MISSING

Finalement (c'est le mot) cet édito aura été aussi compliqué à commencer que tous les précédents. Le bien connu syndrome de la page blanche. Tu sais ce que tu veux écrire, mais tel le débutant sur le plongeoir de 10m, un étrange vertige s'empare de ton être et le grand saut libératoire tarde à venir. Je n'irai donc pas par quatre chemins, je serai bref, je vous la ferai courte, je vais être direct, sans détour, je ne tournerai pas autour du pot 107 ans: l'édito mensuel de Twin Zone c'est fini.

Enfin diront certains. (Je n'y crois pas un instant; il faudrait être franchement maso pour s'infuser la prose mensuel d'un gugusse qui vous hérisse les boutons; la prose, le gars voire les deux) Horreur diront d'autres. Sans notre grand gourou spirituel, qu'allons nous devenir? Sommes nous condamnés à errer éternellement dans les limbes du no man's land motocycliste? Que deviendrons nous sans ce phare (au xénon) de la pensée twinzonienne?

Comme il est si bien dit dans un des fleurons de la presse moto hexagonale, des raisons d'arrêter j'en ai dix. Des bonnes et des moins bonnes. A la vérité, je suis seul responsable de cet état. Si je m'en étais tenu à cette première phrase de juin 2001, les choses seraient peut-être différentes aujourd'hui: "La TWIN ZONE s'enrichit d'un édito à contenu et périodicité variables."

Je me suis imposé ce rythme mensuel qui est progressivement devenu un carcan. Pour deux raisons essentielles. Accoucher d'un texte, même sur un sujet mûrement réfléchi, fut souvent une galère. Sans compter que ma tendance naturelle à fonctionner dans l'urgence n'arrangeait pas les choses. Quoiqu'il arrive, il fallait que le premier quelque chose soit écrit. A contrario, il m'est arrivé de passer des sujets à la trappe parce qu'il fallait choisir.

Donc j'ai choisi la liberté. L'édito de TZ laisse sa place à blog de Zone. Blog de Zone ce sera quand j'aurais envie, que cela tienne en trois ou cinquante lignes. L'édito est mort, vive blog de Zone. En plus, vous pourrez commenter in situ, petits veinards. Je saurai enfin si des masos s'intéressent à ma prose.

Merci à tous ceux qui ont lu les 94 pages précédentes. Merci surtout à Lolo et Mars qui ont osé le grand saut et m'ont avantageusement suppléé à l'occasion.

Bonsoir chez vous.

PASCAL octobre 2010