Les grincheux diront: "C'est pas trop tôt". Par l'entremise de Phil, nous bénéficions à nouveau d'une narration incomparable du sieur Etienne GODART. Cette fois-ci, il s'agit de l'ULTIMATE RALLY, épreuve unique en son genre. Du vrai récit vu de l'intérieur du cax, là où on trouve l'esprit motard. Une chose est certaine, la lecture de ce texte en convaincra certains de tenter cette expérience. Les autres seront confortés que spectateur c'est bien, et que finalement les arsouilles entre potes c'est bien suffisant. Encore merci à Phil et à Etienne bien sûr. |
| MON ULTIMATE
AVERTISSEMENT! Il s'agit d'un égoïste compte rendu sur ma course perso et non pas sur le rallye en général. DEPART. 'Tain il a fait chaud aujourd'hui, la cagna. Un air de vacances qui n'incite pas à imaginer que l'enfer nous attend. Il y a bien le spikaire qui nous provoque un peu genre: "Et toi Etienne, on annonce l'enfer, tu en dis quoi? -Ben, comme le faisait remarquer Laurent de MJ présent sur ce départ à Marsac-Perigueux, on a connu au moins aussi pire sur certains Dark-Dog". Bon le Lolo, comme il devait avoir les boules de pas rouler avec nous, il faisait un peu le dédaigneux. M'enfin, me voilà sur cette Monster, à peu près prêt, avec mon carton donné par les commissaires. 9H23 pour faire 563km, pas de quoi s'inquiéter, il est minouit (comme prévu comme ils disent en Gelbique). Le road Book repéré en fourgon sur 10 km avec J François et Julien semble pas mal fait. Pas glop, parlé trop vite. Au 1° rd point, je m'aperçois vite que je n'y voit rien. D'habitude j'agrandi le R. Book avec le phocopieur de la maison. Mais là, fallait aller dans une boîte en plein centre ville, et qui était en train de fermer. Donc, ce sera en dimension origine. Mais à 51 balais, c'est vrai que les bras deviennent plus long pour lire et la nouit, c'est encore plus flou. Donc, 1° arrêt au bout de 500mètres, vite sortir les lunettes, les caler en vision basse. Horreur, elles prennent la buée! Génial, sur ce chapeau (Scorpion), il y a une cale pour laisser la visière entrouverte. Y pas à dire, avec le matos qui sort maintenant, les djeuns ne connaissent plus la difficulté. Tient, voilà J. François parti juste derrière. Je l'attend pas. Un peu plus loin, après la période de rodage, régler les phares, s'habituer aux boutons, en particulier celui du R. Book, me v'là prit de remords. Je me rappelle que je lui avais promis de rouler un peu avec lui au début. J'attends ce qui me semble une éternité. Ah, le voilà, il fait route avec Pizié. Ca a l'air d'aller, on se fait un petit coucou et je pars pour de vrai. SELLE QUE J'AIME. Bon, roule, roule. On est vraiment bien sur cette meule. Une chouette idée que d'avoir recreusé la selle. Oh, l'a fallu le faire en 2 fois, 1 cm à chaque fois. Je comprend pas comment ils ont pu sortir une selle pareille. Le truc parfait pour s'écraser les roubignolles. Ca oblige a être en appui assez fort sur les bras pour limiter la casse. J'ai l'impression que tout ce que j'ai dans le slip, c'est le steack que les tartares plaçaient sous la selle de leurs chevaux. Faudra que je me renseigne pour une coque. Doivent bien avoir ça pour les vélos ou les boxeurs. Enfin, avec ma selle retaillée, chu le roi du pétrole. Aussi, grâce à l'ambrayoir anti-drib, une vraie merveille ce truc, qui apporte un vrai plus de sécurité quand on arrive un peu cata dans une épingle. A propos, en voilà une arrivée cata. Je m'en mets une, je m'en mets une! Non encore pas fatigué, j'ose écraser les freins, et ouf, chu un peu en dehors de la route, mais encore debout. Des frayeurs commak, je m'en fait 3 ou 4 en ce début d'étape. Manque de roulage, tout simplement. Pour en revenir à l'antidribbling, ya quand même un truc qui m'angoisse, c'est qu'on ne peut plus démarrer à la poussette. Tiens, voilà un chemin de terre, un vrai. Mollo sur les cailloux, s'agit pas de crever. Et roule, roule. Oups, kesako cette bagnole arrêtée? Ah, c'est le Mattias Lacombe et le Cochet de MJ en plein reportage. Ils sont sur le CP plantés au milieu de nulle part. C'est Iza et Laurent de St Jean d'Ataux (centre ville) qui assurent le contrôle. Comment ça chu le premier, où sont passés les 3 partis devant moi? Bon, roule, roule, devient sacrément costaud ce routier. La moyenne au début était de 68-70 sur l'ordi, mais petit à petit, ça baisse, s'agit de se secouer. On passe dans le noir à côté de quelques merveilles, en plein du côté des Eyzies, Tursac, Sarlat, Gourdon. Enfin, on ne passe que très rarement en ville, c'est plutôt les communales et les vicinales. 1° RAVITO. Ouf, le Julien est au Rencart avec le fourgon de J. François. Mais pas encore bien dans le rallye: il est dans le fourgon quand j'arrive et n'a sorti aucun matos. Gentiment, il me propose de sortir de quoi faire un sandwich. « Julien, tu sais que je suis à peine dans les temps? -Mais si, tu es en avance, personne n'est encore passé. -Ouais, en avance, de 3 ou 4 minutes!! » Il m'apprend que J. François a loupé le CP, qu'il s'est perdu, et tente de rejoindre le parcours. Je repars le couteau entre les dents, le roulage de mise en route est terminé, là ça rentre dans le dur. Le R. Book est infernal avec des changements de direction incessants, sans points de repère comme le nom des patelins. ANALYSE DU VERBE JARDINER. Je jardine un peu à des embranchements pas évidents. Jardiner. Voilà un terme qu'il est poétique. En rallye, jardiner c'est tout le contraire de la poésie. Ca commence à te mettre un poids sur l'estomac quand tu te rends compte que quelque chose ne colle pas. Tu ne sais pas encore quoi. Mais ça colle pas. Généralement, tu as dépassé l'intersection ousqu'il fallait tourner et le R. Book est incohérent. Alors tu gamberges, puis tu réfléchis. Si si. Parfois tu t'arrêtes. Mais généralement, la décision se fait à l'instinct. Si t'es pas sûr, faut faire demi tour et revenir à l'intersection d'avant en faisant super gaffe aux distances. Et tu repars dans le bon sens. Parfois, ça sert à rien, car il peut y avoir une tite erreur dans le R Book. Alors tu prends l'option inverse. Aller dans le sens que tu crois le bon, jusqu'à la prochaine intersection. Sauf que, il faut pas que cette section fasse plusieurs kilomètres, parce que ça risque être des kms pour rien, le chrono continue de tourner lui. Et puis si t'es avec d'autres ça peut être utile si t'avais un peu la tête ailleurs , mais ça peut aussi aggraver le perdage, en cours de formation, car certains dans le groupe s'affolent, ou disent des trucs faux. L'expérience joue. Dans certains coins, il n'y a qu'une seule route principale, le reste étant des entrées de ferme ou qui amènent dans des près. Et puis examiner attentivement les traces des collègues. Sauf évidemment si t'es dans les prems à partir et que tu ouvres la route. Et puis jeter un oeil sur le R. Book suivant et repérer par exemple un patelin ousqu'on passe dans 5 ou 15 bornes. D'où l'habitude de mater aussi les panneaux et d'en garder une certaine mémoire, « Ah oui, on doit être sur la route de st Michel d'Atoux d'après le panneau qu'il me semble avoir lu à l'intersection précédente. » COMME EN AMOUR C'EST MIEUX A DEUX? Parfois, ça vaut le coup de tenter de jeter un oeil au loin. Lumières de ville? Phare d'un collègue? A propos, en voilà un qui me rattrape. Faut dire qu'à s'arrêter tout les 500m pour vérifier soigneusement le R. Book, et recalculer à chaque fois, puisqu'au bout d'un moment, ton compteur se retrouve décalé par rapport au Road-Book. Ca donne un truc du style: « 122K6 + 2K1, ça fait combien? Ah oui, ça fait 128,7. Bon à 128,7, je tourne à droite. Et roule, roule. Merde, c'est à combien déjà que je dois tourner? Me rappelle plus. » Ben oui, à calculer et recalculer en permanence, ça fini parfois par se mélanger dans la tête. Et le collègue qui me rattrape... Ah non hein, c'est moi le meilleur hein, ne pas traîner, roule roule, tourne, vire , hésite, oups, un presque tout droit, aller se reconcentrer. Et plus loin, évidemment on fini par se rejoindre. Tiens c'est Olivier, 'tain, il cravache avec sa Versys le Olivier. On roulera un bon bout de temps ensemble, sans vraiment être ensemble. Mais comme on se trompe légèrement chacun à notre tour, on fini par voisiner en faisant l'élastique. Merde, merde, merde!!! Ce putain de voyant orange (électronique moteur) qui s'allume! PANNE EN RECOS. J'avais déjà eu la panne en reco, avec impossibilité de redémarrer. Et en attendant un peu, et en tripotant les fils passant dans la colonne de direction, ça se remettait parfois à marcher. Genre de panne qui te met un vrai poids sur l'estomac, comme 10 jardinages tiens! Le lundi soir avant le départ, comme cette panne m'empêchait de dormir, je me suis mis dessus à 2H du mat, pour finalement la trouver vers 4H1/4 Comme préparation à pas dormir ya pas mieux! Et késako que c'était la panne? Comme d'hab, dès que tu modifies ce qui n'est pas d'origine. Une des pattes faites par Charly (72 ans, ex préparateur de Porsche cross à moteur usine) passait un peu près du faisceau de fil entrant dans le compteur avait fini par les mettre à nu. Auparavant, j'avais perdu en peu de temps en cherchant du côté de ce que m'avais fait Tophe de chez Didier et qui m'avait causé quelques soucis en 2008 (voir le cpte rendu du DDT si tu fais partie des anciens de cette liste de diffusion). Je pensais au détecteur de chute par exemple qui pouvait avoir été déplacé et mis en position "libre", pouvant causer la panne. Ah, ça, la brèle, je l'ai démontée et démontée. Même que j'ai pu constater que Tophe avait fait du super boulot. Même qu'à un moment j'ai dû démonter le réservoir après y avoir laissé choir dedans une clé BTR. Que j'ai pu récupérer avec une tige souple aimantée. Soulagé que j'ai été sur le moment, j'ai immédiatement laissé tombé une des minuscules vis qui tiennent le bouchon. Cette fois, l'aimant n'y a rien fait, et il a fallu tout démonter. Et quand t'a démonté le réservoir, là, tu aperçois la batterie (15 à 20 mn pour y accéder, tu comprends mon angoisse pour l'impossibilité de démarrer à la poussette avec l'antidribbling). PANNE EN COURSE. Donc, voilà, je suis en train de tournis et de côter dans la campagne Périgourdine ou Corrèzienne, ou peut être YOUPI. Tiens quand je mets, en code, ça remarche. Et d'un coup j'ai l'illumination: batterie trop sollicitée. Wouaouh, tu sais ce que sais que de rouler 100 à 200 bornes avec une panne mystérieuse, et que au fond de toi tu fais des incantations au patron des motards pour que ça remarche, et finalement, la panne tu la trouves et tu la "répares" tout seul. Joie intense qui te donne l'envie d'embrasser tout le monde. A partir de dorénavant, je ne me fais pas dorer le derrière, mais je mets pas tous les phares en même temps. Ca tombe bien, voilà du brouillard. Pas terrible mon invention antibrouillard. Enfin, si, ça marche, mais le phare central est tellement génial que mes minis longues portées (qui officient comme antibrouillard si t'as bien suivi), ne m'offrent qu'une vision étriquée de la chose bitumeuse sur laquelle se suis sensé rester. Il va y avoir de la modif en vue. En fait, faudra un antibrouillard de la même puissance que mon phare central, mais avec un cache devant pour éclairer plat et pas trop haut. Ca va bricoler sec avant le DDT. Et roule, roule. Et revoilà Julien, cette fois plus réactif, il commence à bien rentrer dans le rallye. Avec les préparatifs du départ, je n'ai pas pris le temps de voir avec lui les points de rendez-vous. Faut dire qu'avec Tonton/Jojo sur le DDT, c'est le paradis, ils s'occupent de tout et avant chaque départ, viennent me dire ousqu'ils m'attendent. Remarque, au fil des heures, c'est ce que fera Julien, et finalement de manière assez judicieuse. Et à ce 2° arrêt, le nécessaire néttoie visière est à portée. J'ai le désagréable sentiment d'être en retard sur l'horaire, et plus ça va, plus ça tourne, ca en devient vraiment dantesque. GIBIER. Je roule, j'allume, je tords la poignée, toujours aux aguets par rapport au gibier. Invraisemblable le nombre de chevreuils, renards, lapins, chats et lièvres qui peuplent nos forêts. Même un blaireau qui court comme s'il avait une envie très pressante, avec de tout petits pas en se dandinant frénétiquement. Les blaireaux, mine de rien, faut les éviter. Ca a une carcasse très dure pour supporter les écrasements dans les terriers. Le contraire des autres bestioles qu'il vaut mieux ne pas chercher à éviter (j'ai un oncle qui est mort avec un conducteur qui a voulu éviter un lapin), et qu'il faut s'accrocher au guidon à l'impact (La science d'Izabelle dans ce domaine est impressionnante). Bon, éviter le blaireau. Et roule, et zig et zag, et baston. Quasiment jamais de voitures croisées. Et encore des chemins de terre. CIVILISATION. Tiens, voilà le jour là bas au fond; ça, ça remonte le moral. Aurillac en vue, et enfin des routes ousqu'on peut passer la 3. Gaz, gaz et encore gaz, à cette heure là, pas encore de trafic. Arrivée au CP placé chez le concess local (Mallet Moto). Ils sont une petite dizaine à poireauter depuis 1heure ou 2. C'est-à-dire qu'ils se sont levés à 3 ou 4heurs du mat' pour nous accueillir. Mon arrivée provoque quelques remous. Je suis le 1° et on n'est pas sur le même rythme. Alors que je gigote fébrilement (enlever le casque, nettoyer la visière, une gorgée d'eau, faire tamponner le carton, et surtout, tomber le carter d'embrayage, il y a un curieux bruit là-dedans), ils proposent fort gentiment de faire un café, de leur donner mes impressions, de me détendre 5 mn. Et non, c'est la course, je suis à fond et j'adore ça. Non l'embrayage a l'air normal. Je referme vite, et renfile le casque. Le directeur de course au téléphone. Et merde, bon le téléphone est dans le magasin. Ce n'est que Patrick qui vient aux nouvelles. Je renquille vite sur la meule et m'arrache vite vite de ce nid douillet. Mais 5 mn d'embrayoir + 2 mn de téléfon, une seule conclusion: Gaaz. Surtout que je pense être en retard, Patrick me le confirme, mais je ne sais pas de combien. Plus tard, j'apprendrai qu'il y avait 20mn de retard. C'est considérable et en dit long sur les difficultés de la nouit. Et encore, il n'a pas plu pendant la roulade, même si la route est trempée sur ces cols d'Auvergne suite à des draches juste avant. MONTAGNE. Je suis à toc total, sur ces routes de montagne; on peut même passer la 5. Des épingles, il y en a beaucoup moins qu'en forêt, et les bouts droits sont conséquents. Oups, merde, merde, j'ai loupé le ravitaillement à Marmanhac. En fait, ils étaient en retard. Julien découvre la vrai facette de l'assistanat en rallye: rouler comme un cinglé en fourgon rempli de tout un tas de babioles pas vraiment calée sur des routes ousque tu restes en 2 pendant 50 bornes, au milieu de nulle part, pour finalement constater que t'as calculé l'heure de rendez-vous trop juste. Condat, Bort les Orgues, le Mont Dore. Le tout au petit matin, dans quelques vapeurs de brumes, des routes détrempées après l'averse. Dur, mais chouette. Un rajout d'essence avec la carte bancaire, et puis une curieuse sensation à l'AR. LA TOUILE. Merde, crevé. J'entends pas la fuite, donc ce sera la solution bombe. Je tente de la vider, mais elle a du mal. Je dégonfle un peu, et retente d'envoyer la mousse. Et je fais la finition avec 2 minis cartouches. Je suis un peu sceptique quand à leur efficacité, il y en a toujours un peu (beaucoup) qui s'échappe au moment du perçage de la capsule. Et merde, la valve fuit. Ce n'est pas la 1° fois que je constate ça avec ces bombes, elles bouffent les joints (et les chambres sur les non-tubeless). Je serre le bouchon de valve à mort en priant le saint patron des motards (chai même pas son nom) qu'il me solutionne comme il l'a fait cette nuit avec la panne électrique. Je repars avec un gommard au ¾ gonflé. 20 bornes plus loin, c'est encore à plat. Je pleure auprès des rares voitures, mais personne n'a de matos pour réparer. Il me reste une cartouche, je retente, c'est pas terrible. Je suis à 10 bornes du 1° patelin (Besse), j'ai pas mal de retard (au moins 30 mn, j'ai perdu pas mal de temps sur cette crevaison), je roule quasi sur la jante, je décide de sortir du R. Book pour aller en station. « Un garage auto? -Oui, vous avez Peugeot derrière à D puis à G, etc... Mais derrière vous, c'est un sens interdit ». Je m'y risque quand même, et le Rd point à l'envers tant qu'on y est, absolument personne dans ces heures. Pas de Peujojo, mais un garage tracteur ou je m'engouffre, il est 8H02. Ils me propose l'additif anticrevaison. Mais par chance, je trouve le trou et tente une mèche. Ça marche. Mais la valve fuit toujours. Vous avez un démonte obus? Zont pas l'air de savoir ce que c'est. Mais si, ils en ont un. Hop, on change. Ça a l'air de tenir! Les mécanos qui embauchaient sont en attroupement autour de la meule et n'en reviennent pas de voir la réparation à la mèche. HORS COURSE? Moi aussi, je n'en reviens pas (alors qu'il faut repartir, ah ah). Dans ma tête, je suis hors-course. Il est 8H1/4, je suis à Besse. Marcillat est à plus de 100 bornes en coupant à travers, et je dois pointer à 9H26. Triste constat, la course est terminée pour moi, je suis hors course. Seule solution, tenter le tout pour le tout, couper à travers sans suivre le R Book, autrement dit, tricher! J'assume et ne m'en cache pas. Pour déterminer le bon itinéraire, ça n'a pas été triste avec les mécanos: « Facile, tu prend par ici et par là. -Mais non Georges, il ira plus vite par ce côté, et puis il est en moto, les cols lui ça le gène pas. » Pas le moment de tergiverser, je fonce sur un itinéraire que je me mets en tête (pas le temps de mettre la carte sur le réservoir). Pas évident ça, se mettre un itinéraire en tête, dans un pays inconnu, avec des changements de direction. Mais avec la motivation, tout est possible. Et là, je te jure, je pense avoir tout fait. Comme disait un collègue à Marcillat, s'il avait fallu m'enlever autant de point que j'ai fait de conneries, j'en ai pour 3 générations. J'ai pensé un moment scotcher la plaque et les N° de course pour pouvoir rouler l'esprit libre, mais non, tant pis j'assume si ça doit me tomber dessus. Par une chance incroyable, j'échappe à 2 contrôles grâce aux appels de phare. Je croise un concurrent en Voxan qui lui doit être sur le bon parcours. Non, non, je développe pas cet épisode extra terrestre, mais en tout cas, je pointe à Marcillat avec 14 mn de retard! Avec 5 villes moyennes traversées, dont le Mont Dore et La Bourboule qui ne sont pas des plus faciles, plus quelques patelins campagnards ousqu'il a fallu rendre la main, t'imagines l'ambiance. Eh bè, j'ai pris un pied phénoménal malgré la trouille des radars au ventre. ATTERRISSAGE. Etrange ambiance que cette arrivée à Marcillat. D'un coup, il y a des meules partout. Il y en a même qui sont en avance et attendent de pointer. Mais personne de Périgueux. Je suis apparemment le seul arrivé. Je suis colère, car manifestement les parcours de regroupement n'étaient pas équitables, et bien sûr on avait un des plus difficile. L'organisateur n'est pas du même avis. Mais ça fait zarbi de voir des collègues d'une autre étape arrivés en avance et attendre leur heure de pointage. Tandis que le 2° de Périgueux se prend plus d'1/2 heure et que les suivants seront pour la plupart hors course. Peut-être que certains ont triché? Oh les vilains, c'est pas moi qui ferait ça. Bon on voira piu tard. D'autres soucis en vue: Julien a du retard, et je n'ai que 2H avant de repartir. Le camping car est bien là, mais fermé à clé et personne autour. Et mes peuneus du DDT 2008 sont rincés, il me faut vite monter les neufs. Coucou les Dako. (et Kodak et Guillaume de Crops) Les voir remonte un peu le moral. Je réussi à avaler 2 tartines, mais suis obligé de baigner dans mon jus dans la combarde. Julien arrive avec 1H de retard. Vite, il reste 50 mn pour changer les 2 peuneus. Et bien, ça l'a fait, comme ça dans l'herbe mouillée. Avec la manivelles décolleuse qui va bien, la bouteille de plongée, l'équilibreuse (merci Dako) Et puis faut mettre le nouveau R. Book, et récupérer ceux des prochaines étapes là bas à la direction de course. (500m à pied, toujours dans le jus de la combarde). Pas de douche en vue, ça l'a fait avec 2 bouteilles ½ d'eau minérale bien fraîche. Tiens voilà J François. Décalqué. CP loupé biscotte il s'est perdu. J'aurai pas dû l'entraîner dans cette aventure, il va être dégouté. Décision curieuse, la majorité des collègues est hors course: ils ont pointé avec plus d'une heure de retard, et ne sont plus couverts par l'assurance pour la 1° période de 24H, une histoire d'arrêté préfectoral. Ils ne peuvent donc pas prendre le départ des étapes de ce vendredi, mais pourront faire l'étape de samedi (autre tranche administrative de 24H). CA REPART DEJA. Un sacré orage s'abat sur le paddock et c'est mon heure de départ. Je décolle du pointage véritablement sous des trombes d'eau, c'est kék chose à vivre hein! De suite, je trouve que les gommards neufs ont un super grip, ça rassure. 1° liaison assez courte, genre 10 bornes, donc pas le droit au moindre jardinage. Très très attentif, et je me retrouve au cul de 7 meules. Oh, ça a pris son temps devant, ils doivent avoir quelques points de retard présentement. Effectivement, au pointage, pas un seul n'attend, et je pointe juste dans le temps. L'HORREUR. Ensuite, roule roule roule direction La Châtre. Me voilà dans un petit troupeau de 4-5 pétoires. En pleine ligne droite, un bosquet à droite, un champ à gauche, 3 meules devant, une sensation bizarre, je regarde mieux, putain, il y a une brèle devant qui est à 2 mètres du sol et qui vole dans tout les sens. Grosse gamelle. Je m'arrête avant la chute, à côté d'un putain de merde de chevreuil qui n'a quasiment plus d'arrière train. Les organes fumant (rate, intestins, os, reins) lui sortent du corps. L'avant est intact, et la bestiole avec son petit air d'ange qui vous regarde avec une innocence totale, elle tente désespérément de repartir, et elle fait du sur place avec ses pattes avants alors que l'arrière est éventré. C'est pas du voyeurisme mal placé, c'est que cette image d'innocence mélangée à l'horreur, ça m'a bien secoué. Ce qui ne m'a pas empêché de maudire cette saleté de merde d'animal et tout les pseudos défendeurs de la nature qui l'encense. Ah, c'est magnifique, élégant, gracieux. Jusqu'au moment ou on s'en prend un, et là, on ne les voit plus du même œil. PIRE QUE L'HORREUR? Autre spectacle terrifiant sur l'accidenté. Il est immobile sur le côté, dans une position un peu bizarre, pas un mouvement, pas de respiration, et l'horreur, une mare de sang qui se forme sous sa tête, par le nez. Moment d'affolage. On est nombreux sur le coup. Les consignes au DDT sont que un seul reste avec l'accidenté et téléphone, son temps lui étant décompté ensuite. Là sur l'Ultimate, on a pas eu ce genre de consignes. On est tous tiraillé entre l'envie de repartir (encore une liaison serrée), et celle de rester pour aider, mais pour quoi faire? Typique de l'affolement, plusieurs téléphonent aux pompiers, mais sans pouvoir expliquer où on se trouve: « case 57 du Road Book, on est sur un rallye. Eh les gars, ont est à côté de quel patelin ils demandent les pompiers? » Complication, les téléphones passent mal. Je réalise que personne n'appelle l'organisation, ce que j'entreprends de suite. 2 sonneries, ça décroche rapide. « Quel N°? Merde c'est Ponpon. Reste en ligne, donne nous ton N° de portable, on s'occupe de repérer l'endroit et on appelle les secours. » On a bien perdu plusieurs minutes avant d'avoir l'organisation, peut être 5 minutes, c'est énorme. Des potes du dit Ponpon sont désespérés. Impuissants pour faire quoi que ce soit. Personne ne touche au blessé, ni n'enlève son casque, on connaît tous ces consignes. Alors il se passe un truc de ouf, ils l'engueulent, lui hurlent dans le casque: (visière arrachée) « Ponpon, déconnes pas, tu nous entends? Merde, réagis, bouge, tu nous entends? » Et là, le Ponpon bouge un bras! Et semble avoir quelques spasmes, qui se transforment ensuite en un semblant de respiration. Il était temps, il commençait à noircir. Toujours ce sang qui coule, les yeux fermés, la bouche aussi, là aussi des images qui marquent. Saloperie de chevreuil. Qui a sauté après le passage de la 1° meule! Comme quoi, c'est pas forcément le 1° qui se prend le gibier. J'annonce que l'organisation me demande de rester, mais ses potes (Pierre Lemos et chaipuki) refusent et restent (et abandonnent le rallye). Rappel de l'organisation pour leur donner un autre N° et je taille la route. Un gars reste au carrefour pour guider les pompiers. KARTINGE. Là, on a une course en paquet sur une piste de kart!! Je m'installe en pôle en pré-grille. Pas de bol, le départ est pas donné ousque je croyais, et donc je suis en 1° ligne, mais pas en pôle. En plus le départ est donné dans un petit moment de confusion, très vite. On est arrêté depuis 2 secondes à peine à l'issue du tour de chauffe, et je suis au point mort. Je passe la 1 à l'arrache, mais par réflexe de circuit (vitesse inversées), dans le mauvais sens, me voilà en 2. Parfait pour chier le départ. Me revoilà 4 alors que je me fais bouchonner, mais pas moyen de doubler. Le danger vient même de derrière car je me fais percuter par un Katoche qui me laissera une belle marque de pneu sur le pot. Déçu. REPOS? Retour au paddock pour le 1° vrai repos depuis 24H. Appréciable. J'arrive même à manger. Et c'est là qu'on apprend toutes sortes d'histoires incroyables, radio-rallye, la magie est toujours là. Et mon routier que j'avais mis dans la catégorie dantesque, est à peine au niveau d'autres concurrents. Je vois plusieurs gus venir annoncer leur abandon, car ils en ont tout simplement marre, et avec pas mal de retard, n'ont plus de motivation. Ça me plaît bien ce rallye finalement. En plus j'apprends seulement maintenant que j'ai gagné ce matin! Ça c'est fabuleux de faire un scratch. Car avec mes pénalités, je ne me sentais plus vraiment dans la course. Mais comme tout le monde a des pénalités, je ne suis peut être pas si mal que ça au classement. En tout cas, le superbonheur, c'est de pouvoir offrir un score pareil à J. François qui me prête la moto. LES FOLLES NOUITS DE MARCILLAT. Redépart ce soir pour l'étape de nuit qui s'annonce costaud. La spéciale en tout début de routier ne pose guère de problème. Je pense même avoir fait un temps pas trop moche. Mais ensuite c'est l'enfer. Jamais vu une liaison pareille. Jamais de bout droit, que des virolos, des virolos, des chemins de terre, de graviers, de cailloux, des kilomètres de gravillons, et surtout un road book de folie. Là, il y a du vrai combat. On voit pas mal de collègues devant, derrière, qu'on croise, qu'on décroise. Ca jardine pas mal, ça roule à donf dans la nuit noire. L'expérience joue un grand rôle, et je m'en sors pas trop mal, avec parfois une dose de chance. CURTAT. Vers la fin, je me fait doubler par une fusée interplanétaire, c'est Curtat, parti devant, qui a un peu jardiné, et qui revient à la force du poignet. Il est véritablement à fond (sur les bouts droits bien sûr) avec sa Katoche qui a plus de patate que ma Monster (vérifié à Charade), et en tentant de le suivre, ça sent le chaud, mais grave, une vraie odeur de course. Chai pas si c'est une histoire de gaz d'échappement, ou de peinture trop chauffée qui se décolle ,ou de plastique cramé, mais en tout cas ça sent le chaud. Mais je reste sur place, il a véritablement un coup de guidon assez inouï. Avec Bouan, c'est celui qui m'a le plus impressionné en liaison. Les gravillons et autres surprises de ce genre ne lui font pas peur, c'est hallucinant. Faut dire aussi que je suis cuit, et je rejoins l'arrivée décalqué: 9mn de retard. Curtat lui en a pris 6. Tout le monde a pris, je crois que le meilleur en a pris que 2, mais ensuite ça doit être Curtat puis mézigue, difficile de savoir. Il est 2H du mat, ça fait 43 heures que je n'ai pas dormi. Tout le monde est couché au campement. J'angoisse grave pour le réveil de tout à l'heure et me fait un sommeil plutôt agité. SAMEDI. 7H45, J François est tout sourire, frais comme un gardon. Tant mieux, j'espère qu'il va prendre du plaisir sur cette étape de samedi. J'apprends que j'ai gagné la spéciale hier soir! Waouh! Dommage que la 2° spéciale de nouit ait été annulée. Samedi 9H, l'heure du départ. Je pars 5°. Mais grosse merde au départ, le R. Book est faux, et sagement le directeur de course annule la liaison de 15 bornes vers la spéciale et nous fait partir par 5. Spéciale rapide et bosselée. Cette fois, il m'a semblé y avoir du spectateur. Montée propre et appliquée. Liaison courte (15 bornes pour rejoindre la Spéciale suivante. Je manque louper une intersection et plus loin je vois mes prédécesseurs jardiner. Là, je pige qu'il dois y avoir un blème sur le R Book. Comme il était faux au départ, je décide de rejoindre l'autre spéciale sans m'occuper du R Book: à l'instinct, mais aussi parce que je connais le coin pour y avoir passé quelques jours de recos. Bon coup de poker, je pointe à l'heure. Mais Tallone parti devant est absent. C'est la spéciale du pont de Prat qu'on avait fait en 2003 avé le T Max. Les repères ne sont pas du tout les mêmes, c'est assez intéressant de voir la même spéciale sous un angle complètement différent. Plus rien à voir. Avec les collègues, on se dit que le Willy (Tallone) va être vénère grave à cause de ces pénalités, et qu'il va être en excellente condition pour scorer. C'est évidemment ce qui se passera. N'empêche, ce samedi sur 4 spéciales, je fais 3 fois 2° et une fois 3°, pas mal hein! Liaison encore une fois éprouvante, mais cette fois, on a de vraies routes à moto, avec des portions de superbe bitume où on arrive à passer la 4, et même la 5! Beaucoup de plaisir. Neutralisation de 30 mn au bord du lac de Vassivière (l'étape fait dans les 400 bornes) ousqu'on apprend que Will a pris 30 mn! Dans la liaison de retour, on passe par Tarnac, chez les zanarco-autonomes. L'ENFER N'EST PAS FINI. Pas le temps de visiter l'épicerie. Je m'engage sur un chemin pas vraiment annoncé sur le R Book. J'insiste puisque je vois des traces de meules, et puis, je me fie à mon instinct. Pas bon cette fois, les traces de meules s'avèreront être des meules d'enduro, et j'ai du mal à m'en sortir. Je croise une grappe de 6-8 meules en train de se poser des questions. Décision rapide: rejoindre au + vite le prochain patelin indiqué sur le R Book. Ah, ça, le bicylindres en L il a respiré hein! Bien, fort! J'ai demandé un peu la route, croisé des collègues, mais finalement, me voilà revenu dans le bon chemin. Gaz, gaz, gaz, toujours et toujours. A un embranchement ça jardine dans tous les sens: tout le monde fait ½ tour après 300m ou 2km, puis reparstdans le même sens, hésite, regarde le compteur, etc... C'est la panique quoi. Je tente le chemin de terre non indiqué, et c'est la bonne pioche. Avec toutefois un petit mystère avec l'info donnée par une passante: « Oui, c'est bien la direction de trucmachinbidule, mais ce n'est pas le bon chemin pour y arriver. » Pas le temps de tergiverser, je fonce, et arrive miraculeusement sur Julien et Thierry en train de m'attendre. Tout fier de moi, j'annonce que je viens de faire un super coup de navigation et annonce à l'autre assistance que sans doute leur pilote coupera à travers. CHACUN MON TOUR. Et au re-départ, je me gourre à la 1° intersection. Les collègues me voient faire de loin, me gueulent dessus, mais je n'entends pas. Et je me retrouve perdu total. Incroyable comme on passe de l'euphorie au désespoir en quelques minutes. Je jardine consciencieusement en compagnie de Nick Ayrton qui à l'arrivée m'avouera n'avoir pas pu me suivre en ligne droite avec sa R1! Ca sentait le chaud! Je m'en sors en demandant plusieurs fois ma route. Pas facile d'ailleurs que d'aller à la recherche de renseignements dans ces conditions. Déjà, faut trouver quelqu'un de vivant. Puis s'arranger pour le demander le plus poliment possible, en gardant malgré tout le casque sur la tête, et tâcher poser les questions le plus clairement possible et tenter d'enregistrer la réponse typique: « C'est facile, là-bas (tu te concentres pour visualiser où ce trouve ce là-bas indiqué du doigt) vous prenez direction Lacapelle (se souvenir de ce nom, se souvenir de ce putain de nom) et au carrefour suivant, à gauche et ensuite tout droit. » Heureusement, la fin d'étape est roulante, et j'échappe aux sanctions. CA SENT L'ECURIE. Re passage sur les spéciales de ce matin. Curieux, même chrono à la seconde près sur une qui fait presque 3 mn. Soit je suis à l'arrêt sans m'en rendre compte, soit, je suis passé ce matin au quasi maxi de mes possibilités. Dans l'autre spéciale, j'améliore bien. Ah quel plaisir en spéciale de pouvoir enfin prendre les gauches, bien à gauche sans craindre de voiture. Rien que pour ce plaisir là, ça vaut le jus d'y participer. Et puis de mettre plein gaz, toute la puissance. Même que il y a des spectateurs pour apprécier, sous la bénédiction des bleus. Retour au camp de base, dernier pointage, parc fermé. Et, grand évènement: une vraie douche chaude. Sensation de découvrir quelque chose de nouveau. Autre sensation inouïe: quel bonheur que de sentir le soleil sur la couenne. Et tiens, mais oui, il y a des oiseaux qui chantent par ici! Bref, ça fait drôle de redescendre sur terre, de reprendre contact avec une vie un peu oubliée, de ne plus avoir combine sur le dos et bottes aux pieds (sauf que pour les bottes, j'en ai de géniale en 2 morceaux qu'on ne sent pas, des Alpinestar Supertech, que je te recommande, et puis c'est les mêmes que Rossi, ouais, il y a écrit 46 dedans!). OUI, FALLAIT RIEN LÂCHER. Au final, je suis 4°. Les 3 devant le sont parce qu'ils ont moins pris de pions. Par exemple, il y avait un débutant, 1° rallye, qui s'est fait mettre un tour par les autres en circouit. Il était content, mais je suis pas certain qu'il ait bien mesuré sa chance. Sans la petite attente de J François au début + le couvercle d'embrayoir + la recherche de fausse panne électrique + le jardinage pour cause de R. Book faux + la crevaison, et ben, je finissais... Mais non, surtout ne pas bouder le bonheur de faire enfin un vrai résultat. De faire quelques scratches et surtout de ne pas être tombé une seule fois, même si a a été souvent à 2 doigts. La Monster, j'ai jamais aimé ces pétoires, comme les Monstro: une meule pour kéké juste bonne à habiller en carbone pour aller d'un bistrot à l'autre. Ben, j'ai découvert une excellente meule, bien équilibrée et neutre, coupleuse, presque confortable, bref, une meule avec qui je me sens plutôt bien. Et puis, faut admettre que le moulbif Ducati, ça met de bonne humeur. Autre satisfaction, la plupart de mes modifs étaient judicieuses, et surtout tout a parfaitement tenu au long de ce gigantesque terrain de cross, un bon entraînement pour le DDT. Le Ponpon du chevreuil respire toujours. Sur place, les pompiers ont dû l'intuber car il s'arrêtait encore de respirer (léger enfoncement thoracique) et l'évacueront 2H après en hélico. 2 semaines après, il est toujours dans le coma pour un trauma crânien. Saloperie de chevreuil. J. FRANCOIS. Le J Françoué termine honorablement, avant dernier. Il gardera un grand souvenir d'avoir suivi B. Fraysshines (pote des années 80, nouvel administrateur FFMC) en side avec madame en grande démo de déhanchements, side qu'il avait quelques difficultés à suivre. Et puis aussi cette illumination: « Ça y est Étienne, j'ai compris pourquoi tu t'acharnes sur tout ton bazar de phares, de dérouleur de road-book et de tous vos gadgets. » Saloperie de Chevreuil! Étienne
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