"Je suis chômeur occasionnel et en ce moment c'est l'occasion."


Départ de Lambesc à 08H00 avec BigSteve (qui a du être livreur de pizzas en Calif dans une vie antérieure) et Grober. (qui ne semble pas savoir qu’il existe malheureusement des limitations de vitesse en France) Direction Bagnols sur Cèze pour un premier raccordement où l’on rejoint Pascal notre Skipper à tous (qui pourrait poser dans un magazine pour les ménagères de 50 ans et plus, véritable gravure de mode avec ses belles bottes vintage) et Buzzi (à qui la récente paternité n’a pas ôté ni le goût pour la Pelforth, ni pour l’essorage de poignée dès que ça tournicote) à la terrasse d’un bistrot pour un petit café. A peine arrivés, on voit passer un truc jaune informe et à 3 roues et son « pilote » nous fait coucou sans s’arrêter !!! On se regarde tous et on éclate de rire : C’était Lolo (aussi à l’aise au guidon de sa « bouse jaune » qu’à table, fourchette dans une main et verre dans l’autre) qui s’était certainement perdu dans le grand Sud malgré les explication vaseuses qu’il nous servira plus tard. Après, traversée des Gorges de l’Ardèche bien musclée à suivre les 2 Califs de Bigsteve et Buzzi qui s’en donnent à cœur joie. Je garderai longtemps le souvenir de cet extérieur à 10cm des cailloux qu’a tenté et réussi Buzzi sur le Grob qui en secouera encore la tête le lendemain.

Deuxième raccordement à Vallon Pont d’Arc pour accrocher Beetwin (qui pourrit tous ce qui roule avec son Triton Calif dès qu’il aperçoit le moindre virage) et Bjorn (qui n’est toujours pas inscrit mais qui ne déparerait pas sur TZ avec son « mauvais » esprit et sa mauvaise foi, accompagné de sa fidèle Izzy. (à la fête dans le Monaco) Et c’est reparti sur un rythme plus calme pour prendre au passage Ninah (qui se couche tard et n’arrive pas à se lever le matin pour venir en ballade avec sa jolie Breva) et enfin Largentière où nous attendent le Doc (Qui a fourgué une semi complète de pièces diverses avec la pub qu’on lui a faite et qui roule le plus vite possible pour ne pas entendre le raffut de son brêlon) et Noelle. (qui malgré son passé / présent / futur de motarde se demandait parfois ce qu’elle était venue faire dans cette galère).

Arrivée à Jaujac juste à l’heure pour un « petit » apéro (le premier) où l’on retrouve Mash (qui s’il ne brûle pas les pneus de la Calif est toujours d’aussi bonne compagnie au bar et au delà) et Lavie (qui se vexe facilement mais qui sert si bien à table qu’on lui pardonne presque tout), puis le couple d’Inséparables, pardon de Canaris, Lolo et Lydie (qui a bien du courage de monter / rentrer pour se faire secouer en tous sens dans cet engin jaune improbable) et l’on s’attable pour une bonne paëlla car il commençait sérieusement à faire faim.

Après s’être restaurés et avoir échangé des nouvelles des uns et des autres toujours dans la bonne humeur nous assistons aux arrivées échelonnées des nombreux participants ce qui nous permet de nous adonner à notre sport favori : la critique de tout ce qui roule dans la plus parfaite mauvaise foi qui fait notre renommée mondiale. A ce sujet, je ne peux m’empêcher d’évoquer le grand moment de solitude vécu par le Grob à l’arrivée d’un 1200 Sport dont le bruit ne lui convenait pas, je cite :

"Je préfère le bruit d’origine, c’est de la merde ce pot carbone ! 

-C’est le pot d’origine et je ne compte plus les fois ou j’explique que c’est pas du carbone!" rétorque l’intéressé un tantinet vexé.

C’est à ce moment là que nous nous sommes tous écartés lâchement de Grober le laissant en tête à tête avec le mécontent. Je vous rassure, tout c’est bien fini devant une bonne bière. Et comme ça toute l’après-midi, à admirer de très belles, de moins belles et de pas belles bécanes : Y’en avait vraiment pour tous les goûts ou presque. J’ai fait la connaissance de Dom (qui a un pitbull greffé aux bras, pas commodes pour mener son splendide side) et de Nadine (sourire aux lèvres et cidre à la main) et de beaucoup d’autres qui ne m’en voudront pas de ne pas tous les nommer.

Bigsteve, Buzzi et Pascal nous quittent déjà et voilà que le moment tant attendu de l’Apérooooo vient à point nommé nous sauver du coup de blues de leurs départs. Après avoir gentiment attaqué au cidre pour se désaltérer, le Doc et moi passons aux choses sérieuses : Une dame, m’a-t-on dit, avait amené quelques cartons de rouges portant des étiquettes improbables. C’était des essais de vinifications d’un labo et nous devions les goûter : Pour les goûter on les a goûtés. C’est bien simple, je n’ai vu personne d’autre que le Doc et mon verre jusqu’au repas.

Après s’être copieusement imbibés, il nous fallait du solide et on en a eu : Charcuteries ardéchoises, salades améliorées, coquelets avec des patates et haricots verts, fromages et desserts. L’organisation avait fait les choses BIEN.

Profitant de ce moment de « relâche », les calembredaines ont repris de plus belles : crises de rires mémorables et chambrages de bon aloi étaient légions.

La digestion fut quelque peu laborieuse pour certains malgré le pousse au crime que le Grob avait pris la précaution d’emmener : Une blanche à te déchausser les dents qui a tirer des larmes à tous ceux qui ont eu le courage de la goûter.

Après que Mash nous ait régalés de quelques histoires de vestes à carreaux qu’une certaine frange de la population masculine affectionne (j’ai rien dit moi hein !!!), nous sommes finalement allés nous coucher pas trop tard car nous voulions être frais et dispo pour les ballades proposées du lendemain.

Je ne m’étendrais pas sur la nuit des uns et des autres, mais j’ai entendu dire que ça ronflait pas mal, tant du côté des tentes que du dortoir. Perso j’ai rien entendu !!!

Petit déj' vite avalé, nous voilà parés pour partir en ballade mais le temps passe et Ninah n’arrive toujours pas : Nous apprendrons plus tard que si la Breva n’était pas en panne, le réveil en revanche avait fait des siennes !

Quelques kilomètres pour mettre en température les machines et leurs « pilotes » et nous attaquons la montée du col de la Chavade. Un régal d’arsouille bien saignante comme on les aime puis boissons chaudes pour tous le monde car il fait frais à cette altitude pour des sudistes.

Retour à Jaujac pour un repas de midi vite avalé malgré la quantité et la qualité de nourritures proposés à nos appétits décuplés par le grand air, car c’est bien connu, ça creuse.

Et déjà nous devons nous séparer pour chacun regagner ses pénates en nous promettant de vite nous revoir. Pour les Sudistes et les autres d’ailleurs ce sera le 27/09 à l’Open Bar.

Voilà, un super week-end de motos / amitiés / rigolades / beuveries / bonnes bouffes (dans l’ordre que vous voulez) comme il devrait en avoir plus souvent .

Il me reste à tirer un grand coup de chapeau à l’organisation qui a vraiment bien fait les choses : Nous n’avons manqué de rien et surtout pas de bonne humeur.

Merci à tous et à la prochaine.

Colt


Crédit Photos : Ninah, Nono, Lavie, Grober et Mathieu.

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