant de tout ce qu’une belle virée en bécane procure. Une température digne d’un mois de novembre durant la matinée, réveillant dans mon épaule droite le souvenir douloureux d’une vieille fracture. Une crise de barrette de relais sur le V 11, qui m’a obligé à un (très) petit moment de bricolage avant que tout rentre dans l’ordre. (Démarreur, pompe, éclairage) Une rupture de câble de gaz sur la California de Stéphane dans la belle montée du col de Jalcreste nous vaudra un second arrêt bricolo. Là, quand ton pote sort le Twinmax, tu ne te gausses plus… Un repas (très) digne de ce nom au restaurant le Saint Georges de Riom ès Montagnes pour fêter dignement les 49 balais de mon compagnon de voyage et bien sûr ces routes de rêve, déjà évoquées, où l’abscence de képis ajoute au plaisir d’être là !
Au fait Grober, tes jantes, comment vont-elles ?

* En réalité il n’y en avait que 6. Mais l’épicier hawaïen, probablement impressionné par cette armada en avait facturé 27 !!!


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Piste: CORTO; Paddock: PASCAL

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