PELLETIER FAMILY

IN SCOTLAND


La passion de la moto, la passion du side, Sandrine et Phil la déclinent sous toutes leurs formes et en famille! Après nous avoir entrainés sur les routes du Rallye de la Sarthe, ils nous emmènent maintenant en Ecosse. Entre temps, la caisse Perrin a repris sa place sur le châssis de l'attelage. Prenez le temps de savourer le récit (une belle invitation au voyage à moto) avant de visionner le diaporama qui l'accompagne.

C’était un vieux rêve. (Après nos débuts en Rallyes) Il nous fallait une grande occasion pour nous décider, nos dix ans de mariage ont fait l’affaire… Ce voyage en Ecosse il y a des mois que nous le préparions. Tout d’abord nous avons décidé de partir aux alentours de mai/juin (du 24 /05 au 03/06), c’est la période de l’année où il fait le plus beau en Ecosse, et au Royaume Uni en général. Notre dernière expérience par-là était le Tourist Trophy pour notre voyage de noces en 1997…Bâââ oui neuf ans sans un vrai voyage rien que pour nous deux. Le cursus habituel : la maison, les enfants, le train train quoi… M’enfin toujours un side pour les virées en famille dans notre beau royaume de France (manquerait plus qu’on parte en vacances en voiture bûûûaaarkkkk !!!)

La route maintenant. Nous avons choisit de passer par la Belgique, pour  plusieurs raisons : la première étant que je garde un assez mauvais souvenir des routes anglaises. Pour le TT nous étions partis à trois motos et pendant que nous traversions la perfide Albion l’un de nos potes s’est fait éjecter dans le fossé entre Portsmouth et Heisham il n’aura donc pas vu l’Ile du bonheur des motards cette année là… ( Depuis, il y est retourné sans encombres…) La seconde étant que lors du rassemblement des Coyotes au 8 mai, Blandine et Michael ainsi que ce bon Hubert Leblond nous ont fait l’éloge des toiles de tentes Karsten (après s’être bien foutu de nous rapport à notre saloperie qui avait prit l’eau toute la nuit…) Ces fameuses guitounes n’étant pas vendue en France mais en Belgique à Lochristi prés de Gent. Il était donc prévu un simple détour pour péter la goule du nourrint et acheter « Ze » toile de tente, avant de rejoindre Zeebrugge où nous attendait notre bateau qui devait nous conduire 18 heures plus tard à Rosyth directement dans la baie d’Edimbourg. Ce premier épisode de route fut un peu mouvementé… Alors que Sandrine conduisait et que je « bullais » dans le side, nous nous somme trompés d’autoroute… Bilan : 588 km au lieu de 435 prévue, ça commence fort ! J’ai fini de me moquer des talents de navigatrice de ma douce pour un moment…

La météo est maussade, le vent souffle fort à notre arrivée à Zeebrugge. Il est prévu 50km/h mais à mon avis y’a plus ! Nous commençons  à gamberger sérieusement quant à la nuit que nous devons passer sur ce gigantesque bateau ! http.www raouldégobillo.com ou pas ? En regardant les bateaux de pêche qui rentrent au port, vu comme ils tanguent, va y’avoir du sport…Barfff on y est, on y reste… tant pis pour nos pôvres estomacs !

Nos inquiétudes seront bien vite dissipées. Le navire est immense; après avoir laissé le side dans la soute nous prenons un ascenseur qui indique pas moins de huit étages ! Il s’avère que nous ne sentirons que de simples trépidations. Un peu comme dans un train, mais aucune sensation de roulis. L’intérieur est assez luxueux avec restau, table de jeu et boutique de souvenirs… Nous somme un peu surpris d’apprendre que la compagnie Superfast est grecque, et qu’il y a peu de personnel francophone… Nous prendrons notre repas au self bien sympa et plus économique que le vrai restau… Pour des raisons économiques justement, nous avions choisi de voyager en siége inclinable dit « confortable » et pas en cabine avec couchette. ( Il y avait pour l’aller et retour plus de 300 euros de différence !!!) La nuit sera longue, j’aurai le loisir de lire la moitié du Da Vinci Code… Pour dormir c’est autre chose… Je terminerai au bar allongé sur une banquette… Nous sommes impatients de débarquer, ce qui est fait vers onze heures, heure locale… 

Bon. Rouler à gauche, ne surtout pas oublier de rouler à gauche… Premier passage sur le magnifique pont de Forth bridge qui relie Rosyth à Edimbourg. Chaude entrée en matière, puisque nous nous retrouvons directement en centre ville de la magnifique capitale Ecossaise… « Tourne à gauche » et paf ! Un sens unique ! Pas moyen de faire demi-tour, la sacoche réservoir qui appuie sur le klaxon, les badauds hilares… Rester calme, ne pas s’énerver, on est en vacances bordel !!! Vite un parking, ouf ! A deux pas du château, notre stationnement s’avère idéal pour visiter la ville, qui est divisée en deux : « Old town » et « New town », Edimbourg peut se découvrire à pied tranquillement. Ce jour nous nous contenterons de la vielle ville et surtout le château. La visite est assez chère (10.20 £) et l’audio guide n’est pas inclus (compter 3.50£) mais ça vaut le coup, rien que pour l’architecture militaire du bazar… Comme nous repasserons par-là en fin de séjour nous aurons le temps de finir la visite de la ville. Nous avions décidé de nous éloigner pour dormir, le prix du logement étant prohibitif. (prés de 35£ par personne en Bed & Breakfast) Nous nous dirigeons donc vers Roslin et sa célèbre chapelle à 12 km de là…Nous trouverons un B&B très correct chez Mr. et Miss Brian Smith dans Manse Road pour 25£ par personne. Nous avons choisi le mode de vie « Anglais », c’est à dire que nous prenons un solide petit déjeuner (œufs, saucisses, bacon, champignons etc. etc.) et le midi nous ne mangeons pas… L’après midi en arrivant dans les B&B il y a toujours une bouilloire pour le thé, quelques biscuits, et parfois des fruits frais dans la chambre. C’est un peu dur surtout pour Sandrine qui n’a pas l’habitude de manger comme ça le matin. Le soir nous trouverons toujours un pub ou un petit restau familiale (cottage) sympa.

Deuxième jour, nous commençons par la visite de la chapelle templière, nous sommes d’abord déçus de découvrir qu’elle est entourée et couverte d’une charpente métallique afin de la protéger. En effet les pierres de cette chapelle aussi bien extérieures qu’intérieures sont taillées si finement qu’elles supportent mal l’érosion. En faite l’échafaudage permet d’approcher de plus près ce chef d’œuvre d’architecture… De plus il  règne à l’intérieur une atmosphère particulière, malgré le nombre de visiteurs, on s’y sent particulièrement bien… Ce village de Roslin et sympa, allez !! C’est décidé nous reviendrons passer notre dernière nuit ici !

En route pour Stirling. Il pleut un peu  pour nos premiers km en Ecosse. Nous prenons l’autoroute. Bof, pas passionnante cette route, par contre malgré la pluie et le brouillard le château de Stirling est intéressant à découvrir. On peut même dire que ça ajoute au charme et à la magie du lieu, une petite touche de réalisme. Nous ferons également la visite du Wallace Monumente, qui parle bien sur de William Wallace mais aussi de tous les personnages important d’Ecosse. (A noter que là, les audio guides sont inclus dans le prix de la visite.) Il est tard et nous avons quelques difficultés à trouver un logement. Finalement un propriétaire de B&B nous conduira dans un autre, tenu par des amis à lui. Le hasard faisant bien les choses ce seras la plus agréable des chambres que nous aurons. Il s’agit d’une belle maison au milieu d’un lotissement impossible à trouver sans connaître…(nous prendrons leurs coordonnées) Ils nous serviront du Scottish Haggis (panse de brebis farcie) au petit déj. Il faut s'y faire mais franchement c’est très bon. (Dans certains pubs il est servi avec une pomme de terre vapeur et une sauce au Whisky, c’est un vrai régal.) Pour terminer la soirée nous irons boire un verre dans le pub William Wallace, endroit hautement sympathique où l’accueil réservé aux Français est très chaleureux.

Le lendemain 210km. Un passage par Perth, une ville accueillante qui est l’ancienne capitale de l’Ecosse. Nous visiterons le musée où il y a une exposition sur la géobiologie. La plupart des musées « d’état » son gratuits, celui-ci avait un certain intérêt, notamment pour les enfants avec un tas d’expériences « chimiques » à faire et même la possibilité de se déguiser en chevalier, pour faire quelques photos devant une pierre celtique … Plus tard après avoir quitté l’autoroute en direction de Breamar nous avons l’impression que le voyage commence vraiment ! Il y a beaucoup moins de circulation et surtout ça tourne et ça vire comme on aime ! De la vraie route à moto. D'ailleurs les messages de prudence à l’attention des deux roues fleurissent. C’est pénible ces recommandations tous les trois km, quand vous n’avez qu’une envie, celle de péter un câble sur ces routes rigolotes qui ressemblent à d’interminables montagnes russes !!!
Arrivée à Breamar, qui est le lieu où réside la reine quand elle voyage en Ecosse. On découvre cette petite ville en descendant de la magnifique lande où serpente un rapide ruisseau apparemment très poissonneux. Nous rencontrons bon nombre de pêcheurs à la mouche qui s’en donnent à cœur joie. Il fait beau, mais froid ! Le vent est fort, le paysage est époustouflant. Les gens sont charmants, malheureusement nous ne pourrons pas passer la nuit là. Un grand rassemblement de marcheurs a pris tous les logements de la ville d’assaut…

Nous continuons donc notre route vers Ballater, jolie bourgade où nous tombons sur un mariage traditionnel. Chacun porte le tartan aux couleurs de son clan, tous les hommes en kilt et les femmes avec la « chasuble » écossaise… Pour éviter la mésaventure de la veille nous filons à l’office du tourisme local. Là, une des charmantes hôtesses parle français et nous indique un B&B sur la route de Duftown. Ca tombe bien c’est notre prochaine destination… En passant nous avions remarqué les remonte pentes. Il y a une station de ski dans le coin. Au vu des photos dans la maison de notre hôte ça n’a pas l’air d’être mal en hiver. (Au moins un mètre de neige)…Nous sommes tombés chez une dame très conservatrice, pour tout dire la maison ressemble à la caverne d’Ali Baba. Des objets kitch en veux-tu en voilà et surtout une impressionnante collection de photos de la famille royale, depuis la Reine Victoria jusqu’à Harry en passant par Elizabeth, Charles et Diana mais point de Camilla… Le soir nous irons manger dans un chouette restau. J’ai envie de viande rouge et ce malgré les 15 £ l’entrecôte garnie… Je ne le regretterai pas, la viande de ces vaches à poil long est tout bonnement succulente !!! Sandrine elle, a mangé du mouton, qui avait le goût de mouton, un peu fort quoi, mais bien cuisiné…

Duftown, et la route du Whisky au programme aujourd’hui. Nous commençons par Glenn Livet. Cette distillerie appartenant au groupe Pernod Ricard il y a des drapeaux Français à l’entrée. Pas de guide parlant French, but à chaque étape de la fabrication du breuvage, sont à disposition des pancartes dans les différentes langues européennes… La visite comme la dégustation est gratuite, ceci dans presque toutes les distilleries. Nous trouvons un B&B juste à l’entrée de Duftown, nous somme chez d’adorables retraités, très amusés et un  peu inquiets de nous voir avec cet engin bizarre ! Le side-car attire toujours autant de sympathie…A peine arrivés, nous commençons par la visite de Glennfiddich où nous aurons une guide (Debra Stewart du clan des Stewart, «  tartan noir ») qui parle un agréable Français. (en roulant les « R ») Elle nous explique qu’il faut 4 heures pour faire un litre de Whisky, qu’il faudra le laisser vieillir douze ans en fût avant de le mettre en bouteille, et ce sans y toucher… Le plus gros problème étant bien sur le stockage… Dans la cave historique de la distillerie, il y a une sculpture  représentant des anges attablés sur une barrique. Leurs ailes détachées, posées plus loin, avec l’inscription suivante : « Le Whisky vaut mieux que le Paradis » En effet au long de ces douze ans, se produit une évaporation naturelle d’environs 2% par an que l’on appelle « la part des Anges »… Franchement nous les comprenons ces anges, nous avons un faible pour le Glennfiddich, par contre inutile de penser faire des affaires en achetant sur place, il est au même prix qu’en France !!! Un petit tour par le château de Duftown sérieusement en ruine mais à deux pas de la distillerie. Venir là sans y faire un tour serait dommage… De retour au B&B le propriétaire nous demande ce que nous faisons ce soir ? Bhââ, rien de particulier. Alors vous venez avec moi ! Il y a un concert de musique traditionnelle écossaise ici ce soir.

Chaude ambiance à Duftown les groupes se sont succédés dans la petite salle jusque tard dans la nuit. Violon, accordéon, contrebasse et bien sûr cornemuse, même une chanteuse « a capella » avec la voix qui prend les tripes et tout et tout… Un très bon moment en vérité. Le plus surprenant est qu’il y a des gens de tous les âges, du grand-père avec ses petits enfants en passant par les djeuns casquettes à l’envers et jeans baggy sur les chevilles,  ainsi que des costards cravates… Toutes ces générations se retrouvent autour de la musique des Highlanders. La réputation de radinerie des Ecossais est peut être un mythe ?  Notre hôte n’hésitera pas à nous offrire un verre, fier qu’il était de dire à tous ses amis qu’il héberge des Français venus jusque-là en side-car…

Le lendemain nous aurons une météo changeante, alternance d’averse, beaucoup de vent et des éclaircies de courtes durées… Dans la matinée nous faisons la visite de la distillerie Glenn Grant, le Whisky le plus vendu en Italie, il a la particularité d’être très clair. Il est mis en bouteille seulement après cinq ans en fût. La visite vaut le coup simplement pour les jardins attenants à la distillerie. Ici la source nécessaire à la fabrication du breuvage doré est canalisée au moyen d’une cascade artificielle magnifique.

En route pour Inverness avec un petit détour par Elgin le point le plus au nord de notre voyage… Sur la route, prés de Nairn nous ferons la visite du château de Cawdor, empli de mystères. On est catapulté au temps des légendes du roi Arthur. Les tapisseries sont en très bon état, il y a un subtil mélange de mobilier de toute les époques. C’est assez rigolo en ce promenant dans ce château: on a l’impression que le propriétaire est sorti cherchez le pain ou boire une pinte au pub. Dans le salon le Times est resté sur le divan, dans la cuisine les fourneaux sont encore chauds… Farceurs les fantômes Ecossais ???

Un passage par Fort George, sur une pointe du Moray Firth. Ce fort historique qui défendait la baie d’Inverness est toujours occupé par un régiment de Highlanders que les touristes ne dérangent pas le moins du monde… Ces fortifications à la Vauban permettent une vue imprenable sur la baie. Avec un peu de chance on peut apercevoir un ban de dauphins souffleurs… A l’intérieur le musée des Queen’s Own Highlanders propose des reconstitutions de l’habitat des soldats à travers les époques. Cette visite est sûrement la plus intéressante du genre que nous ayons faite, mais aussi la moins chère (6£ audio guides inclus) …

A Inverness nous perdons un peu de temps à chercher un logement. Fatigués  nous trouvons enfin, et là pas de bol !! On est tombé chez sœur pénible. En fait, elle était d’un premier abord charmant, ce n’est qu’une fois à l’intérieur que vous prenez conscience d’être arriver chez Cruella D’enfer… Dans le désordre voici quelques recommandations affichées un peu partout dans la turne : « Ne rien poser sur le dessus de lit, ne lavez que vos chaussettes dans le lavabo, extinctions des feux à 23h00 au plus tard, pas de douche après le breakfast, ne pas tirer la chasse d’eau plus de deux fois de suite (sic), ne pas faire crier sa partenaire sous l’amour (non là j’déconne) etc, etc… » Nous aurions dû tourner les talons vite faits, nous ne savons toujours pas pourquoi nous sommes restés !  Le plus beau sera pour le lendemain matin. Alors que nous déjeunions pour huit heures précises et que nous avions fermé la chambre à clef, la mémé a viré nos affaires, les draps, et ouvert les fenêtres en grand, histoire de nous faire comprendre que nous sentions un peut trop le motard sans doute… Ma vengeance fut terrible. Quand nous sommes partis, elle arrosait ses fleurs, elle ne m’a pas entendu arriver derrière (normal y’a de la moquette partout), quand elle s’est retournée, j’étais face à elle, à quelques cm, j’ai bien cru qu’elle allait caner. Elle nous gratifia d’un « my Gooooood !!!! » tonitruant, que Sandrine entendit au premier étage. Je l’ai même pas fait exprès, j’le jure… 

Dans la soirée, nous étions allés manger dans un pub très cool, le Gellions, restau à l’étage et pub typique au rez-de-chaussée, avec concert pop sympa. Ambiance qu’il nous faudra vite quitter rapport au couvre feu de tatie Danielle…

Nous poursuivons notre voyage par une journée le long du Ness, puis du Loch Ness, les paysage variés sont vraiment jolis. On a envie de s’arrêter à la sortie de chaque virage. Nous ferons bien entendu la visite de Loch Ness 2000. En Français, et rien que pour nous, on passe de salles en salles avec des scènes expliquant le déroulement de l’enquête prouvant l’existence ou non de Nessy… Certain hurleront à l’escroquerie, nous pensons qu’il serait dommage de faire tout ce chemin sans perpétuer la tradition… Gaffe, si vous venez par-là avec des enfants, en sortant, on tombe directement sur une gigantesque boutique de souvenirs, en commençant par un couloir avec des peluches Nessy empilées du sol au plafond…
Sur le parking nous avons rencontré les seul side-caristes que nous croiserons lors de ce voyage, des Allemands, qui roulent en… Guzzi, eh oui… C’est à croire que nos Italiennes sont les motos idéales pour le voyage… La route de Fort William est encore un vrai régal. Le bon gros V twin de Mandello fait merveille dans ces virolos à n’en plus finir... Après nous être installés, nous filons, sur les conseils de Salvatore (IzzuGo tom sur le forum Twin Zone) voir l’immense viaduc de Glenfinan sur lequel passe deux fois par jour, un train tracté par une antique locomotive Stefenson à vapeur, que nous avons eu la chance de voir et de photographier un peu dans la panique, nous n’étions pas vraiment en place. Ca nous fait tout de même un souvenir de ce moment pour le moins pittoresque.
Nous terminerons la journée avec une petite galère de fric, les distributeurs n’acceptant plus nos cartes bleues. Il nous faudra aller directement dans une banque, et fournir nos pièces d’identités, appeler la banque de France et tout le toutim. Nous avons perdu une bonne heure dans l’histoire, mais nous somme ressortis de là avec quelques Brouzoufs pour continuer notre périple.

Encore des routes à motos pour nous rapprocher du bord de la mer. Un petit stop à Oban pour voir la distillerie qui a la particularité d’être en centre ville. Il y règne une atmosphère feutrée, la grande classe quoi…Nous nous arrêtons plus tôt que prévue à Inveraray. Ce village est tellement joli que nous n’avons pas voulu aller plus loin aujourd’hui. La rue principale est bordée de très anciennes maisons blanches, Inverraray est la capitale des ducs d’Argill, chefs du clan des Campbell et descendants de l’une des plus vieilles familles d’Ecosse. Pas de problème de logement, nous partons nous balader à pied vers le colossal château du 18éme siècle. La visite est un peu chère pour nous, nous ferons tout de même quelques photos de l’extérieur…
Nous terminerons la soirée au pub The George Hôtel, dans la rue principale. Le « George » est tenu par la même famille depuis quatre générations… Ambiance des grands soirs. L’Ecosse est en train de battre les Barbarians anglais dans un matche de rugby à 15 fort agréable à regarder. La Dark Island (Bière brune au goût malté très prononcé) coule à flot.  Comme nous somme amateurs de beau jeu, Français et très heureux de cette victoire de l’Ecosse, nous participons à la fête. Un truc à prendre un coup de froid…

Le matin suivant, j’ai un peu mal à la Dark Island… Mais rien de méchant ! En route pour Glasgow. C’est une grande ville très moderne, pleine de galerie marchande et d’architecture moderne… Nous irons faire un tour au musée du transport de la ville, gratuit et bien fait, on peu y voir de magnifiques tramway, train vapeur et même quelques side-cars. L’université vaut également le coup d’œil… Les B&B sont hors de prix (30 à 35 £ par personne) nous décidons de retourner à Stirling où nous sommes sûrs de l’accueil et du confort ! Le voyage se termine, il serait dommage de ramener de mauvais souvenirs… En parlant de souvenirs, dans les pubs au comptoir il y a parfois jusqu'à huit pompes différentes… Comme je suis d’un naturel curieux, j’ai goûté un peu à tout… Justement à Stirling dans l’après-midi je me décide à prendre une pinte de Strong Bow, tiens c’est drôle ça ne mousse pas beaucoup ? ? En portant aux lèvres, je comprends tout de suite… Il s’agit de cidre et pas de bière… Pas guéri, le soir en mangeant je remets ça avec une autre marque de cidre ! Bilan, un litre de jus de pomme gazeux (pas terrible, rien à voir avec du bon cidre percheron) dans la journée… Dur !!! Pour les boyaux, un festival !!!

Avant dernier jour, comme convenu nous retournons à Roselin pour la dernière nuit. Les propriétaires du B&B où nous avions passé notre première nuit partent en Week-End. Ils nous indiquent un autre logement dans la même rue… Nous filons vers Edimbourg pour la journée. Nous faisons la visite de New Town et une bonne balade dans Princesse Street où il est surprenant de voir les gens allongés sur les pelouses, sans aucunes interdictions… Il fait grand beau, on est vendredi, certains qui ont arrosé la fin de semaine ont grand besoin de repos… La journée se termine dans l’euphorie et la douceur de vivre d’une après-midi de printemps. Et pan sur le bec ! En retournant vers le side, un joli papillon rouge et blanc est accroché au réservoir… 30 £ pour stationnement gênant… Alleïïï encore un souvenir !!!

Dernier jour, nous commençons par la visite de la chapelle. La deuxième fois c’est encore mieux, certains détails qui nous avaient échappé nous sautent aux yeux… Nous faisons un passage éclair par la cristallerie d’Edimbourg où il y a beaucoup de jolies choses. Malheureusement en cette fin de voyage, notre bourse est un peu plate… Grosse galère pour rejoindre Rosyth, le pont de Forth bridge n’est accessible que sur une voie ce qui provoque un embouteillage monstrueux. Nous passerons deux heures coincés à faire des sauts de puces de cent mètres pour de nouveau rester bloquer un quart d’heure… La moto chauffe, j’essaie de démarrer en poussant le plus souvent possible, histoire d’économiser ma pauvre batterie… je suis surtout inquiet pour demain matin… Nous arrivons enfin à l’embarcadère, les douanes  fouillent les affaires, le tout dans la bonne humeur…

En laissant l’attelage dans la soute du bateau, nous faisons la connaissance de deux Français en Béhème et Pan European venant de la région de Blois. Ils se sont fait un voyage marathon de 1800 km (en Ecosse) en célibataire et à l’ancienne (en toile de tentes quoi…) Ce ne sont pas des perdreaux de l’année et leur organisation frôle la perfection. Nous passerons une partie du voyage à discuter ce qui permettra de faire passer le temps beaucoup plus vite…

Nous approchons de Zeebrugge il est midi, la moto démarre avec un peu de mal… Pas bon ça !! Nous nous arrêtons plus loin pour enfiler nos vêtement de cuir, et je fais l’erreur de couper le moteur. Quand je veux remettre en route, le bruis caractéristique du démarreur qui se met à la masse me fait comprendre tout de suite ce qui va se passer… Bingo un fusible en vrac. Le bazar changé une petite poussette et la Rosso est prête à partir… Nos compagnons de voyage un peu inquiets décident de faire un bout de route avec nous. C’est bien agréable de rouler en groupe. Cent km plus loin tout va bien la Guz pête le feu. Nous nous disons au revoir… Ma douce et moi avons hâte de revoir nos sales gosses. Je m’arrêterai donc le moins possible, nous avalerons les 435 km rapidement et nous sommes à la maison vers 16h45…

Le bilan de ce voyage est facile à faire. Que du bonheur ! Nous avons fait quelque chose comme 2000 km, avec juste un petit caprice de la moto… En cherchant un peu, ou plutôt, si nous devions refaire un voyage en Ecosse, nous passerions plus de temps dans les Highlands, voir sur l’île de Skye plutôt que de retourner à Glasgow, les grandes villes n’étant pas forcément notre truc…Les Ecossais aiment vraiment les Français, et même si vous parlez Anglais comme moi (c’est à dire très bien, surtout avec les mains) ils font l’effort de parler lentement, voir de dire quelques mots dans notre langue…Au fait loulou quand est-ce qu’on y retourne ? Pas dans dix ans j’espère ?

Sandrine&Phil.

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