Vendredi 16h30 ! Je prends la route pour le sud-est, Cucuron pour être plus précis.
Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est à une portée de tomahawk d’Apt et un jet de pierre de Lambesc, là ou il fait +40…. +50…. C’est le SUD !
J’hésite entre l’A 75 jusqu’à Montpellier ou la nationale de Brioude à Montélimar.
Quand je rattrape l’autoroute à Issoire, le choix est vite fait au vu de la circulation. Ce sera autoroute jusqu’au bout ! La température est supportable jusqu’au Pas de l’Escalette. Quand je sors du tunnel une chape de plomb me tombe dessus ! Miladiou ! J’ai pourtant passé neuf ans dans le sud-ouest et deux ans dans le sud-est, mais j’avais oublié. Il fait bien meilleur dans mes montagnes. La bouteille d’eau se met à bouillir tout d’un coup !!! Bref, je passe Montpellier, Nîmes, Arles, Salon-de-Provence et je sors à Sénas. A partir de là, Big Steve me fait du radioguidage. J’arrive donc ainsi sans trop d’encombres à Cucuron-plage. Ses cocotiers, son port de pêche, son casino…. euh en fait c’est un Spar…. Stéphane et Alain m’accueillent avec un coup de blanc au goulot….Sympa ! Je leur rends la politesse en leur offrant un carton rempli de spécialités fromagères de mon coin : St Nectaire, Bleu de Laqueuille, Salers, Gaperon. C’est la razzia ! Je sonne l’hallali et là c’est la curée !
Bon ceci étant fait, on va se coucher car demain matin, rendez-vous avec une blonde au bord d’un étang à 9h30 ! Chouette ça commence bien !
Samedi matin 6h00 du mat’ Cucuron s’éveille ! Il fait une température correcte. Vite un tour dans le village à la « fraiche »… Sympa comme villégiature. Mérite le détour !
J’y mets 3 guidons à mon agenda de voyage. Comme j’ai dormi à l’hôtel, les autres m’y retrouvent vers 9h00. Bon allez on ne perd pas de temps, il y a une blonde à retrouver pour un bain dans un étang !!! Un biker allemand, invité par Stéphane se joint à notre équipage de « Rois Mages ». Dommage, sa blonde ne se joint pas à nous. On fera sans. Direction l’étang….de la…BONDE ! Les enfoirés ils m’ont menti ! YZONT décidés de pourrir mon W.E... Je les aurai !
Une partie de la troupe est déjà là . Nous prenons un café sans le racer en attendant le reste des gais lurons. A défaut de blonde j’en profite pour apprécier la quiétude matinale de la Bonde, vite perturbée par un grondement sourd et mélodieux d’un groupe de motards en folie chevauchant des Guzzi accompagnées d’un mono. Il est pratiquement 10h00 ! Mais la mauvaise foi prenant le dessus, certain se retranche derrière une soit disant incompréhension de l’heure du R.V…. Ben voyons !
La troupe enfin au complet, nous partons pour une ballade dans des endroits que je connais un peu pour y être passé, mais en coup de vent. Trois Calif’, une T5, deux Le Mans III, un café racer bien noir et bien serré selon André 30, trois V11 dont une rouge de honte devant ce défilé de beauté, accompagnés d’un SR500, un mono Kawa, une BMW (enfin ce qu’il en reste) et une Harley s’étirent sur une route qui commence à chauffer. Scorpions et Led Zep’ m’accompagnent et n’étant pas sectaire, j’en fais profiter la troupe motocycliste à chaque arrêt que nous effectuons. Mais c’est quoi cette bande de sales motards suivis d’un fou en B.A.R., écoutant de la musique de sauvages ! « Marie-Charlotte je trouve inadmissible d’être dérangée par ces blousons noirs sans foi ni loi alors que je suis venue de la Câpitâle pour communier avec la nature…. » Sans oublier mon portable surtout !!!! Circulez, y a rien à voir ! Nous effectuons une halte casse-croûte fromage et pain fort appréciée de cette bande de gueux au col de l’aire Deï Masco dans les alpes de haute Provence, mais le tout arrosé …… d’eau ! Ben ouais, pas de pinard ! On fera sans. Par chez moi, ils savent faire le fromage mais ils sont moins doués pour le gros rouge qui tache. C’est pas le tout, mais l’heure tourne et on commence à avoir faim. On mange où ? Parce que là c’était juste un en-cas, pour se boucher une dent creuse ! Nous repartons sous un soleil de plomb vers un resto au fond de la vallée de la mort, mais pas sans avoir fait une halte barrette* pour le chef, quelques fourvoyures et des haltes clopes pour les drogués de la Seita…. Mais le cadre vaut le coup, pas de réseau pour les portables (du reste ce n’est pas un endroit pour Marie-Charlotte…) un cagnard du diable, des serveuses sympas et accortes, une patronne avec qui j’ai négocié un plongeon dans la piscine attenante à l’établissement, lequel plongeon que je voulais effectuer au guidon d’une brèle je n’ai point fait, aucun des poilus n’ayant voulu me prêter son tas de ferraille ! Tout fout le camp ma bonne dame…. Le repas fort bon est conclu par un sorbet à la cerise, spécialité de la chef. Si vous passez par là, enfin si vous arrivez à trouver, surtout ne loupez pas le sorbet, c’est frais, agréable au palet et on en reprendrait bien… Nous quittons cet endroit idyllique et diabolique à la fois pour un ravitaillement des montures à Apt. Puis direction Cucuron vu l’heure avancée. Ben voila ce que c’est de faire des repas de communion, on papote, on papote et l’heure tourne ! Un dernier gorgeon au bord de l’étang du village et la troupe se disperse dans la nature, sans ses accessoires ! Hein Chef et Marco !!!!
A partir de maintenant une deuxième journée commence ! La fête de la musique à Cucuron et Lambesc ! En fait c’est surtout pour ça que je suis venu. Je les ai accompagnés pour leur balade en moto juste pour leur faire plaisir….
Que vous dire, si ce n’est qu’après une bonne douche réparatrice j’ai passé une excellente soirée avec des personnes de tous âges et sexes, très très sympathiques. Le buffet, alimenté par les habitants du quartier, était fort bon et le vin gouleyant. La musique et les chansons nous ont diverti et ravi les oreilles. Bref le pied !
Mais au fait nous avions promis à Grober d’aller voir et écouter ses chiards jouer de la musique de sauvages à Lambesc. Faudrait se remuer le cul ! Quand nous arrivons, nous les aidons à remballer le matos…. Trop tard, comme le freinage avant le double droite qui se referme dans un sens ou le double gauche qui s’ouvre dans l’autre sens…. Bon ben on va boire un godet en ville après s’être fait contrôler par la marée chaussée…. Retour à une heure avancée, ou plutôt matinale. Dodo en concentré, et départ. Après des adieux déchirants, nous repartons dans nos pénates. Le retour est un copié collé de l’aller avec la chaleur au début et la fraicheur à l’arrivée. Keske je suis bien dans mes montagnes avec ses virolos et ses vaches qui font du bon fromage. Bon allez bonne nuit chez vous, ne faites pas de folie de vos corps et à la prochaine pour un rassemblement chez les fous.
Merci à vous qui habitez le sud, pour votre accueil et votre convivialité.
Continuez comme ça, je suis heureux de constater que les TZED ont fait des petits !
MERCI !
LOLO 03 Grand Chambellan TZ; Compagnon de la fourvoyure. |