LES PREMIERS TZ EST.
Voila une très bonne raison de pouvoir enfin rendre visite à nos amis d'Alsace. Rafa s’est lancé dans l’organisation des premiers TZE ! Connaissant l’homme ce ne pourra qu’être réussi. De plus ce week-end sera béni par Sa Très Haute Sainteté. |
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Nous sommes jeudi et il faut que je fasse la vidange de la Grosse. L’après-midi est chaude et laisse présager un orage dans la soirée. Du temps que j’y suis j’en profite pour remettre des rivets sur ma trappe de visite du QuatD. Ils ne dureront pas bien longtemps…. Il est 23h00 quand j’ai tout remonté après avoir changé le filtre et enlevé le carter pour vérifier qu’il n’y a pas de boulon baladeur…. Je range les glingues, fait l’appoint d’huile et il commence à pleuvoir. Puis plus tard à grêler…. Bon on verra demain matin si c’est trajet avec combarde de pluie ou pas. La nuit est courte vu qu’il me faut retrouver sa THS à Baume les Dames entre 10h et 10h30. Vendredi matin 6h45 je décolle avec le bazar et la combine roulée et prête à l’emploi. Pour l’instant il ne pleut pas. Autoroute jusqu’à Gannat, puis liaison jusqu’au prochain tronçon autoroutier que je dois récupérer à Châlon sud. Je trouve quelques gouttes de pluie entre Digoin et Montceau-les-Mines mais pas de quoi enfiler la tenue d’homme grenouille. Et puis en y regardant bien ça s’éclaircit là où je vais. Je reprends l’autoroute à bonne allure, la grosse marchant le feu de Dieu (ne pas le répéter à sa THS. Il serait capable de me faire dire la messe en latin et que je lui serve d’enfant de chœur. J’ai horreur de la raie au milieu…). Encore merci au Doc’ pour ses réglages et le module qui va bien. 10h45 j’arrive au centre de Baume les Dames. Messages divins sur mon téléphone. Après avoir communiqués grâce au Saint-Esprit nous nous retrouvons enfin avec Benoit pour boire un coup avant d’aller chez le Glaude Claude. Re autoroute pour ne pas arriver trop tard. Nous y voici. Un superbe chalet en bois, un garçon et une fille gentils et une femme adorable. Mais le plus heureux c’est le chien qui a une niche relevant du deux pièces sous l’escalier. Un succulent repas nous permet de voir venir les virolos que nous réserve BY pour tout à l’heure. En effet ce qui aurait pu se faire en une grosse centaine de bornes se fait en 200 avec franchissement de 9 cols ! Le temps s’y prête superbement bien et les paysages sont magnifiques. Quand on pense que certains endroits ont subit des bombardements et mitraillages intensifs en 14-18. Y sont fous ils auraient mieux fait de profiter du pays et de ses mélokos mets locaux. Bon bref la folie des hommes est insondable ! Nous arrivons à Rothau où nous attend Rafa. Nous sommes les premiers ! Scuralain nous retrouve peu après. Les autres ne seront pas là avant une bonne heure. On va boire un coup chez Rafa et faisons connaissance de sa charmante famille. Deux garçons loquaces et la petite dernière qui avait avalé sa langue…. Barbara ne sait trop sur quel pied danser devant cette troupe de « sales motards »…. La suite lui prouvera que sous des airs de blousons noirs se cachent des gens à peu prés normaux. Nous récupérons notre hobbit et ses accompagnants Fabrice et Damien ainsi que Roland qui n’en peut plus. 900 bornes depuis le matin ! Allez hop au gîte et puis direction le restau où nous sommes attendus pour un délicieux repas servi dans une salle qui n’en revient pas de voir arriver cette bande de gueux. La patronne est charmante ainsi que les serveuses. (On se calme l’ancien !) Finalement même avec nos airs peu avenants nous excitons la curiosité (et peut-être même autre chose….) d’une dame qui après avoir bien arrosé la soirée avec du champagne jetait son dévolu sur la HD et son fringuant biquet biker ! Ruhe ! Zu bet ! La nuit réparatrice fut bruyante et odorante…. Samedi matin. Une petite pluie nous réveille ! Aïe ça commence bien. Puis plus rien et finalement cela se dégage pendant le petit déj’. Il est vrai que la pluie du matin n’effraie pas le pèlerin mais quand même, le pèlerin n’a pas envie de macérer dans ses vêtements de pluie ! Nous rejoignent Alain (rentré chez lui la veille), Jean-Marc et la célébrissime et charmante Leïla. Nous voici partis à nous refaire un certain nombre de cols et surtout la fameuse route des crêtes, si ce n’est que la brume et le brouillard sont de la partie et nous font apercevoir de temps à autre lors d’une trouée de bien beaux paysages dont nous ne profiterons guère. Nous reviendrons voir cela une autre fois. J’avais pourtant foi en sa THS qui avait dit moult messes et incantations l’encensoir à la main, je lui ai même baisé l’anneau de nombreuses fois, mais ses miracles ne fonctionnent pas à tous les coups. Peut-être avait-il une crise de foie…. ? Nous avons fort bien et copieusement déjeuné dans une pittoresque auberge de spécialités roboratives et fini par une tarte aux myrtilles dont je n’ose vous donner l’indécente épaisseur de fruits ! Le café était « moyen », mais qu’à cela ne tienne nous allons en boire un chez Claude car nous ne sommes qu’à une portée de Tomahawk de chez lui. Et en plus certains ont des petits soucis techniques ou électriques. Café et mirabelle étaient forts bons. Le side dans le garage me fait de l’œil, mais je reviendrais avec le mien pour qu’ils fassent connaissance. Nous sommes rentrés par les grands axes, afin de ne pas arriver trop tard dans nos pénates. Les frangins et Leïla nous quittent en cours de chemin. En approche sur Schirmeck, le nom de ce patelin se confirme par la pluie qui nous accompagne jusqu’au gîte…. (Shirm eck = le coin du parapluie. Tout est dit !) Le repas du soir est pris au gîte après un apéro à la bière d’alsace. Le menu est encore fait de spécialités locales et est arrosé de vin alsacien. Pour finir dignement la soirée et attaquer la nuit nous finissons par deux tournées de pousse-cafés plus ou moins enflammés ! Je peux vous garantir que la chambrée fut bruyante, à commencer par moi ! Dimanche matin, le soleil brille. Petit déj’, bouclage des sacs car après le repas de midi un certain nombre reprendra la route pour regagner ses boxes. Nous sommes rejoints par Eliane et sa Grosse Saucisse Bien Molle, les frangins et Olivier. Pas de Leïla aujourd’hui. Roland est très déçu…. Mais moi je suis très content de faire enfin la connaissance d’Eliane. Direction la concession Bergmann à Wingen am Moder (…ateur…) par des petits chemins forestiers qui nous font voir des paysages restés encore sauvages. Un petit tour au plan incliné de Saint Louis que l’on ne peut qu’apercevoir. Nous arrivons à Wingen attendu par un fou en deux roues sur une moto blanche. Mais que fait la police ? C’est sûr qu’elle ne peut pas nous ouvrir la route et poursuivre les délinquants…. En fait, Alain était en éclaireur à l’entrée de la ville et est allé prévenir de notre arrivée la concession Bergmann. Enfin nous sommes dans le St Graal ! Présentation de Linda, Jacky, et leurs enfants et petits enfants, ainsi que de Claire, Jean-Charles qui n’avait pu venir aux TZED09 à cause d’un accident stupide et on retrouve Olivier, les frangins et Alain sans sa Honda (excusez le gros mot). Découverte des modèles Moto Morini et discussions autour de ces bécanes. Une petite arsouille avant d’aller au restau à La Petite Pierre et nous nous retrouvons devant un repas du cru et surtout une superbe tourte à la viande en provenance directe de Mandello…. Faire la connaissance de celle ou celui que j’ai de temps en temps au téléphone fut un réel plaisir, mais malheureusement toute bonne chose a une fin ! Photo de groupe, puis la troupe s’éparpille. Il y a ceux qui doivent rentrer ce soir, et ceux qui ne rentreront que demain. Avec Roland nous repartirons demain matin après une très agréable soirée chez Rafa. Mais avant d’arriver à bon port nous avons failli avoir une mésaventure. A la sortie d’un village, appel de phare de motard et automobiliste. Rafa diminue l’allure et…. On se fait arrêter quand même ! BMO en voiture. Rafa les connait. Heureusement car ils sont là pour les contrôles de bruit ! On y passait tous ! Olivier s’en sort bien car il n’avait plus d’éclairage, mais une excuse car le fusible avait claqué déjà deux fois avant ! On quitte Eliane et Olivier quelques bornes plus loin et on apprendra après qu’Olivier n’est pas allé bien loin ! 300 mètres ! Heureusement pour lui qu’il avait un bel ange-gardien qui l’a ramené chez lui en BM GS. Diagnostic : la batterie ne charge plus, donc régulateur ou alternateur. On apprendra un peu plus tard que Sa THS a du faire appel aux pompiers pour éviter la mise à feu de son missile…. Vraiment les ecclésiastes ne sont plus ce qu’ils étaient, leurs miracles ne fonctionnent plus….Et un régulateur de plus ! Heureusement qu’il y a des gens bien qui roulent avec des bécanes à carbus et qui peuvent dépanner les injectées…. Ce sont des personnes très très bien et qui ont de fort belles motocyclettes !
Lundi matin il tombe des cordes…. Un bon petit déj’ et on va enfiler les tenues de clown pour faire notre numéro de duettistes sous la pluie…. I’m singing in the rain…. Grande première pour ma combarde achetée il y a plus d’un an ! Un au-revoir à l’alsace, aux alsaciens qui nous ont reçu royalement, eine große schmeck à Barbara qui se dit que les blousons noirs sont des hommes comme les autres et nous voila partis en apnée ! Que d’eau, que d’eau comme aurait dit Mac-Mahon…. (Légitimiste, royaliste et conservateur, le président Mac-Mahon était aussi d'une insondable naïveté. On cite volontiers son exclamation devant une inondation dans la vallée de la Garonne : «Que d'eau ! Que d'eau !») Finalement ça se calme et nous nous arrêtons au Pont d’Aspach pour abreuver nos brèles et casser une graine. Eh bien nous y avons rencontré un homme et son chien (nan pas lui….) qui se posait la question de savoir s’il allait s’acheter une Griso ou une Breva ? De toute façon en sortant d’une Kawa ça ne peut qu’être mieux…. Puis à la fin de notre collation, un italien nous aborde et nous voila repartis à parler de …. Moto, Agostini, Rossi et tutti chianti quanti ! On repart sans les scaphandres, mais pas pour longtemps ! Les méandres du Doubs auraient mérités du soleil… A l’arrivée à Besançon, petit café et là on décide de prendre l’autoroute parce que ça se traine sur la route entre les baraques à frites et les coquilles d’escargots tirées par des BAR…. Nouvelle pause à l’aire de Beaune pour enlever définitivement nos bouteilles de plongée ! Le soleil brille brille brille, hello le soleil brille ! On se sépare à la sortie de Digoin et le reste de la route se fera en solo. Arrivée à 21h30, 1927 kilomètres sans encombre ! Qui a dit que les V11 ne sont pas fiables…. Pas comme d’autre…. Conclusion, un SUPER week-end, une région superbe où je n’avais pas remis les pieds depuis 20 ans, des gens adorables et accueillants, de jolies filles (allez ça le reprend l’ancien, déjà qu’il nous raconte sa guerre…) et des souvenirs plein la tête. Pour Rafa je mets mon cachet GC Approved et faites en d’autres ! A vous les studios ! 7/8/9/10 août 2009 Lolo-GCGP-Batman-Triside |