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Comme en 2008 et 2009, Twin Zone a la chance de vous livrer le récit "embedded" du Dark Dog Moto Tour d'Etienne GODARD. Encore une fois il faut remercier PHIL par qui, non pas le scandale, mais ce texte nous parvient. La lecture d'Etienne est depuis le début un grand moment pour moi. Il ne se contente pas de mettre du gros gaz. Il a ensuite une science du récit de la course qui me ravit à chaque fois. Rythme du récit, découpage, expressions godardiennes savoureuses, style inimitable, tout cela concourt à nous faire découvrir la course en dedans avec ses personnages, ses aléas, ses joies, ses drames, sa solidarité. Sans emphase, sans trémolos, sans fard. A l'image d'Etienne dont j'ai pu apprécier les qualités durant quelques minutes au départ de la spéciale de Murs en 2006. J'ignorais alors ce talent de conteur de notre pilote à béret. Pour illustrer son propos, j'ai choisi deux vidéos de MOTO JOURNAL dans lesquelles la Multistrada n°6 et son pilote apparaissent à plusieurs reprises.
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PREAMBULE C'est le récit tardif de mon DDT (Dark Dog Moto-Tour) 2010. Quelques astuces pour les rallye(wo)mens, des anecdotes pour tous, quelques scènes hospitalières, un résumé d'une course qui a failli être fantastique, une presque façon de comprendre l'univers des rallyes pour les néophytes, un récit perso un peu longuet pour ceux n'ayant pas le temps. Juste destiné aux potes de cette liste de diffusion. Aux ceussent qui veulent le mettre en ligne ou sous presse, c'est vraiment longuet, très perso, un peu chiant au début et ça risque d'en rebuter, c'est toikivoi. CONTEXTE Super résultat en Juin à l'Ultimate, 3°, et enfin la nouvelle Multistrada en juillet. J'en suis tombé amoureux en lisant les essais: Les diverses possibilités de réglage, le confort annoncé, et la multitude de gadgets. Par contre, son esthétique me laisse froid, voire hostile, mais ça fait longtemps que la plupart des meules deviennent comme les bagnoles: toutes pareilles, insipides et sans couilles. Le marché étant morose, je ne peux m'en faire prêter une et suis contraint de l'acheter. A crédit. GRANDISSIMA MERDA Coup de folie? C'est ce qui m'est venu à l'esprit lorsqu'on a fait connaissance …. Au Ricard, direct: c'est une merde en circouit (trop de débattement, position, tout sur l'arrière, guidon sur silent bloc et garde au sol de grosse gouine). En fait, j'avais un peu zappé que c'était un trail. L'autre handicap, c'est pour les départs: impossible de bien partir, trop sur l'ar, trop de débattement et couple spectaculaire: l'avant n'a qu'une envie, se lever, se lever, encore et encore, obligé de rendre la main, et en plus, avec le DTC (antipatinage), ça coupe le moteur car il détecte une différence de vélocité entre l'Av et l'Ar, forcément. Le Tex m'a bien installé des embouts en feraille au bout des bottes qui servent de barre anti wheeling, mais, c'est pas suffisant. L'ABS utile sous la flotte est une vraie merde sur le sec, car il n'est pas loin de doubler la distance de freinage. L'autre MTS engagée a d'ailleurs chuté à cause de cet ABS car le concurrent n'avait pas eu le temps de le débrancher en spéciale, c'est dire si c'est dangereux. Etonnamment décevant quand on sait que sur certaines BM et Kawa, il y a moyen de faire des stoppies avec l'ABS! FANTASTICA Pour le reste, c'est une meule plutôt géniale. Très très facile. D'un confort quasi parfait. Et un couple! 12K9 ça cause! Et tout en douceur, c'est surtout ça qui est remarquable, largement plus coupleuse que la Monster, et pourtant bien moins rugueuse, la magie de la gestion électronique. Et du DTC peut être. Peut être, car c'est plutôt difficile à le ressentir. Avant de couper carrément l'allumage, il y a une phase ousque ça réduit l'avance. Et tous ces gadgets, pour qui n'est pas allergique, c'est rigolo. Tiens, dans l'ordinateur de bord, quand tu remets le partiel N°1 à zéro, ça remet à zéro plusieurs trucs (conso moyenne, chrono, etc) dont la vitesse moyenne: génial pour les bases chronos car la lisibilité des tableaux de bords d'origine est meilleure que celle des rajouts genre compteurs à vélo ou tripmaster, et puis il y a une caractéristique parfaite (info que seul les spécialistes apprécieront): il ne comptabilise pas les temps d'arrêt, adoncque dés que t'arrives au CH (contrôle horaire) tu le mets à zéro, comme ça tu risques pas l'oublier dans le stress du départ comme ça le fait régulièrement et qu'alors tu te retrouves en pleine base chrono avec des indications fausses. Les ressorts de suspension sont impec, mais c'est plutôt l'amplitude des réglages qui est trop limitée. Dans les champs de bosses, c'est un régal. BOSSEUR Gros budget cette année en reco: pas moins de 4 virées sur les spéciales et une sur chaque circuit (sauf Magny Cours). Pas beaucoup de passages à chaque fois, de 3 à 10, car au bout d'un moment, on arrive plus à imprimer. Contrairement aux débuts ousqu'on reconnaissait même le routier (pas de tripy à l'époque), et ousqu'on limait limait jusqu'à épuisement (certaines spéciales jusqu'à 40 passages!), maintenant le but est d'arriver le plus en forme possible et d'arrêter dès qu'on ne sent plus de progression. Donc, la meule dans le fourgon, dodo à l'hôtel, et des bornes et des bornes (la plus proche spéciale est quand même à 650 bornes de la maison!) et donc un budget de folie. PREPA METICULEUSE Avec l'expérience et beaucoup de méticulosité même si extérieurement le boulot fait un peu bourrin, je suis arrivé à un résultat plutôt efficace: rehausse de selle pour circouit, fabrication pontet de guidon alu taillé dans la masse (suppression silent bloc, avancé de 2 cm et descendu de 2 cm, bravo Charly) montage guidon monster, puis hypermot, sciage partie carénage autour phare et suppression cache vide poche car le nouveau guidon passait plus, renfort interne (patch UV) de chaque côté du réservoir, Tampon téflon anti chute (merci Puissance rouge), protection carter emb, grillage anti caillou 2 radiateurs, suppression pare pierre (cassés dés la 1° chute à l'arrêt) et fixation cligno sur carénage, gros rajout sur circuit électrique pour montage phare (4 relais plus une belle longueur de fil, merci Totof de Chalais), suppression bulle et porte bulle pour fixer support phares et road book par attache rapide RAM (génial), montage un longue portée xénon+ un antibrouillard xénon sur fourche + 2 phares xénon pour les virolos en coin avec tous les fils et boitiers de décharge qui vont avec, alim permanente dérouleur, réduction direction (très pratique avec vis et contre écrou) biscotte le nouveau guidon touchait, freinages réglementaires compéte, remplacement liquide refroidissement par eau + alcool (marrant l'odeur que ça donne à la brèle et le fait que ça attire guèpes et abeilles), installation butée bridage puissance (compliqué car pas possible de brider sur le papillon vu que c'est commandé par un "cerveau" électronique, réglage du bridage (merci High Tech Moto pour les passages au banc), récupérateur d'essence "intelligent" (pouvant facilement servir de réserve), montage poignées chauffante, manchons (sur liaisons froides uniquement), renforts support phares/dérouleur passant par-dessus le guidon et fixés sur le bouchon essence, support carton pointage sur réservoir, indicateur pression peuneu à distance, installation sacoche ar (modif par sellier), support chiffon anti moustique en roulant, garde chaîne réglementaire, remonter reposes pied sécateur et pédale de frein de 3 cm (merci Charly et HTM), meuler butée béquille pour la garde au sol (Charly), crique pré-chute ds levier embrayage, fixation pompe vélo + bombe anti crevaison, marquer les pièces importantes contre la fauche, essais, ouf, dormir. Un peu. A FAIRE Pignon plus petit (pas dispo), ligne titane pour gagner du poids (arrivée en concession après la course), faire revisiter les suspensions pour trouver un réglage circouit (diminuer le débattement de manière temporaire?) et pour accentuer l'amplitude des réglages, monter un blocage de fourche comme en supermot pour améliorer les départs, idem pour l'AR (et ça se débloque au 1° freinage), remonter encore la garde au sol. Stade supplémentaire (à la limite du rêve): alléger, dispositif anti-wheeling, faire régler l'ABS pour le sec, raboter latéralement le réservoir pour pouvoir monter des guidon réglables et avoir une position presque bracelet pour les circouits et donc faire installer un réservoir additionnel à l'AR (avec ss doute un passage au mine à titre isolé).
SACRE DEBUT! Tain, dès la 1° spéciale dans les rues de Val de Reuil, me voilà 6, du jamais vu en 8 ans de DDT. Beaucoup d'application en reco sur place, et puis confirmation du potentiel de la pétoire malgré des difficultés au départ. Super confirmation à Magny-Cours le lendemain où sur une piste mouillée, c'est l'ABS qui m'offre la 4° place avec de sacrés écarts. C'est pas que ça freine mieux, mais ça permet de gagner un temps fou pour la prise des repères de freinage. Sur le sec, pas d'intérêt, tous connaissent les repères de freinage, et en plus, cet ABS est une merde. Sur le mouillé, dès le tour de chauffe, j'ai pu attraper le levier à pleine main, pareil au tour de chauffe, ce qui fait qu'au 1° tour, j'avais le freinage idéal. Pour les autres, ils ont mis plus de temps. Lionel Richier, champion France promo 1000, je l'ai fait chier les 2 ou 3 premiers tours. Puis, il a maté mes repères de freinage et je l'ai plus revu. En 2 tours ½, il me met 14 secondes, alors que les tours d'avant, il n'arrivait pas à me doubler. L'ABS est d'autant plus intéressant que la course est courte, en effet, quelques tours de plus, et ça revenait fort derrière, eux aussi avaient fini par prendre leurs marques. Déception quand même, car, en virage, l'arrière partait en glisse alors que d'autres (Richier et Delaval) passaient bien plus vite juste devant moi. Explication: ils avaient des gommes plus tendre (K1 au lieu K2) et surtout, ils pouvaient déhancher bien plus qu'avec mon char d'assaut. 15 SECONDES GRATOS Au départ de Val de Reuil, il fallait mater que la 1° liaison était très courte (20 bornes) avec pas mal de ville et de la brouillasse. Donc, logiquement gaz. Et il le fallait, d'autant plus que le brouillard était carrément épais sur les 5 dernier km. J'arrive avec 2 mn d'avance, avant le gus parti avant moi. Le voilà qui arrive 8 secondes avant son temps limite. Avec force gestes, je le jette au pointage. Il pointe avec 4 secondes de marge. Faut dire qu'il n'attirait pas les faveurs des pronostics, avec sa 600 kawa en bracelet, le Tripy sur le réservoir, c'était évident qu'il n'avait pas l'arsenal d'un concurrent à craindre. J'aurai su, j'aurai peut être fait le mort quand il est arrivé quasi hors temps, c'était Lionel Richier, avec qui je serai en bagarre pour le podium au moment du crash! MAURICE? Maurice (Champvert) de Maurice-Radio-Libre qui sévit actuellement sur Oui FM, sorte de géant des îles à la voix qui fait trembler les carreaux, et qu'on avait eu dans le stand aux 24 du Mans, est un peu un taré grave de la poignée dans le coin. Moteur froid ou pas, c'est de suite vers la zone rouge. Pas le genre à burner, rupter ou wheelinguer, mais à fond, tout simplement, tout le temps, que ce soit en campagne ou entre 2 feux distants d'à peine 200m (véridique), avec en général une passagère format crevette qui s'accroche désespérément. Ça fait un moment que je le titille pour qu'il vienne s'arsouiller au DDT. Ben, il a franchi le pas, grâce à Yamaha qui mettait quelques FZ8 à dispo des VIP. N'y connaissant rien, il s'est inscrit, non non, pas pour le Toulon-Toulon où tout les tarés sudistes se retrouvent sur les virolos pousse au crime de chez eux, non, il s'est inscrit pour l'étape marathon. Quel andouille. Départ vers 5-6h du mat et ça attaque direct par les plus grands cols des Alpes, de nuit, ou sous la flotte, ou dans un brouillard genre brouillard de burn bien gras. Hé bé, le Ricemau, il s'est amusé comme un fou, et ça a bien entendu tourné au Joe Bar Team. Genre, alors qu'il roulait avec Deletang, il a mis un point d'honneur à lui faire les freins sur une improbable route en intestin en montagne. M'enfin, c'est skidi hein, on a pas vérifié. Il veut reviendre en 2011 avec plus d'ambition. Chaud devant. CRAC BOUM Samedi, 7° jour de course, ça se termine demain. Je suis 3 au général depuis 6 jours d'affilé. 12 secondes d'avance sur le 4°, Lionel Richier. Je pars la queue entre les jambes au Ricard ousque je m'attends à ce qu'il me mette dans les 30 secondes comme au circouit de Bresse. Je chie le départ à cause de cette merde d'antipatinage qui coupe en cas de wheeling. Mais c'est quand même un sacré avantage d'être bien placé sur la grille (3°). Et là, j'ai tout donné, à la brutasse. Denis Bouan m'a donné quelques tuyaux pour rouler en piste. Génial. 1° fois qu'on m'essplique par exemple qu'il ne faut pas s'accrocher au guidon, et que c'est les jambes qui font l'effort en courbe. Va falloir que je me paie un vrai cours de pilotage un de ces jours. Et je fais une super perf, 4° et Richier qui ne me met que 17 secondes. Bon d'accord, les reposes pied ont diminué de moitié en longueur. Alors je suis 4° au général à 5 sec de Richier. Et il reste 2 spéciales, Mazauges et le Faron. C'est tout à fait à ma portée, mais faut que je donne tout. Il est de Cannes le Richier et c'est sûr qu'il a reconnu comme sa poche. Alors au départ de Mazauges, je règle l'antipatinage au mini pour bien réussir le départ qui est en montée. Je fais même mettre un ti caillou par un spectateur pour caler la roue AR. "Assistance interdite" gueule un collègue sous l'œil amusé du directeur de course. Départ moyen, mais je suis super bien, je me suis passé et repassé la vidéo de la spéciale plusieurs fois, hier à l'hôtel, ce matin en prè-grille au Ricard, je la connais par cœur. Ça enroule bien, propre, oups, un peu large (voir la vidéo MJ). S'appliquer à prendre plus d'angle dans les zigouigouis. Ne pas couper sur le saut à fond, pas trop tarder à prendre les freins ensuite. Quelle santé ce moteur, quel plaisir cette partie cycle qui ondule gentiment, qui bascule nettement mais sainement, plus que 2 virages. Tiens, je vois plus la route, Dzouing, quel bruit curieux (le choc du casque sur le bitume), tout se déroule au ralenti dans une ambiance d'une violence extrême. Alleï, je suis toujours en course, ah voilà la meule posée sagement dans le fossé, dans le bon sens en plus, mais putain les commissaires, vous m'aidez à la sortir la brêlasse ou quoi. Je sais plus comment ils me l'ont fait comprendre, mais j'ai instantanément compris qu'il n'en était pas question. Et puis petit à petit, je réalise que je suis tombé. La course est finite, je devine un truc bizarre dans le bras gauche, et tiens voilà une fusée verte qui passe (Richier) suivie comme son ombre par une meule blanche. Bizarre comme on perd ses repères de temps, d'espace, de tout. Richier parti une minute après, j'ai eu l'impression qu'il n'est passé que 3-4 minutes après, et son suivant parti 1 mn après lui, j'ai eu la sensation qu'il en était à 10 secondes. Ouh là, il y a un truc pas clair dans le bras qui pendouille sérieux pas dans le sens normal. Donc bras cassé, pas de douleurs. Et de suite, quelle conclusion? Même pas déçu! Je leur ai montré cette année, 3° pendant 5 ou 6 jours, ça cause. La chute, c'est dommage bien sûr, mais c'est de l'anecdote, je quitte le rallye la tête haute. J'ai gagné du respect dans la petite communauté des rallyes. Curieux que ce qui a primé à cet instant, c'est le regard des autres, c'est pitoyable mais j'assume. Peut être un mécanisme des boyaux d'en haut pour faire accepter l'inacceptable, comme paraît que lorsqu'un médecin a un cancer à l'issue fatale, il refuse de l'admettre et croit en sa guérison. DOULEUR 3 douleurs intenses pour cette tôle. D'abord dans l'ambulance ousque je me suis vraiment tordu de douleur avec le bras qui n'appréciait pas vraiment les bosses de la route. Les calmants n'avaient pas fait leur effet et peut être qu'il n'y avait pas le bon (j'avais signalé une aversion à la morphine). J'en ai pleuré. Curieux, on ne s'en rend pas compte sur le moment, et puis tu t'aperçois que ça coule sévère par les yeux sans rien y ressentir. DOULEUR (bis) 2° douleur, le lendemain en salle d'opération. J'avais souhaité une anesthésie partielle. Par curiosité. Ah, pas déçu. 2H3/4 de charcutage. Le chirurgien avait prévenu: "c'est une fracture grave, voire même très grave". Bon. Rien pu voir car ils te mettent un drap entre la "salle" de travail et ta tête. Même que comme ce drap était à l'horizontale, ils s'en servaient pour y poser leurs instruments. En ayant oublié que j'étais réveillé, puisque les instruments ils me les posaient en partie sur la figure. Intéressants les commentaires entre les 2 chirugicos: "ah, là je vois un petit bout, tu le vois là, essaie de l'attraper, non essaie comme ça, tiens je vais essayer avec l'autre pince, etc.…" et vas y que je te tire là-dessus, que je te brasse, cogne, pousse, et clac et crac, et perce (13 vis sur 2 plaques). Les perçages, c'est comme chez le dentiste, ça te fait des vibrations dans tout le corps. Curieuse sensation que la fermeture. C'est exactement commack la confection d'un rôti. Tu assembles énergiquement à la main, puis tu passes la ficelle partout et après tu serres comme un malade. Ils avaient, posé un garrot leur permettant de bosser sans inondation. Mais au bout de 2H, ils ont du le relâcher pour permettre au reste du bras d'avoir sa dose d'hémoglobine sous peine de nécrose. Instantanément j'ai ressenti une grosse chaleur sur l'épaule (le sang qui coulait partout) et 5mn après, je grelottais de froid. Ca a d'ailleurs été un souci une fois revenu à la maison, car "mais t'es tout blanc, mais t'es tout gris, oh, mais t'as pas l'air bien". En plus de bouffer du calcium (à concilier avec une allergie au lactose), l'infirmière m'a bien dit de "mangez de la viande, hein, de la viande bien rouge, ça vous remettra vigoureux…". Bon, retour sur la table à écouter les conversations, très techniques entre les intervenants, mais aussi culturelles avec l'anesthésiste en panne de boulot qui a organisé le gueuleton du midi (un dimanche) en arpentant la salle vigoureusement l'oreille collée au portable. C'est fini le temps ousque les portables étaient interdits en hôpital, ils s'en servent même entre eux "téoula? Ah t'es dans l'ascenseur pour le 3°. Tu ramèneras le père Alphonse de la radio". Bon là, il s'en servait pour organiser le gueuleton donc. N'hésitant pas à interrompre sa conversation pour interpeller le chirurgien en train de tricoter la viande: "et toi, tu viens avec nous? Ah tu sais pas où c'est? Ben c'est derrière le super U presque en face de chez Nadine…" Ça ne m'a pas choqué du tout, ça m'a même plutôt impressionné car ils restaient très calmes, sans s'affoler, montrant ainsi une bonne maîtrise du sujet. Mais c'est vrai que parfois, ils avaient l'air si décontracté que je me demandais s'ils mataient les résultats du tiercé ou s'ils étaient vraiment à la recherche des morceaux manquants (et il y en avait pas mal, les 2 zos ont quasi éclaté). Bon reviendons à cette douleur. Table très dure + position horizontale dorsale qui n'est pas dans mes habitudes. Au bout de 2H, j'ai craqué et les ai supplié de me bouger un peu. Là aussi, j'en ai pleuré. DOULEUR (ter) Le lendemain, dans la piaule ils m'on collé un indigène qui s'était découpé le genoux à la tronçonneuse. "Garot avé le ti-sheurt, béquille avé la hachette et la tronçonneuse, condouite de la katrèle avec le starter car plus moyen d'appuyer l'accélérateur avé le pied, et ça fait 35 ans que je coupe du bois, et là j'étais coincé contre un mur, et c'était un arbre mort, donc plus dur, et c'est du bol que j'ai pas coupé l'artère, etc etc". C'était un local disais-je, et les locaux, le frangin me l'avait dit, ils parlent juste par plaisir dans le sud. Quand il tenait Motofix à Marseille à son adresse de feu (100 rue Ferrari!), il racontait que les gars lui tenaient la bavette entre 20 mn et 2H et qu'à la fin tu te dis "mais qu'est-ce qu'il m'a dit, on a parlé de quoi?". Adoncques, le gars du coin était du coin, alors, j'ai eut tous les détails, une vingtaine de fois. Dont 15 en une seule journée avec 13 visites et 2 coups de téléphone (genre 20mn à chaque fois). Je les aurais bien jeté par la fenêtre, les visiteurs et le téléphone. En plus c'était un sosie de Pierre Richard, si gentil, tellement gentil que ça en est pénible. Et les parents qui voulaient absolument rester dormir. Ah, c'est sûr qu'entre chaque visite, il sombrait dans un profond sommeil. Et tu peux être sûr que les quelques fois ousqu'il y avait un chouette documentaire à la téloche, ça toquait à la porte. Sa 1° levée pour pisser a été cocasse: glisser tout doucement vers le sol, y poser le pied vaillant, se redresser tant bien que mal, se mettre debout, s'accrocher au déambulateur, faire glisser un peu, avancer de 20 cm, ramener le portique avec les perfs "hé voisin t'oublies le bocal avec les drains! Ah oui, merci". Avancer un peu, pas facile avec tous ces tuyaux, et avec ce pyjama d'hôpital avec le dos à l'air. Et paf le téléphone qui sonne. J'ai pas voulu répondre que c'était pas le moment, car c'était sûr, il allait le faire lui-même. Penses tu, une fois l'écouteur récupéré avec quelques contorsions, il est resté bien ses 20 minutes réglementaires à re re re re re tout raconter, à moitié en tremblant de faiblesse et de froid (le dos à l'air), mais il a tenu jusqu'au bout. Et le plus extra ordinaire, moi aussi. J'étais fou! Conclusion habituelle: les visites à l'hosto c'est bien, mais c'est comme les blagues: LES PLUS COURTES SONT LES MEILLEURES. DOULEURS (quatro) Grand moment de solitude aussi au retour avec l'ambulancier qui me ramenait de Brignolles à Cocotte city et qui m'a raconté sa vie de croque mort, avec tous les détails sur les autopsies des légistes, les couacs en pleine cérémonie, le fiston ingérable, la vie pendant 3 mois dans une voiture sans logement, l'ex qui avait un pet au casque, etc… J'ai néanmoins fait une découverte au retour: après 600 bornes d'autoroute, on s'est tapé le TT local: La Réole-La Roche Chalais: après chaque virage à droite j'avais la tête qui tournait. Là j'ai compris que j'avais aussi un pet aux neurones. DOULEURS (cinquo) Pas vraiment de douleurs au bras ensuite. Mais plutôt au dos, j'ai souffert sérieux. 2 queues de vertèbres fissurées. Obligé de me coucher plusieurs fois dans la journée pendant les 2 premiers mois, respiration coupée, comme une grosse aigouille plantée dans le dos. Genre de truc qui te met de mauvaise humeur en permanence, comme un bon mal de dent qui t'empêche de réfléchir à autre chose. Puis comme j'avais repris le taf un peu vite, nouveau séjour à l'hosto pour une infection, puis après un gros pic de boulot (marchés à Paris), pneumonie! Tout va maintenant presque bien, j'arrive à ouvrir la fenêtre du fourgon (mais pas à la refermer). LE CARTON DE JACKY 20 secondes après la tôle, j'avais des commissaires à côté, 5mn après l'ambulance était là, et 20mn ensuite, j'étais à l'hosto (Brignolles). C'est plus sécurisant de se tôler dans des courses officielles plutôt que tout seul sur la route. Et de ce moment étrange dont il manque quelques morceaux, je retiens surtout l'apaisement que m'a apporté Jacky le directeur de course. Très très calme, qui parlait d'une voix posée et claire, sans s'affoler, sans perdre de temps, sans émotion excessive, une présence que je qualifierai de maternelle et qui m'a fait un bien fou. Merci Jacky, quelqu'un d'exceptionnel dont j'avais pu apprécier le professionnalisme dans la gestion de la mise en route des spéciales. Et j'ai retrouvé à la maison dans mon barda, le carton de pointage avec un ti mot d'encouragement de sa part. Pas courant ce genre de souvenir, car les cartons de pointage ne restent jamais propriété des pilotes. C'est mon 2° (omoplate + côtes + chaipukoi avec la 675 dans le Morvan il y a 3-4 ans). ANTIPATINAGE Quand même ya un truc qui m'a bien turlupiné à l'hosto: qu'est ce qui s'est passé? Je me suis retrouvé jeté à terre sans m'en rendre compte et je n'avais pas l'impression d'être à l'agonie. Je soudoie l'ambulancier/croque-mort qui me ramène at home et on fait un léger écart par Mazauges. La trace de la tôle est limpide, l'arrière est passé devant en sortie de virage, en pleine accélération. Bien sûr il y a une sorte de léger dévers, mais bon sang, cette perte d'adhérence AR est surprenante. Ayé, j'ai pigé, le DDT (antipatinage) était quasi débranché pour ne pas gêner le départ, et du coup, il n'a pas fait le boulot pour lequel il était prévu: antipatiner sur l'angle. Ca donne une info capitale: le DDT m'a donné inconsciemment une certaine confiance à la remise des gaz. Ca essplique par ailleurs mon classement au général jusqu'à ce jour funeste. Et sur ce brélon, avec la roue AR très loin là bas sous la meule, si loin que dessus on a l'impression d'avoir une roulette, et des grands débattements, souples de surcroît, si le pneu pars en glisse, c'est bien plus compliqué à rattraper que sur une sportive, l'arrière s'empresse de dépasser l'avant par une svelte pirouette latérale. Avec ces nouvelles assistances au pilotage, on change carrément de génération de moto. C'est fabuleusement génial, compliqué à ressentir et régler et potentiellement très dangereux si on se pélange les médales au réglage. Positivons comme on pneu: ça me coûte un bras et des vertèbres, mais j'ai bien avancé dans l'analyse de cette Multistrada.
FOURCHE OVALE Soucis au moment d'implanter l'antibrouillard sur le bas de fourche, un coup la bride passe, un coup non. Pourtant c'est bien du 48,1 en diamètre. Heu non, j'avais pas mesuré 48,9 hier soir? C'est comme si le diamètre n'était pas le même sur la partie lisse (du T inférieur aux joints spi). Et bien bingo, effectivement, le diamètre n'est pas le même. Essplication de Fanfi: Olhins conçoit ses fourches par ordi et tout est calculé au plus juste en fonction des contraintes. Donc le diamètre des fourreaux est variable selon leur hauteur ! Pas trop coûteux à mettre en fabrication ensuite avec la numérisation. Autre recommandation du Fanfi, comme tout est calculé pile poil, quand on met une bride, attention à ne pas trop serrer sinon ça déforme le fourreau et la fourche coulisse moins bien, surtout à proximité des joints inférieur. Mais où s'arrêteront-ils? PAS D'ARRET DE TRAVAIL Comme patron, j'ai droit à rien du tout comme arrêt de travail, pas un centime. Et pourtant, les employés de la ferme qui y ont droit paient bien moins cher que moi (8 500 zorros/an au lieu de 12 000) comme charges sociales personnelles. TRAIN PIERRE GEGOUT C'est Pierre Gegout ex ducateamien savoyard qui a fait l'assistance en compagnie de Julien qui m'avait fait l'ultimate 2009. Ça s'est bien passé, grand merci les gars. Et le Pierre n'a pas voulu que je lui paie son train Savoie-Rouen. Vues les dépenses engagées cette année (mon record absolu), j'ai pas refusé, merci Pierre. DALLAS? Option Organisation ne se fait pas des couilles en or avec le DDT. Il semblerait même que ce soit déficitaire depuis le début. La société était à vendre depuis quelques temps (voir les Ma! Précédents) et HERBY avait failli emporter le morceau. C'est la boîte d'étendoirs à linge dont le patron et son fiston sont régulièrement engagés en rallye. Mais finalement, il semblerait, que le patron de Yayama (Eric De Seynes) soye client. Une façon pour lui de récupérer une partie des billes perdues en tant que mécène-sauveteur du DDT depuis ses débuts? TOUTALEGO Tant qu'on est dans les mauvaises langues, un des aspects passionnants du rallye, paraîtrait qu'un éminent responsable moto a été surnommé par ses détracteurs: Monsieur Tout à l'Ego. Plus fin qu'il n'y paraît. ROMANO ET CURTAT Après les méchancetés, un conte de fée. Romano italien grande gueule avec sa HP2 s'est pris une prune sévère au rallye des volcans, genre retrait permis immédiat et immobilisation du vézicule. Du coup, engagé au DDT, il ne pouvait plus y participer. Patrick Curtat reçoit un jour un appel de sa part pour blablater de tout et de rien. "Ma, alors tu né rrroule pas à cause qué tou n'a pas l'arrrgent dé la 'engagement? Ma, écoutes, je te fais oune cadeau de mon engagement". A une semaine du départ. Le Patrick va faire le tour de sa brèle et désolé, prévient Romano que c'est impossible, il ne pourra jamais être prêt. "Ma, écoutes, je te prêtes mon moto". S'en est suivi un convoyage de la meule de Romano jusqu'à la frontière, ousqu'un autre gars en a pris livraison pour Curtat qui a réussi à se présenter presqu'à l'heure aux vérifs et a fait une belle place de 11° au scratch! CLANDESTIN EN CORSE Maxime Metra a participé au DDT comme débutant en 2007. Pas de sous en 2008, il décide de suivre le rallye avec sa R6. Tout le rallye! Et pour la Corse? Ben il s'est planqué au milieu du troupeau et a réussi à embarquer. Et en 2010? Ben, il a gagné l'Ultimate, mais au DDT parti pour faire une perf, il s'est pris une tôle à Janvais, bien détaillée sur la 1° vidéo de MJ. Pour la mienne de tôle, c'est dans la 2° vidéo de MJ, très drôle (bof). KICE CUILA? Les départs se font dans l'ordre des classements de la veille. On retrouve un peu le même petit groupe des 1° lignes aux différents CH. Sauf en début de rallye ousqu'il y a à chaque fois des nouveaux. Là, il y avait un nouveau dans les 5 ou 6 dont on avait jamais entendu parler. C'était sa 1° course de sa vie, c'était son 1° rallye. Comme il avait bien scoré, avec ses potes, il a un peu trop forcé sur la bière et s'est retrouvé largué (à Magny-Cours je crois). Et comme il ne connaissait rien aux rallyes, il a pointé 20 mn en avance! CA COLLE Dans l'étape marathon, on errait dans tous les sens dans une station de ski en travaux dans le brouillard et on a tous suivi Bouan qui tentait sa chance à travers les travaux. On a vite vu que c'était pas possible et chacun s'est occupé de faire demi-tour et de tracer au plus vite. Etant le plus avancé après Bouan, j'ai dû poser les roues dans les prémices du chantier. Tain, j'en ai chié, le terrain avait la consistance du carambar en plein soleil. Je me suis vu irrémédiablement collé au sol, donc trop heureux de poursuivre les copains une fois sorti du piège. Et là, m'est revenu l'image de Bouan là bas derrière, a côté de sa brèle à tenter désespérément de l'arracher au caramel. Trop loin pour revenir. Effectivement, il dira à l'arrivé avoir perdu 10 minutes dans cette colle. DEBROUILLE Loupage d'assistance dans la montagne, et on a pas pu monter les manchons prévu pour les températures négatives des cols. J'ai bien souffert des doigts (syndrome de Raynaud, une belle merde). Mais j'ai découvert l'endroit le plus chaud pour se les réchauffer à l'arrêt: dans les gaz d'échappement. Incroyable la chaleur que ça dégage. Et bien réparti partout, pas comme lorsque tu plaques les doigts contre un morceau du moteur bouillant alors que le reste de la main est dans la glaciation locale. Bon d'accord, zavaient une drôle d'odeur les doigts, mais ils étaient réchauffés. DEBROUILLE (bis) J'ai inauguré une nouvelle sorte de couverture chauffante pour le départ des spéciales: des couvertures de survie. Très léger dans la sacroche, c'est autorisé par le règlement du moment que tu les trimballes sur la moto et qu'elles sont pas amenées par l'assistance. Bien sur c'est intéressant en cas de panne de soleil (redoutable pour chauffer les peuneus), si on a trop d'avance (ou si le départ de la spéciale est trop retardé), ce qui fait refroidir les gommards, et si les boudins sont chauds en arrivant au CH. DEBROUILLE (ter) Etape marathon dans les zalpes: antibrouillard, longue portée, manchons, veste et sur veste, etc, tout un tas de bazar qui font chier pour être à l'aise en spéciale. Assistance interdite, donc pas moyen de délester dans le camion. Tout poser sous un pont et faire un écart au retour pour récupérer le matos? Trop compliqué. Ah, mais poser ça chez le frangin d'Iza à Nyons et lui demander de me le mettre au courrier. Ah mais, pourquoi que j'irai pas moi-même à la poste? Donc arrêt à une poste avant la spéciale, achat d'un colissimo (13 zorros), démontage du merdier et tassage savant dans le colis, que je me suis expéditionné à moi-même. Dans les 10 Kg de gagnés. DERNIERES MINUTES Découverte perso: la plupart des bons scoreurs de devant avaient fait des recos au tout dernier moment. Ca semble capital pour en garder une bonne mémoire. Donc, pas la peine de faire trop de recos plus d'un mois avant. BRIDAGE Ca déboitait sérieux dans la ligne droite du Ricard. Les seuls que j'ai vu vraiment bridés à 100cv, c'étaient Delaval et Busquet. Z'avaient les boules. Même si ça veut pas dire que tous les autres étaient full. TELEFON Avalanche d'appel téléphonique à l'hosto. Epuisant, mais c'est vrai que ça fait plaisir de voir que tant de monde tient à toi. PEINTURE MOUVANTE Dans le brouillard de la montagne on restait scotché aux espèces de pointillés faisant office de bande centrale pour savoir où était la route. Ce sont des points peindus au sol tout les 5 ou 10 mètres, peut être même 20 mètres chaipu. Curieuse sensation que de ne plus voir ces points tout d'un coup. Surtout avec le ravin à côté. Et là, tu mates d'un côté: pas de point. Tu mates de l'autre côté: ah, il est là-bas le point. Ca le faisait dans chaque épingle. Ca donne une idée de la vision qu'on pouvait avoir de la route. J'avais l'impression d'y être à l'arrêt quand les autres me doublaient. Faut dire que j'avais gardé visière baissée (avec les produits qu'il faut) et que je ne cherchais pas à faire un chrono supposant qu'une fois le jour venu, on pouvait rattraper le retard dans la plaine. Mais, c'est parfois angoissant surtout quand tu calcules que tu as 10 mn de retard. Mais au final, ça économise du jus pour les spéciales suivantes. AYE JE SAIS BURNER A un moment, il me manquait 2 ou 3 bornes au partiel par rapport au Rode-bouc. Quand c'est 2 ou 300 mètres, je fais des tours de ronds points, mais là il y avait trop d'écart. D'où l'idée pas si sotte que grenute de faire des burns dans l'herbe puisque le capteur est sur la roue AR. Ben ça marche, j'ai même réussit à monter à 110 km/h en 3 en burnant. Après, j'étais moins fier, car à trop insister, l'herbe avait laissé place aux caillasses, et le peuneu, il était pas beau. M'enfin, je sais burner… sur l'herbe! TRUC Alleï, un truc pour les rallymens. Il y a toujours des écarts entre le partiel et le rode-bouc, ce qui oblige à faire des calculs sans arrêts en permanence tout en temps en toi-même par dedans. Avé la fatigue, c'est fatiguant à force. Surtout que des fois le partiel est optimiste, et d'autres fois pessimiste. Et on se met à maudire le traceur qui a dû sans doute changer de matériel en cours d'étape. Mais, j'ai trouvé l'explication: il y a une différence parfois très importante entre les parties sinueuses et les secteurs droits: suivant l'angle de la meule le partiel est faux, mais il faut aussi tenir compte des virages coupés (normalement, le kilométrage d'une route est calculé le long de la centrale sans couper les virages) TROP BON Trop bon de se passer de l'ordinateur additionnel avé le compteur à vélo pas éclairé la nouit pour faire les calculs de base chrono, ou vitesse moyenne. D'origine, il a tout ça dans le multibazar qui sert de compteur à la Multistrada. Pile poil sous les yeux, bien éclairé, bien lisible, enfin tout fait exprès quoi. TROP CON Parfois, il en fait un peu trop le compteur. Tiens, alerte orange, c'est le voyant de panne électronique, avec un message qui te dit (en brittish) koikecé qui est en panne. Ca me l'a fait 2 fois. Une fois pour la valve échappement, et l'autre pour … je me rappelle plus. Dans le bouquin d'entretien (quelques cm d'épaisseurs…) il y a la liste de toutes les pannes détectables et pouvant donc s'afficher. Ça va de la bobine aux lumières, clignos, en passant par les capteurs, les boitiers etc.. Impressionnant. En général, ça empêche pas de rouler. Comment je m'en suis sorti de mes 2 pannes? Ben pour la valve j'ai démonté en bord de route pour voir s'il n'y avait pas une caillasse dedans (courant) mais non, à force de couper et remettre le contact, ça se guéri tout seul. Pas mal, mais quand c'est le détecteur qui est en panne, ça doit être joyeux les illuminations au tableau de bord. ESCORTE 50 bornes avant d'arriver à Brides, route barrée pour plus de 30 mn au col de la Madeleine. Les CRS nous attendaient pour prendre les N° concurrents pour éviter les pénalités. Sauf que ça sentait l'impro à plein nez sur la manière de noter tt ça à la volée sur un bout de carton, en ne notant pas tt le monde. Ils semblaient préoccupés par chaipakoi d'autre. J'ai compris. Bien après. Au moment où il semblait y avoir des prémices de fin de travaux, j'ai compris une phrase d'un des bleus qui était théoriquement destinée à tous les pilotes mais que personne n'a vraiment entendu. "bon, vous nous laissez un peu d'avance et vous suivez en convoi". Et frout frout (ah toi aussi, t'as reconnu le bruit des beumeu?), le voilà parti rejoindre son collègue. Dans leur logique de fonctionnement, on ne pouvait que penser qu'ils nous attendaient pour ce foutu convoi. Alors je me faufile dans sa trace, mais putain, ça envoie du gaz, du gros gaz. J'allais pas louper un coup comme ça, juste pour rendre service aux autres en les attendant. Et là, je te jure j'ai rarement vécu un truc pareil: 2 CRS déchaînés, et moi tout seul derrière, à fond, à fond à fond. Grand moment de plaisir quand on croisait de leurs collègues en contrôle sur le bord des routes: salut les aminches avé le bras. Et j'ai total eu l'impression qu'ils prenaient un pied pas possible. Ca c'est du convoi! Bonne année. Sans os cassés. Etienne |
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