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Sixième édition du Avignon Motor Festival et grosse affluence le samedi pour une manifestation qui s'est installée comme LE gros salon mécanique du Sud-Est. La qualité du plateau ne se dément pas d'années en années. De plus, à côté des exposants traditionnels, on en trouve des nouveaux qui contribuent à maintenir l'intérêt de la visite. Pour ne rien gâcher, même si l'automobile se taille la part du lion, il y en a pour (presque) tous les goûts. Juste une suggestion aux organisateurs: dans un festival mécanique, je ne serais pas fâché de la voir un peu plus en action. (la mécanique) Si à l'avenir quelques exhibitions et démonstrations venaient agrémenter le weekend, ce ne serait pas pour me déplaire. La danse country comme animation dans les halls, c'est un peu moyen, d'autant que c'est en train de devenir la tarte à la crème de beaucoup de salons...
Arpentant les allées du parc des expos de Châteaublanc en compagnie des joyeux Björn, Grober & son, Mathieu & father j'ai sélectionné quelques engins qui m'ont titillé la rétine et les neurones. De vénérables ancêtres évoquant une époque où pléthore de marques se partageaient la poussière des routes et où on avait le bon goût de fournir des top cases bio-dégradables. Quelques belles sportives des époques qui hantaient les circuits et les routes des 60's et 70's et l'imposante Benelli 6 de l'équipe MOC, restée dans son jus et qui prouve qu'en matière de spaghettis, les Italiens savent y faire. Je reste en Italie pour noter avec satisfaction qu'il faut arrêter de railler les gens de Moto Guzzi qui nous réservaient la primeur d'une future machine tout à fait dans l'air du temps au côté d'une GB Supertwin. Notre Quartier Maître est resté un bon moment dans un état proche de l'Ohio face au proto Baracca. La machine sur base d'une 750 SS Ducati de 1993 est une sorte d'incongruité spatio-temporelle. La carrosserie tout en alu brut est une ode aux chasseurs à réaction des années 50. Dans le même jet, l'engin est doté d'un tableau de bord provenant de Moto Gadget qui l'apparenterait davantage à un Airbus. Si j'ajoute que des appendices avant et arrière abritent des minis caméras et qu'un afficheur digital permet de montrer à vos petits copains à quel vitesse vous venez de les déposer, il y a de quoi s'y perdre. Si l'esthétique globale de l'engin ne m'a pas plus enthousiasmé que ça, le boulot est de qualité. J'ajoute qu'en dehors de ce proto à deux roues, BAR-A-K design exposait aussi un bureau, réalisé dans un tronçon d'aile, (d'avion, pas de poulet) très réussi. S'adresser à Grober qui possède les coordonnées de ce brave monsieur. Un de nos joyeux forumistes (je n'ai pas dit fumistes) nous disait son peu d'enthousiasme après l'essai d'une Buell. Peut-être aurait-il été plus convaincu après avoir tâté de la 1225 de la concession HD Family 26... Le Yamaha Classic Racing tenait stand sur lequel au sein de quelques grands classiques de la marque j'ai admiré le 50cc bicylindres 2T de 1968 et la fabuleux 250 4 cylindres 2T de la même année mené par Phil Read et Bill Ivy. Pour finir, côté autos, c'était l 'année Bugatti. Partout il y en avait avec en GROSSE prime, les modèles les plus prestigieux, si tenté qu'une Bugatti soit autre chose que prestigieuse. Type 57, cabriolet ou CI, Atlantique et bien entendu la fabuleuse , sublime, extraordinaire, fantastique Royale... Enfin, restons calme. Comme le faisait justement remarquer Grob', 10 mètres de capot, 5 mètres d' habitacle mais une Clio contient plus de bagages. Sans compter que compte tenu du réseau routier de ces années là, on se demande bien où un tel engin pouvait s'exprimer... A défaut de magnificence, certains compensent par un sens aigu de la mise en scène. Une dernière pour la route. Planquez-vous, Corto a trouvé de quoi venir nous chatouiller sur les extérieurs. |
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