| Cette année, pas de longs discours, mais une série d'impressions, reflet de ce Bol Classic 2005. Un bien beau week-end. Si la littérature vous gonfle, passez donc directement aux images, en bas de page. |
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Agression.
Samedi en fin de matinée, Stéphane est attaqué
par le cordon élastique de son sac à dos. (On ne se méfie
jamais assez de ce traître qui est toujours tapi derrière
soi) Bref, touché à l'il droit, c'est un petit bout
de cornée qui saute. Le pauvre garçon gagne donc un passage
(bref, heureusement) aux urgences de Nevers qu'il rallie, veinard, dans
le panier du side de Fabienne. Bonheur.
Tailler la route pour aller retrouver des potes sur un événement
sympa sera toujours un (très) bon moment de vie motocycliste.
Quand de surcroît on emprunte un maximum de routes secondaires
qui virolent comme il faut, c'est le nirvana. Revanche sur 2004, nous
empruntons (à l'envers) le trajet abandonné l'an passé
pour cause de temps pourri. Bon
mot. A propos de Gilles Hampe, pilote de la Godier Genoud vainqueur
de l'épreuve: Pour être rapide en courbe, il faut que l'Hampe
adhère
Si ses suspensions sont mal réglées,
l'Hampe houle
Boules.
Quand on enquille l'autoroute sous une bonne drache au milieu d'un flot
de bagnoles, ayant l'étrange sensation de rouler en jet-ski,
on maudit la rareté des enrobés drainants
Quand
la nuit tombe, on apprécie aussi la qualité de la signalisation
au sol, bien pâlichonne; c'est probablement que les tarifs de
péage ne sont pas suffisamment élevés. Carambolage.
Impressionnante, vue du "pit lane" la chute de la 1000 GG
des frères Leroy au départ. Par chance, pas de blessés
et seules deux autres motos sont touchées dans l'accident. Désespoir.
La (très grosse) déception après la gamelle de
Christophe au premier tour. Parti en tête, sabre au clair, dans
des conditions pas faciles, (moto juste finie, pneus froids) ses espoirs,
ceux de l'équipe, et les nôtres se sont évanouis
en un éclair. Emotion.
Le Bourdon de l'ami izzuGo toM, c'est quelque chose
Un peu comme
si votre voisine de palier de 70 balais apparaissait en guêpière
et porte-jarretelles et que ce soit très excitant! Flip.
Allumage du témoin de pression d'huile dans la descente de Montélimar,
sur le retour. Grâce à la lampe (qui n'adhère pas)
de Leflat, je constate qu'il n'y a pas de fuite, que le niveau est OK.
Ce n'est en fait que le capteur qui a mal digéré les bassines
de flotte que nous avons reçues sur une bonne partie du trajet.
Grenouille. Météo chaotique samedi et dimanche. On enfourche les bécanes, il pleut. On descend des bécanes, ça cesse. Les essais qualificatifs commencent, il pleut Le soleil perce timidement, Christophe claque la pole, c'est le soleil d'Austerlitz. Puis c'est la douche froide avec la chute de Moustique et les nuages noirs qui obscurcissent nos pensées. Je pense qu'il serait temps de clouer Patrice Drevet sur une porte de grange!
Histoire.
La palme de l'histoire drôle à Raymond. Je ne vous en dit
pas plus, des enfants écoutent peut-être. La prochaine
fois, vous viendrez. Hold-Up.
Le gros coup de la course pour le duo Roland-Piègue/Eisen qui
a fait vibrer le public au guidon de sa Norton Commando "Yellow
Peril". Après avoir dominé la première manche,
ils perdent la tête de la course à deux minutes du drapeau
à damier (problème de transmission primaire) pour finir
6èmes. Repartis le couteau entre les dents le dimanche, ils remportent
la seconde manche et sont 3èmes au général. Bravo. Karcher.
Ne ratez pas les sanitaires du camping de Chevenon. L'eau chaude est
vraiment TRES chaude; quant aux robinets, c'est du on-off avec 150 bar
de pression! Marathon.
Le raid du week-end pour le mécano de Moto Bel' qui est remonté
à Levallois, dans la nuit de samedi à dimanche, récupérer
une fourche pour la n° 2, bien mal en point après la chute
de Moustique. Paradoxe.
Le team des aigles (Laverda 3 pattes) manie le paradoxe avec brio. Un
des pilotes répond en effet au délicieux nom de Thierry
Etourneaud. Prouesse.
Prix de la performance mécanique à toute l'équipe
technique de Moto Bel, qui en cette fin de semaine s'est trouvée
en butte à de nombreux problèmes électriques et
mécaniques. Après la pôle de Christophe Charles
Artigues, s'est jouée une partie de mécanique prolongée,
à tel point qu'au moment du départ, la 2 n'a pas pu boucler
les deux tours de chauffe prévus
On connaît la suite.
Sitôt ramenée, très chiffonnée, dans le box,
le travail a repris jusque 5 heures du matin et les efforts conjugués
du team ont permis à Daniel et Christophe de terminer troisièmes
de la seconde manche. Regret.
J'avais promis à Albin Carrière, journaliste de Café
Racer et équipier de Thierry Diller en 2004, un coup à
boire histoire de continuer une "conversation" un rien polémique
entamée dans les colonnes de son canard (excellent au demeurant)
à travers le courrier des lecteurs. Pas d'Albin à l'horizon,
remplacé par Charles Diller au guidon du flat n° 20. (plus
rapide peut-être? ;-)) ) Du coup, j'ai gardé mon oseille. Rigolos.
Toujours aussi drôles les officiels quand ils prennent la plume.
Que Marcel Charmant, (si, si
) président du conseil général
de la Nièvre nous révèle que l'épreuve est
ouverte aux machines de 300 cm3 et que les vainqueurs 2004 remettent
leur titre en jeu passe encore. Quand c'est J.P. Mougin, président
de la FFM qui s'y met, annonçant un duel Chemarin-Boinet/Charles
Artigues-Moquet avec également Gilles Husson à surveiller,
je suis mort de rire, puisque cette année les 750 TZ et leurs
pilotes étaient sagement restés à la maison. Quant
à évoquer "l'asphalte surchauffé" de
Magny Cours, je me demande en quelle saison! Satisfaction.
Content d'avoir pu échanger quelques mots avec Jean Bourdache,
chroniqueur de Moto revue Classic. Véritable mémoire de
la motocyclette française et d'ailleurs, ses papiers sont pour
moi un moment de grande jubilation. Ce fut donc un vif plaisir que de
le lui faire savoir de vive voix. Sauvage.
De plus en plus percutant dans ses commentaires, Eric Célis nous
annonce que la troisième marche du podium (d'une manche AFAMAC)
a été arrachée de haute lutte par un des concurrents.
On ne sait pas s'il s'est sauvé en courant avec, après
ce geste d'une rare sauvagerie. Sort.
L'aigle de la route, Stéphane Contal, nous apprend la sinistre
vérité. Si le site QGDF a disparu du net, c'est que sa
femme l'a largué et que c'est elle qui le gérait (le site).
En général quand ta gonzesse te largue, elle se casse
avec un pote, pas avec un site internet
Spécial
merci #1 à Jacques et Nicole pour m'avoir permis de suivre
la course au plus près. Vraiment fabuleux! Spécial
merci #2 au trio Fabienne, Claudine, Evelyne pour la logistique
sur place et à tout le team Normandie pour les bons moments partagés.
Spécial
espoir à François qui pilotera bientôt un cyclo
en lieu et place de son skate et à Alexandre qui caresse l'espoir
de tourner ses cylindres pour rouler en twin transversal. Spécial
survie à Leflat qui a réchappé de mes ronflements
nocturnes et qui n'a pas eu la possibilité de photographier sa
revanche d'Agen. Surprise.
Retrouvailles au camping de Chevenon avec Michael Sinclair, un vrai
anglais, qui est en Pan avec sa femme, Chris. Retrouvailles, puisque
l'an passé nous avions fait connaissance ici même. Ils
ont l'un et l'autre été particulièrement impressionnés
par le Calva de Daniel. Temps.
Le chrono: 2'02"436. Moustique, en deux tours, réalise la
pole et assomme la concurrence en laissant le deuxième à
plus de trois secondes. Le dimanche, en course, il descendra même
aux alentours de 1'59"
Respect! Ténacité.
Les gendarmes sont des gens opiniâtres. Vendredi, quelques km
avant Magny un break 306 banalisé traque les contrevenants à
la vitesse. Dimanche, au même endroit, le même. On se méfiait
un peu et avec raison, des confrères gesticulants nous signalaient
leur présence. Du même tonneau, la mésaventure survenue
à ce motard en route pour le circuit qui ayant dépassé
sans encombre un radar automatique, se fait "jumelliser" deux
bornes plus loin. Comme quoi le pire est toujours à venir... Variété.
Le plateau, plus varié encore que l'an dernier, laisse la possibilité
d'admirer les machines d'endurance qui nous ont fait rêver voilà
quelques années; années où les bécanes avaient
chacune leur personnalité; années où les motorisations
étaient variées; années où l'uniformisation
n'avait pas (encore) cours. De l'uniformité
naquit l'ennui. |
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