"L'incident mécanique est à la Guzzi ce que le gamelle est à la Ducati."


1. "Jean-Marc" 1200 Sport; 2. Yvan Triumph T 301; 3. "Lolo 03" Panier (de Yoplait) 4. Mars Scura; 5. "Mandello" Cafe Sport; 6. Damien Triumph Speed Triple; 7. Jean Marc Cafe Sport; 8. "Sanitas" V 11 S; "Stef 94" Le Mans; 10. Alain "Bitwin" Suzuki 1000 SV; 11. "Titus" V 11 S Magni; 12. "Sittingbulle" V 10 proto; 13. "Grober" Calif II; 14. Phil "Family Pelletier" V11 RC - Choda; 15. "David" V 11 naked; 16. Serge Ducati 750 SS; 17. "Scuralain" V 10 Centauro; 18. "Pascal XI" V 11 S ; 19. Max BMW 1100 GS; 20. Jocelyne "Bitwin"; 21 "Coppa Leïla" Coppa Italia; 22."Tiyoux" V 11 S; 23. Guzzman 1200 Sport; 24. "Michducat" Ducati 900 SS; 25. "Pascal" Rosso Mandello. Manque "Desmo 63" V 11 Le Mans Rosso Corsa. Les "sans numéro" sont de gentils Free Twineurs.

Prologue et postlogue . Les TZ DAYS ça commence par un parcours de concentration, normal, qui nous conduit vers la terre promise des Auvergnots*… Cette année, c’est avec GROBER, MAX (1100 GS) et PASCAL 11 que je cheminerai vers Orcival. Autant dire que l’ambiance TZ c’est tout de suite ! Nouzautres del Sud avons cette chance, sitôt passé Alès, de voir les bouts droits se réduire au profit de courbes de toutes natures et les képis transformés en paisibles ruminants de nos belles contrées montagneuses, prometteuses de fromages de renom… Les augures nous sont favorables. Au gîte des Violles, nous faisons jonction avec notre poteau doigt. (pardon, pote audois) La montée du col de Montmirat  nous a permis un petit échauffement sportif en vue des deux jours à venir, la table des Violles, égale à elle même,  avec sa terrine, sa truffade et sa tarte aux poires permet le rodage des estomacs…
La traversée de l’Aubrac en guise de digestif, le Puy Mary et la remontée vers le parc des volcans d’Auvergne et les Monts Dore, destinantion finale nous offrent des paysages apaisants pour la rétine et attrayants pour la poignet droit. Nous sommes néanmoins globalement raisonnables. Vers Condat, je vais conjurer le sort du « droite qui ferme. » Voilà une chose de réglée. La journée se termine sur une note bien sportive. A l’amorce de la descente du col de Guéry vers Orcival, calé dans la roue de l’Adjudant Grober j’aperçois assez loin devant deux bécanes qui semblent joyeusement rouler. Je ne suis pas le seul. Le rythme s’accélère soudain et je suis surpris de nous voir revenir aussi vite dans les roues des deux « Free Twinners. » Car Sanson. (et Dalila) Ducati S2R et Thruxton varoises. J’espère pour eux qu’ils n’ont pas identifié le missile qui les a aisément ramarrés comme étant une vénérable Calif II… ;-)
Les TZ DAYS, ça se termine par un parcours de dispersion. Accompagné de SANITAS et PASCAL 11 le retour s’accomplira à un rythme de père de famille. Nous profitons une dernière fois du site du parc naturel en franchissant le col de la Croix Morand cher à Jean Louis Murat et en musardant sur les berges du lac Chambon. On se laisse ensuite glisser vers Condat puis Saint Flour, via Allanche cette fois. J’en profiterai pour observer un moment un troupeau de superbes Salers avec leurs petits en attendant mes potes? ralentis dans la traversée de cette bourgade. Arrêt buffet à Saint Flour… Une idée à creuser de SANITAS : lancer une souscription qui permettra une OPA sur le Route 99. Lolo en deviendrait le gérant et on organiserait des TZ Days toutes les semaines…La route reprend ses droits. On shunte l’A 75 afin de passer par le viaduc de Garabit. La traditionnelle photo de groupe va une fois de plus démontrer ma grande maîtrise du retardateur. Et je le prouve. Nos chemins divergent à Saint Chély. Mes potes continuent droit vers le sud. Je bifurque sud-est à travers la Margeride, me glissant sur la pointe des pieds entre deux orages, n’essuyant que quelques gouttes au passage. Au col Saint  Pierre, le Veglia affiche 50 000 km. Dernière bonne nouvelle : la route du Tourist Trophy gardois, entre Lédignan et Fons a été revêtue de neuf. Par contre le fameux Ballaugh Bridge local est tout aussi traître dans ce sens…

Faudrait voir à améliorer la gestion du retardateur. (Réalisé sans aucun trucage.)

Twin Zone, l’esprit. Je reviens une fois encore sur ce sujet qui me tient particulièrement à cœur. C’est bien ce qui nous procure cette joie des retrouvailles annuelles. A nous observer, j’ai fini par mettre définitivement le doigt sur le liant qui donne sa force à cet édifice. Il y a bien entendu à la base cette passion pour la V 11. Mais nous ne sommes pas tous en V 11… Le lien, au-delà des marques, des cylindres, c’est ce sens de la formule, de la répartie, du bon mot, du calembour, qu’ils soit excellent , moyens, voire calamiteux… Et encore il nous manquait le maître en la matière, notre cher izzuGo toM ! Il eût pu nous annoncer sans sourciller : « C’est en arrivant à Orcival qu’il verra ce que c’est, Bougival. » C’est aussi ces moments de causeries plus sérieuses, où on se révèle un peu, où les aspirations et les espoirs des uns et des autres apparaissent. Ce sont aussi des vœux formulés quant à la santé de l’un d’entre nous que tous espèrent voir ou revoir prochainement au guidon de sa Mostro… Tu es avec TZ, tu es TZ. Pour preuve. SANITAS nous a nouveau gratifiés cette année, de cinq week-end de ski et d’un séjour d’une semaine. Merci encore à toi ami. Et ce gros lot, c’est MAX, invité de GROBER qui l’a ramené dans sa sacoche ! MAX, qui s’empresse d’offrir le champagne à notre joyeuse troupe. Twin Zone c’est tout ça et j’éprouve une vraie joie à le voir fonctionner.

Twin zone, les statistiques. Les TZ Days 2008 c’est 26 participants sur les 5 jours cette année. Ce sont 20 Twin Zoneurs pur jus et 6 invités. C’est aussi treize V 11 (dont une à trois roues), une Calif II, deux V 10, deux 1200 Sport,  deux Ducatis (900SS & 750 SS), une BMW (1100 GS), deux Triumph (T 301 & T 509 Speed Triple), une Suzuki (SV 1000). Ce sont 640 km de balade sur trois jours. (Je sais, je sais, certains en ont fait plus…) Quelques arsouilles sur des tracés de choix. Un fil d’excitation de démarreur débranché, un nombre inconnu de boulons de Ducatis parsemés çà et là. La mauvaise foi, la bonne humeur n’ont pu être quantifiées : il n’existe aucun instrument à ce jour capable de les mesurer.

Twin Zone, la route. Le cru 2008 fut teinté d’une fantaisie toute italienne… Cela n’entama guère le flegme des Triumph, la rigueur de la Béhême et la Suzuki ne se fit point Hara Kiri… Le vendredi, vers le lac de Vassivière, le groupe se trouva scindé en deux. Par chance, je me trouvais dans le second paquet avec la carte et le parcours… Nous ralliâmes donc le superbe lac du Limousin dans un désordre… étudié. D’autant plus étudié que ce groupe arriva avant le premier, auteur d’un détour improvisé. Tranquillement occupés à jouir du lieu, nous vîmes débouler un Café Sport sur le champ identifié comme celui de MANDELLO. Alors le rendez-vous spatial Apollo/Soyouz, ça me fait bien rire… Ce qui fit bien rire not’ GC en revanche, c’est que je sois passé devant le resto que j’avais déniché sur le net sans m’y arrêter… Le nom me disait bien quelque chose aussi… L’après-midi, outre sa fonction digestive fut  à nouveau l’occasion de détailler les paysages de la Creuse, de la Haute-Vienne et de la Corrèze. Amateurs de loisirs verts, vous êtes chez vous. Agréablement surpris nous fûmes également par la sympathie des gens aperçus au gré des villages traversés. Toutes générations confondues, les signes d’amitiés faisaient chaud au cœur. A moins qu’hayabusés ils n’aient tous crus à un défilé de la nouvelle gamme Massey-Ferguson… Il y eut quand même un petit morceau de bravoure dans la descente entre Rochefort Montagne et Orcival. Calé derrière le V11-Choda du tandem PHIL/BONOBO, j’ai pris une première fois la mesure de l’efficacité du trio. Certes je filais le train du side, mais pas en fumant la pipe…
La journée du samedi fut une sorte de Ying-Yang  motocycliste. Parti du gîte après le groupe , j’arrivais devant au Mont Dore sans l’avoir doublé… La magie d’Orcival, village de poche avec deux sorties possibles… Ajoutons à cela un ravitaillement  en carburant qui devient toujours un marathon pourvu que chacun y mette du sien, (l’année prochaine vanne Zénith pour tout le monde et tour de ravito) un arrêt café à La Bourboule et après environ une heure trente nous avions à l’aise parcouru vingt kilomètres… C’est alors qu’on atteignit le sommet, ou le tréfonds, question de point de vue. Sortie de La Bourboule un poil chaotique, une 11 noire qui ne démarre pas, la route qui prend immédiatement un aspect affriolant et c’est la foire. Je la fais courte. Twin Zone se retrouva alors éclaté en groupuscules allant de un à plusieurs… On aurait cru un congrès du Parti Socialiste. Tout le monde compte aller au même endroit, mais par des voies différentes. Bref, malgré tout, à 13H05, au lieu de 13, l’apéritif était servi à la terrasse de l’hôtel restaurant des Voyageurs de Bagnols.
Et arriva THE après-midi. Dès la sortie de Bagnols le ton est donné. Mené par PHIL/BONOBO, la troupe rejoint Bort les Orgues à une allure… respectable. La grimpette vers le point de vue des Orgues donne l’occasion à notre sidecariste de larguer tout le monde dans un nuage de poussière digne du Ténéré… Forcément entre l’étroitesse du tracé et le « largage des fumigènes », on ne passe pas. Derniers instants bucoliques les fesses dans l’herbe et ce fut la spéciale des gorges de la Rhue. Si vous avez déjà roulé derrière un side, si vous vous êtes endormis, jetez toutes vos certitudes sur le sujet. La route des gorges dans le sillage de Phil fut un grand moment de jouissance sur deux roues. Gros gaz, gros freinages, enfilades avalées d’un bloc, l’impression ressentie la veille au soir se confirmait puissance dix… J’ajoute que BONOBO se contentait de sourire béatement dans le panier et que la Rosso Corsa de Phil est aussi full power que les nôtres… No comment.
Une belle liaison vers Besse et St Anastasie , arrêt bistrot. (faudrait voir à pas trop rouler non plus) Et c’est le col de la Croix Saint Robert. Dix neuf kilomètres de pur bonheur… Une première partie de goudron noir, pas trop large, avec toute la gamme de courbes voulue, suivi d’un final qui sert de théâtre à une des plus réputées manches du championnat de France de la montagne auto. Route large juste ce qu’il faut, on roule majoritairement en trois, rails doublés, dégagements en herbe… Ivresse collective, « virile mais correcte », (PascaL 11 TM) chacun s’emploie à être « vite et bien. » Devant, assez loin,  MICHDUCAT avec son 900 ss ouvre la route avec une facilité et une efficacité décourageante. Dans le roue de GUZZMAN, je prends la mesure de l’efficacité du 1200 Sport ; honnêtement, le pilote y est pour beaucoup. Un coup d’œil dans le rétro : ils s’accrochent les rascals. Il paraît que 11 s’est rendu coupable d’un freinage disons, tardif, sur une Laguna, l’affaire relatée par MAX ne manquait pas de sel. Pour finir la journée sur une note satisfaisant notre ego, il fallut dans la montée du col de Guéry faire le ménage dans un groupe de retardataires qui encombraient la route avec force valoches et top case… Eh, ZIGZAG, t’aurais du viendre !

Twin Zone qui ne roule pas. (Part one) « Si ça ne roule pas, c’est qu’il y a panne. Si ça roule c’est que la panne guette. » Celle-ci elle vient de jaillir du clavier. Trève de perfidie. En dehors du (tout) petit incident déjà évoqué qui affecta la noire de TIYOUX les Guzz’ se sont bien tenues. En revanche, on en dira pas autant des Ducatis, qui faisant mentir la citation du haut de page, ont joyeusement essaimé des boulons au long de la route. En progrès néanmoins par rapport à 2007, puisque les capricieuses bolognaises ne daignèrent pas franchir la porte du garage, nous privant de la venue de nos potes isérois. ;-))

Twin Zone qui ne roule pas.(Part two) Quand TZ ne roule pas, ça cause, ça mange, ça boit un coup, ça écoute du rock’n roll, parfois tout cela ensemble et ça dort. (un peu) On l’aura compris, en matière d’aphorismes et autres balivernes on ne s’en sort pas mal. Je compte d’ailleurs sur mes camarades de cour de récré pour nous en remémorer certains, en dehors de celui déjà attribué à PASCAL 11 et du déjà cultissime, pour parler moderne : « Arrête de boire du Perrier, tu vas rouiller. Demain tu seras tout roux. »
En ce qui concerne les agapes, notre Grand Chambellan fidèle à ses habitudes, nous a mené en des lieux où les plaisirs de la table ne sont pas un vain mot, le tout à des tarifs somme toute raisonnables et connus par avance. Pas de mauvaises surprises. Du style très vieille France de la dame de la Caravelle, qui s’est à merveille accommodé du notre, à celui plus décontracté du patron des Voyageurs de Bagnols, partout nous avons été accueillis comme des princes. En même temps, il est vrai que nous n’avons ni pété, ni roté à table, ni mis nos coudes sur les tables et les doigts dans le nez. Le repas du samedi fut aussi l’occasion d’élever LOLO au grade de Grand Officier dans l’ordre des Compagnons de la Fourvoyure pour l’ensemble de son œuvre.
En ce qui concerne le boire, en dehors de l’inévitable pression, une mention spéciale à TIYOUX et ALAIN BITWIN pour leur mirabelle, PASCAL 11 pour « cidre », GROBER pour son marc et le team ALSACE pour sa figue… Toutes spécialités appréciées par le chanteur de Spectrum Band. C’est du lourd… De fait ce Band est composé de Russes, qui ont quitté la mère patrie voilà une paye, histoire de venir vivre leur passion du Rock’n Roll à l’Ouest. Renforcé ce soir là par Joël, la formation nous a balancé sans ménagement ni retenue du Deep Purple, ZZ Top, ACDC et autres joyeusetés dopées aux décibels. Je suis toujours sidéré par les musicos. Le fameux Joël, jouait pour la première fois avec le qutuor ex-soviétique et pourtant, on eut dit que ces cinq là se connaissaient depuis... Pfuuu!!! Mais, tant pis pour les couche-tôt, c’est l’after qui nous a procuré le plus d’émotions. Il y a toujours lors des TZED un moment de magie dont on se souviendra… Cette année c’était là. Ces instants ou seul avec son Korg, le colosse russe nous a sorti un "Wish you were here" émouvant, un "Lookin’ out my back door" ébouriffant, plus quelques perles du même tonneau, pour terminer avec la "Toccata et Fugue en ré mineur" de Bach qui nous a laissé émus et le cul par terre… Le bonhomme vaut aussi par son sens de la narration, très slave. L’entendre évoquer une choucroute « …la jambe de cochon, grosse comme ça… » limougeaude restera une grande page de la saga Twin Zone.
Je n’oublie pas l’ambiance a mis chemin entre la colo et feu le service national due à la formule de l’hébergement. La perception des couchages savamment réglée par not’ adjudant de compagnie et remis par le sergent fourrier LOLO, la préparation du petit déj’, et la remise en ordre matinale de la salle de resto/concert en ont ramené plus d’un quelques années en arrière. Pour terminer, je tiens tout particulièrement à remercier Patricia et Jean-Pierre « Yéti » pour leur accueil et leur disponibilité durant ce week-end. Patricia qui est revenue avec un sourire radieux du baptême de side avec au guidon not’ Champion normand Phil.

*Spectrum Band TM

PASCAL "SKIPPER"


LES TZED RACONTES PAR CEUX QUI LES FONT.

DIAPORAMA*

Crédit photos: DAVID; JEAN-MARC; LOLO; MANDELLO; MAX; PASCAL 11; PHIL; SANITAS; STEF 94; TIYOUX

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