"On utilise pas la totalité de notre cerveau, si on veut, on peut être encore plus cons."


LA DERNIERE SEANCE.

Cette page vidéo m'a été inspirée par une expérience relatée ci-dessous. Outre les trois premiers films qui inaugurent cette page, s'y ajouteront d'autres au fil du temps et de l'enthousiasme. Bonne séance. Evitez de froissez les papiers de vos caramels, c'est agaçant et ne jetez pas les emballages de vos esquimaux que nos charmantes ouvreuses se feront uen joie de recueillir.


2001.

 - Ce siècle balbutie et au détour des pages d’une gazette motocycliste, les Potes apprennent l’organisation de la Motostra, festival de courts métrages moto.
Belle occasion de faire de la moto caméra au poing et scénario entre les dents.
Soutenu d’emblée par un puissant producteur national,  K.R. O’nemburg (quoi qu’en laisse penser son patronyme exotique) la petite bande enfantera en deux coups de cuiller à pot un film de jeunesse, « ROULE TOUJOURS ».
La minceur du scénario n’a d’égal que le déroulant du générique de fin qui est le véritable morceau de bravoure du film.
Cette première expérience leur permet de se frotter aux techniques d’effets spéciaux avant-gardistes et de maîtriser toute la logistique inhérente à la production cinématographique. (Le film, tourné en VHS, a un peu souffert de la numérisation ce qui explique sa qualité de visionnage parfois moyenne.)
Le voyage de Saint Nazaire où sont projetés l’ensemble des films retenus vaudra surtout par le raid motocycliste et ses enseignements divers ; ainsi la fiabilité mécanique n’est pas toujours là où on l’attend, mais nous n’en dirons pas plus…


2002.

- Le siècle babille gaiement.
 Les Potes décident de remettre le couvert.
 Les ambitions sont revues à la hausse ; ils joueront dans la cour des grands.
 A cette fin, ils font appel au magnat américain  de la production internationale l’incommensurable Jacques Daniel. (quoi qu’en laisse penser son patronyme baguette/camembert)
L’infatigable Bernard L. s’attelle à la rédaction d’un scénario en béton, s’appuyant sur l’un de nos plus grands auteurs littéraire Victor H.
Ils reçoivent le renfort d’un jeune premier catalan et d’une bien belle brune.
L’équipe technique elle aussi s’étoffe considérablement.
Faisant fi des conditions de tournage parfois chaotiques et des pépins techniques, la petite équipe mène à bien la réalisation.
« DEMAIN DES L’AUBE » verra ainsi le jour…
Les réactions de quelques happy few triés sur le volet, conviés à des projections privées font naître l’espoir de la consécration pour l’œuvre de la maturité.
Cette histoire aux accents de tragédie grecque porte en elle les germes du succès.
Las, malgré un trajet sans histoire, hors une énurésie pétrolière, Saint Nazaire ne portera pas bonheur à Les Potes.
L’accueil chaleureux du public n’y fera rien.
La Motostra se voulait la vitrine de la Liberté, de la Passion, de la Solidarité ; elle était aussi celle du politiquement correct…
C’est bien ce qui ressortit des propos de tout le ban et l’arrière ban du jury et des organisateurs qui vinrent leur expliquer que : « C’est très bien, mais vous n’êtes pas dans l’esprit que nous voulons promouvoir. »
Ils s’en retournèrent quelque peu déçus, mais retrouvèrent le moral sur la route ensemble partagée.

2003.

 -Le siècle s’échauffe ; c’est l’année des débordements.
Décidés à prouver que le politiquement correct ne les effrayait aucunement, les Potes se remettent à l’ouvrage.
C’est cette approche qui les amène à collaborer avec deux producteurs débutants, les frères Gil et John Fluhaut.
Ces deux là ont fait leur chemin depuis et produisent aujourd’hui les plus récents spots de la sécurité routière…
Mais, pas moins qu’à Hollywood, le film de commande laisse parfois son auteur sur sa faim.
Le tournage, comme les précédents, fut encore empreint de moments de franche hilarité, instants toujours appréciés du metteur en scène, auteur, réalisateur qui rêvait parfois, à l’instar du grand Howard Hawks, de diriger son équipe un pistolet à la main.
 « MALDONNE » fut mis en boîte sans trop de difficultés.
Il en reste une des plus célèbres répliques du cinéma motocycliste, réplique qui meubla avantageusement les soirées entre Potes.
Le film faisant à nouveau partie de la sélection officielle, c’est une équipe restreinte qui se rend à Paris au début de l’été pour ce troisième festival.
Ce déplacement là vaudra plus par les flâneries sur les quais que par le résultat.
Entre temps, ils s’étaient frottés aux combats du réel et l’expérience cinématographique fut mise en suspens…

 

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