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| Etienne et son béret, team manager du DUCATEAM, interviouvé par Maurice "Radio Libre" lors des 24 h du Mans 2002. |
MON DARK DOG TOUR
C’est un peu long, je cause que de moi, c’est mes aventures au pays du Dark Dog Tour 2008 (N°123)
RECOS EN TRAIL
J’ai fait quelques recos avec un trail. Un truc que je découvrais pour la 1° fois. Tain, chais pas comment ils ont fait pour vendre des merdes pareilles : faut un escabeau pour monter dessus, les pneus sont en bois, ça freine pas et ça se dandine joyeusement dans les ondulations.
PREPARATION
Prépa bien trop tardive avec récupération de la brèle 15j avant la course. Ca s’est fait à l’arrache. Vite passer chez le tourneur local pour fraiser les encoches pour mettre les aimants dans les jantes. Puis ratage du facteur pour le colis des pattes de phares déjà retardé par la grève de la veille. Et à La Roche Chalais, si tu rates le colis, tu peux le récupérer à la poste locale. Mais seulement le lendemain. Alors course poursuite dans la campagne pour trouver le facteur. Aller retour chez Didier pour que Totophe m’installe les connexions électriques (faut 2 sorties commandées par le bouton de phare avec des relais protégées et 2 arrivées permanentes, le tout commandés par interrupteurs). Vite vite encore plus vite passage chez Manu Ripault qui me découvre un embrayage prêt à casser et pas mal de petites bidouilles prêtes à lâcher. Pas de klaxon, régulateur pas fixé, vis bas de fourche foirée etc. J’ai fait l’impasse sur les antibrouillards, les protections de main, l’aménagement de la selle, la validation du compteur additionnel (ça me coûtera cher en début de rallye). Manu plein d’enthousiasme (ça fait plaisir dans ces situations) veut absolument me régler la meule comme il faut en partie cycle. Pas possible de refuser. Mais il a fallu près de 3 H entre amener la meule, tomber (exprès) en panne d’essence pour valider la contenance (mais pas eut le temps de valider la contenance de la réserve) car il fallait jouer fin avec un réservoir de 13 litres ! Puis faire des essais, puis faire confirmer par Manu, puis desserrer le ressort avec cette putain de bague en vulgaire plastoque (Olhins !) et pas de place pour passer la clé. Mais, grâce à lui, je me suis retrouvé avec une brèle nettement piu confortable et des réglages spécifiques circouits. Il me découvre une rondelle embrayage anti-dribbling cassée. En catastrophe j’en trouve une, mais sur Paris. Vite, vite organiser tout ça en demandant à Marc Granié de passer la prendre. Il arrivera finalement trop tard pour que je la monte avant les vérifs du vendredi. Alors, il a fallu ensuite négocier avec les zofficiels pour ressortir la meule du parc fermé pour changer cette foutue rondelle ressort le samedi sous surveillance des gradés puis repassage aux vérifs techniques. Mais non, pas la peine de passer au sonomètre, puisque je vous dis que j’y suis passé hier. Tiens au passage, je tombe sur les bedonnants en train de tenter de déchiffre le N° de série du casque de Fred Lejeune qui était effacé. Ils finiront par le valider tt de même. Un autre concurrent n’aura pas la même chance et devra fournir un autre chapeau !
OUPS
Dés le 1° pointage, j’ai touché le fond. On avait été bien préviendu que le respect du code de la route était primordial et que nous étions surveillés. Pour la 1° liaison de 6km, je me suis pris la plupart des feux, j’ai bien roulé à 50, et me suis consciencieusement servi du grinotant. Pour cause de tardivité, je n’étais pas encore spécialisé avec l’ordinateur/Compteur et arrive au pointage vide
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Junior TT 2006; atterrissage en souplesse à Ballaugh Bridge. |
de mes collègues précédents. Ils s’étaient perdus en route, je ne le saurai que plus tard. L’ordinateur/Compteur m’indique que je suis en avance, mais ne l’ayant pas validé (monté trop tard), me voilà pris d’un doute à son sujet. Le temps de faire un calcul trop rapide et merde, merde, j’ai 2mn de retard. Donc je fonce pointer. Avec 8 mn d’avance ! J’avais fait une erreur de calcul de 10 mn. Désespéré. Passant pour un ancien à l’expérience en béton, je fais une erreur que même les débutants ne font pas. J’en cause au directeur de course qui était au bord du pointage qui m’explique que ça pourrait être annulé en me donnant des explications techniques auxquelles je n’ai strictement rien comprendu. Et donc j’ai pris son discours pour une façon de me rassurer. Dans les jours suivants, ne voyant pas les pénalités appliquées, je n’ai pas osé aller demander pourquoi de peur qu’ils s’aperçoivent d’une erreur de leur part. Je pense qu’ils ont mis ces pénalités à la poubelle par erreur avec celle de la 2° partie de cette mini liaison, 2° partie pour laquelle ils avaient effectivement prévu de supprimer le temps imparti. En attendant, la 1° nouit, je n’ai pas dormi, et aux 1° spéciales, j’ai roulé, pas piloté.
FLOTTE et FROID
Le plus dur au début a été la souffrance aux mains. Rarement eut froid comme ça. Là j’ai regretté les poignées chauffantes. Tonton/Jojo m’ont bricolé dans l’urgence des capots avec des bidons d’houile. Efficacité moyenne, mais mieux que rien et esthétique de mes débuts avec la 750 GT et le carénage en tôle de la coopérative agricole. D’habitude quand tu froidit les doigts, le réchauffage est très douloureux. Là, même pas, les doigts étaient anesthésiés total, je ne sentais piu rien. Seul remède semblant avoir de l’effet : tapoter dessus. Car les mettre sur le moteur ou l’échappement (à l’arrêt), je ne sentais pas le chaud.
CONTACTEUR DE FREIN
Quand tout va mal… Au retour de la journée, heureusement que je met la brèle avec 30 mn d’avance au parc fermé. Car tout d’un coup, ils ont voulu absolument un contacteur de stop AR. Contacteur qu’évidemment nous n’avons pas. Vite aller un piquer un chez Pinchedez, pas de bol, on le foire au démontage. Les mécanos avec les gars du Sert m’adapte celui de la Kawa de réserve de Patrick Bournisien. Miracle, ça fonctionne, bravo les gars, et ça passe quelques minutes avant la fermeture du parc.
BASE CHRONO
Dans le traditionnel brouillard sur les 100 premiers km en partant de Reims, je réussi à comprendre quelques fonctions du compteur additionnels (Touratech) et surtout à le calibrer en fonction de la vitesse déterminée par le Tripy (GPS du rallye). Pas évident, car il faut au moins 3kms de vitesse constante, et entre les virolos, les changements de direction et le brouillard…. Et finalement, ça se passe bien, validation réussite.
ORIVAL
Bien trempé, bien usé (soucis de préparation et froid), un peu tracassé par ces pénalités pas encore visibles, je réussis presque à débrancher à Orival en rentrant dans les 15.
EMBRAYOIR
Prévenu d’une fiabilité aléatoire de l’embrayage anti-dribble, on se met à le réviser et vite on mène la meule au parc fermé de Val de Reuil (Rouen). Chemin faisant, je me rends compte que la garde du levier a changé totalement. Trop tard pour vérifier, faut mettre la brèle au parc. Affolage et téléphones aux différents mécanos que je connais, doute sur la façon dont on a empilé les disques, et évidemment, encore une mauvaise nuit cauchemardeuse. Finalement, il ne me causera aucun souci et on a jamais compris pourquoi il s’était déréglé de la sorte. On a simplement rattrapé un peu de garde perdue avec la molette de réglage.
CHUTE
Après un couchage encore tardif (genre minuit), voilà un réveillage de jour de marché (3H) pour un départ à 4H30 : 500 bornes de
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Ca ne fait pas semblant avec le STREET SCRAMBLER. Moto Tour 2005. |
Val de Reuil à Magny-Cours. Dans une verdoyante (merci la flotte) campagne, petite descente de 100 mètres se terminant par une épingle avec du gravillons tout neuf non annoncé. Tôle côté gauche et arrachage du repose pied et sécateur livré avec. Prévus pour les courses de vitesses, ils cassent presque à chaque chute. Je ramasse les morceaux et sort péniblement du pré pentu et bien gras. De colère, je réussis chaipakoman à remettre au point mort pour pouvoir démarrer (encore un truc que je n’ai pas eu le temps de modifier au départ), mais ensouite, impossible de mettre de vitesse. Alors, pas d’affolage, laisse tourner, en descendre, débrayer d’une main, et des 2 autres (mains) avec un tournevis faisant semblant de jouer au repose pied, ce qui permet d’actionner le sécateur dans une position que je sais pas comment je ne me suis pas fait de nœuds avec les bras, mettre en 3°, toujours en équilibre instable et débrayé, ranger les affaire avec les 3 mains de libres à part celle bloquée par l’embrayoir, regrimper sur la miss et faire 70 bornes en 3° . Avec un embrayage à sexe (sans houile, Ducatiste de surcroît, c’est pas de la tarte. Au contrôle horaire, je pleure quelques outils qui me manquaient pour intervertir sécateur et frein AR. Je réussi à retrouver des vitesse, mais en contrepartie, plus de repose pied droit. (ni de frein œuf corse) Je mets du gaz autant que possible pour accumuler un peu d’avance et permettre à Tonton/Jojo de me faire des miracles une fois de plus sur le bord de la route.
PLAISIR
Bien du plaisir, enfin, pour la course de 5T à Magny-Cours de nouit. J’ai l’impression d’avoir bien roulé, en grande partie grâce au roulage à Lédenon. Mais au final, le chrono est décevant, car la meule ne fait pas le poids face aux vraies sportives.
L’ENFER
Départ de Many-Cours à 3H30 du matin, sous la flotte et on attaque direct les minis routes. Et t’y crois pas, plus de lumière (même pas de veilleuse). On arrive vite à trouver la panne. C’est au niveau de la modif faîte par Totophe de Didier : repiquage de fil de phare à la sortie de la connexion derrière la fourche : tout s’est arraché car les mouvements du guidon n’avaient pas été pris en compte. Une panne de plus dûe à la prépa tardive. Et pourtant, Totophe avait soigné le boulot (fils soudés, relais protégés montés souples, etc…), mais c’est certain que là, on est en conditions extrêmes, et que tout doit être absolument parfait. On tente de réparer, mais les soudures ne tiennent pas. Je branche le phare de casque, et dans la précipitation, court-jus. Pas le temps de chercher, faut y aller. Je prends la roue de Destoop pendant 150 bornes. Il a été vraiment génial sur ce coup là. On n’a pas traîné puisqu’on a même doublé quelques collègues, mais il s’arrangeait toujours pour m’attendre dans les moments difficiles. A un moment ousque j’avais calé dans un chemin de terre (avec l’inconvénient de remettre ce foutu de P…. de B… de M.. de point mort pour redémarrer), il a même fait demi-tour pour me récupérer. En restant 10 mètres derrière sa roue, j’ai la visière du casque crépite de gravillons. Un bonheur ne venant jamais seul, le Tripy a attendu un sombre et pentu sous bois pour casser sa patte de fixation et partir en galipette. Là, j’ai vécu un moment inoubliable : noir total (et même plus), sous la flotte un peu froide, fatigué, une mini frontale. Je change la pile que j’avais en réserve, dans le noir, et pars à la quête du tripy dans les bas côté. J’en retrouve un petit morceau ce qui me permet de définir un périmètre. De temps en temps des collègues passent et demandent s’il faut de l’aide. Mais non, tout va bien. Démontage de la selle, changement du fusible HS et rebranchage de la lampe de casque. Merde, une cosse qui casse. Bon, du calme, trouver une autre solution de rebranchage sur un autre circuit. OK, c’est bon. Redémarrer la meule et faire des recherches avec la lampe de casque. Miracle, au 3° passage, je retrouve le bébé. Inutilisable. Je repars donc avec les feuilles Road Book scotchées sur le réservoir. Sous la flotte, t’imagines l’état des feuilles. 15 bornes plus loin, je trouve les gars du Sert qui me réparent à peu près le Tripy (qui déclarera forfait total en fin d’étape) et c’est reparti, toujours sous le seul éclairage du phare de casque. Pas génial avec la plouie et ce vague brouillard. Le faisceau est très près des yeux, et donc reflète beaucoup plus. Va te balader avec une frontale par brouillard, tu verras que tu vas vite pleurer ta mère (c’est quoi cette expression à la con, faut pas que ma mère elle lise ça hein !) Avec tout ça, chu pas en avance, et mets donc un peu de gaz. Et merde, merde, merde, me voilà au tas, dans un fossé boueux, coincé sous la meule. Avec toute l’énergie possible, en fait, de la rage, je réussis à m’en extraire et un concurrent m’aide à sortir la Ducate de la bouillasse. Et c’est reparti, toujours gaz, gaz, mais cette fois sans frein AR. Ca, c’est dur comme exercice. Ca caille grave, on est dans des zigouigouis montagneux du côté de Moulins et Massif Central. Dans ces moments là, on a l’impression que 50% de la route est constituée de pur goudron, tu sais le truc bien lisse sous la flotte. En fait non, ce n’était pas une impression. Un blocage de l’avant à environ 100 à l’heure me faire encore frissonner, mais pas de chute. Pisser, bouffer, souffler ? On verra une autre fois. J’arrive finalement sans pénalité au CH pour un petit moment de bonheur, il fait grand jour, soleil, tout le monde souri en racontant ses galères. J’ose pas raconter la mienne, ils vont pas me croire. Tout les enfants de l’école primaire sont accoudés à la murette de la cour de l’école sous l’œil de la maîtresse manifestement contente d’offrir ce spectacle aux mômes. Quand je serai vraiment adulte et que j’aurai fait quelques enfants, faudra que je les mette dans cette école. Bien sûr pour la spéciale que j’avais connue et reconnue, plus vraiment de jus pour envoyer, encore un chrono moyen.
PLAISIR (RE)
Ce soir, c’est une course sur le circuit d’Alès. Je donne tout ce que je peux, les peuneus sont neufs, la pression refaite, et j’ai mis les réglages à Manu. Je me suis vraiment régalé, et apparemment, le spectacle a intéressé les spectateurs. Surtout le dernier virage et l’arrivée au coude à coude avec un collègue avec qui on s’est même touché. Tonton/Jojo étaient ravis, et rien que ça, c’est du plaisir.
COUAC
Le lendemain, spéciale sur la piste de rallye, puis vitesse, puis karting d’Alès. J’ai l’impression d’attaquer : la meule se dandine en virolos, et ça glisse de temps en temps. Au final, le chrono est minable sur cette longue spéciale de presque 5 mn. Coup de blues, je suis un minable, ai-je encore ma place dans les rallyes ? J’annonce à Tonton/Jojo un peu plus loin que les pneus qui n’ont fait
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TT du centenaire en Triumph. |
que la course de la veille (Ales aussi) sont morts, car sur la route la meule se comporte comme s’ils étaient cuits. Je gamberge grave en roulant. Mais finalement, il en ressort quelque chose : on avait gardé la pression pneus du circuit. Il manque 500g dans chaque roue. Pour la 1° fois de ma vie, je remarque un changement dû à la pression. Jusqu’à présent, je considérais d’un œil moqueur ceux qui se la pètent en disant qu’il manque 200g à l’avant ou qu’il y a 100g de trop à l’arrière. Pour l’avenir, c’est certain qu’on y fera gaffe. Mais je sens que j’ai un autre blème dans les épingles. J’ai été particulièrement lent sur la partie karting selon des potes spectateurs. Me reviennent les commentaires de 2 potes : j’étais beaucoup plus vite en reco avec la Triumph qu’avec la Ducate. Je pense à Bouan qui explose les pendules avec sa Buell et dont j’avais remarqué un angle très important sur la piste karting de Magny-Cours. Me revient en mémoire la petite leçon de pilotage de Cortinovis avec la 848 du copain sponsor de Vincent PHILIPPE : place ton buste et ta tête à l’intérieur du virage, là où tu veux qu’aille ta meule. Je teste la formule en liaison, et me retrouve un moment avec une poignée de furieux, Bouan, Donischal, Lejeune, et surtout Pinchedez qui a la même meule. Effectivement, ça a l’air de passer plus vite avec cette position plutôt que la classique position buste relevé façon supermotard. Dans un virage ou Pinch se loupe un peu, j’ai la révélation, oui, je pense avoir enfin trouvé le mode d’emploi. Je pensais aller vite. Lorsqu’ on est tout seul, on est facilement le champion du monde. Mais là, confronté à des bons, c’est tout différent. C’est un peu tard, il ne reste que 2 jours de Rallye car voici Toulon.
COUP DE FOLIE
Si je ne dois retenir qu’une chose de ce rallye à part le fait d’être passé à côté de la course, c’est cette liaison en groupe de Toulon à Marseille pour embarquer dans le bateau. On est le 1° groupe, une trentaine de gars pas trop mauvais (en fait les 1° du classement), et 2 flics devant avec gyrophare. Au bout de 2 arrêts forcés dans les embouteillages de Toulon, un flic en civil qui était resté derrière remonte la file furieusement et invective ses collègues de tête. Là, j’ai réalisé qu’il s’agissait du chef, que je soupçonne de s’être mis en civil pour mieux s’arsouiller avec nous sur le routier. Il s’agissait de gars de la garde républicaine pour la 1° fois sur le rallye, car les habitués (CRS N°1) étaient occupés ailleurs, le petit Nicolas étant fort agité ces temps-ci. Ils semblaient ravis d’être avec nous, et ceux en civil qui devaient espionner les comportements trop limite ont passé le rallye à bastonner (ou presque), tandis que les uniformisés ont été vus quelques rares fois avec les jumelles, mais la plupart du temps, ils nous prenaient en photos avec des sourires qui en disaient long sur leur plaisir. Donc, revenons à notre cortège à partir de l’engueulade du chef. Là, on a eu un épisode qui me marquera à jamais. Difficile à raconter, faut l’avoir vu pour le croire : mise en route des 2 sirènes dans Toulon transformé en parking par les embouteillages, et gazz, gazz et encore gazz. Et vas-y que je pousse les voitures avec les pieds, que je te frotte les cylindres des BM dans les virolos du Castellet. 150 en campagne, et jusqu’à 120 en ville. Au départ, on nous avait fait la leçon : sur 2 files et à 15 mètres les uns des autres. On a appliqué la méthode, sauf qu’on était pas loin d’être à fond, c’était ahurissant, un pur moment de folie. Et de bonheur. Plus de feux, ni de bandes blanches, rond point pris à l’envers si trop bouché d’un côté, et baston, baston et baston. A la fin, on voyait bien qu’ils avaient tout donné, car nos gyrophagés sirénants avançaient aux feux verts comme aux rouges (c'est-à-dire presque prudemment), et faisaient signe au voiture qui étaient arrêtées au rouge de s’arrêter. Et ça leur a plu. Un grand moment pour nous, mais aussi pour eux. A l’arrivée au port, l’un d’eux encore tout rouge et tremblant et venu nous demander en bondissant si ça nous avait plu. Dur d’admettre que je suis arrivé à comprendre à 50 ans pourquoi j’aurai bien voulu faire flic motard. Il m’a fallu du temps pour élucider ce mystère. Ils nous ont presque réconciliés avec leur boulot. Là on a bien imaginé ce que représente un déplacement d’officiels pressés. Ca fait penser à ces accident de bateaux gigantesque qu’on voit dans les films rentrer inéluctablement dans des ville portuaires ou d’autre bateau : totalement inarrétable.
MERDE
J’ai l’impression d’avoir bien réussit la base chrono de Corse (6 kms), mais me retrouve avec 10 secondes d’écart malgré une vitesse moyenne de 54,4 (objectif 55 km/h). Viroleuse comme une route corse corsée, les mesures sont fausses simplement à cause du temps passé sur l’angle. Va falloir sortir les calculettes pour revoir tout ça pour la suite. Baston mémorable avec François Bos qui route superbement avec son Aprilia. Et panne tout d’un coup. Pas affolé, car on doit avoir pas mal d’avance (genre plus de 10 mn sur une étape de 2H), je trouve facilement la panne : cosse de batterie cassé. Encore une conséquence de la réception tardive : nous n’avons pas eu le temps d’attacher la batterie et elle bougeait un peu dans son logement. Je répare bien comme il faut, et jette un œil au calculateur : Horreur ma moyenne a chuté à 49 pour une moyenne imposée de 55. Il reste dans les 30 bornes : gaz de folie. Jusqu’à 195 en pointe (vitesse réelle). Sur des routes corses, c’est pas mal. Un peu de temps perdu sur décrochage du Tripy, puis tout droit au milieu d’un troupeau de vache. Je passe le contrôle avec 30 secondes de retard. Ca fait donc un décalage de une minute avec l’heure idéale, qui se transforme en 15 secondes de pénalité, c'est-à-dire 3 ou 4 places de perdues avec cette merde de cosse car les écarts sont très très serrés.
LE DECLIC
J’arrive avec la rage à la spéciale, me fait quelques frayeurs, sort les gants au contrôle de sortie, et me constate les mains qui tremblent. Si les mains ne tremblent pas au point stop d’arrivée de spéciale, tu peux être sûr que le chrono est moyen. Je te parle même pas du palpitant, qui dans sa cage a un comportement qui fait penser à la magique balle de Gaston Lagaffe et qui rend son chat un peu fou. Hourra, c’est enfin arrivé, cette fois j’ai réussi au moins une spéciale. Verdict le soir : 4° temps. Non, je ne suis pas pourri, et j’ai envie de refaire du rallye en 2009. On voira demain au Faron bourré d’épingle si ma nouvelle méthode est la bonne.
CONFIRMATION
J’ai eut l’impression de pas trop mal gazer dans les multiples épingles du Faron (j’aime pas les épingles). Les mains tremblent un peu moins qu’en Corse, mais quand même un petit peu. Verdict, 14° temps, oui, je suis toujours dans le coup, oui, j’ai enfin trouvé le mode de fonctionnement de la brèle. Le buste à l’intérieur. Pas naturel, mais efficace. C’est quand que le rallye commence ?
16°
Concernant la pénalité de Corse de 15 secondes, ils se trompent et me mettent une minute pleine : 9 places de perdutes d’un coup. Je vais réclamer aux chronométreurs débordés par des réclamations de toutes sortes. Ils rectifient : 17° Puis aux résultats finaux, je constate que la pénalité a carrément disparue : 16° Boaf, pas ce que j’espérai, mais pas si mal non plus, surtout avec 250 gus au départ. Meule et bonhomme pas cassés, une belle perf, et un niveau confirmé qui me place potentiellement dans les 10.
ET AUSSI
Il reste évidemment plein de diapos imprimées dans la tête, l’efficacité et la motivation des mécanos du Sert, même après l’abandon de Vincent Philippe (quel dommage, il nous a fait un sacrée démonstration, espérons que ça ne l’empêche pas de retenter). Il reste les incroyables perfs de Bouan, mais comment fait-il ? Il reste les facéties de Donischal, de « La Buche », plus souvent la roue en l’air que posée, la très chouette perf de Benji (Colliaux) qui a hélas perdu une place en ne reconnaissant pas la spéciale de Corse. Il reste les incroyables galères de beaucoup. Par exemple, Nick Ayrton sur sa Buell, qui a fait la moitié du Rallye avec la 1, la 2 et la 4° vitesse, qui a cassé une courroie en pleine campagne, qui a chuté en spéciale et qui a eu encore chaipukoi d’autre. Il reste la bringue dans un coin du bateau des purs et durs du championnat au milieu d’une marée de canette vide, il reste Zef de MJ et sa bande de frapadingues sur leurs 125 Cagiva, il reste une découverte magique pour moi : l’embrayoir anti-dribbling : Génial en circouit, mais encore plus génial pour rattraper les situations tendues en liaison. Tu te rends compte qu’on ne débraye même plus pour descendre les rapports, Et pourtant, c’est une Ducate. Seul inconvénient : démarrage à la poussette impossible.
EXPO
La meule est exposée en ce moment chez PUISSANCE ROUGE 24 à Périgueux et elle sera ce ouikende au salon de la moto à Angoulème ousque j’y ferai une explication technique détaillée dimanche 12 Octobre vers 16h30
Etienne |